“Si quelqu'un ne considère pas la sainte Marie comme Mère de Dieu, il est étranger à la divinité. Si quelqu'un dit qu'il a traversé la Vierge comme par un canal, et non qu'il a été formé en elle d'une manière à la fois divine et humaine — divine, parce que sans l'intervention d'un homme ; humaine, parce que selon la loi de la gestation —, il est de même un impie. Si quelqu'un dit qu'un homme a d'abord été formé, et que Dieu l'a investi par la suite, il est digne de condamnation. Car cela n'est pas une naissance de Dieu, mais une fuite devant la naissance. Si quelqu'un introduit deux Fils — l'un venant de Dieu le Père et l'autre de sa mère —, et non un seul et même Fils, qu'il soit déchu de l'adoption filiale promise à ceux qui ont la foi juste. Car il y a bien deux natures, Dieu et homme, comme il y a aussi l'âme et le corps ; mais il n'y a pas deux Fils, ni deux Dieux... Les réalités qui composent le Sauveur sont bien une chose et une autre, mais lui-même n'est pas une personne et une autre. À Dieu ne plaise ! Car les deux ne sont qu'un par leur union, Dieu s'étant fait homme, et l'homme ayant été divinisé... Et je dis « une chose et une autre », à l'inverse de ce qui vaut pour la Trinité. Là, en effet, on dit « une personne et une autre », afin de ne pas confondre les hypostases ; mais non « une chose et une autre », car les trois sont un et identiques quant à la divinité.”