Didascalie des apôtres

· IIIe siècle ·Pré-nicéen

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Nous ne permettons donc pas aux femmes d’enseigner dans l’église, mais seulement de prier et d’écouter ceux qui enseignent. 2. En effet, notre maître et Seigneur Jésus-Christ lui-même, lorsqu’il nous a envoyés, nous les Douze, pour enseigner le peuple et les nations, n’a jamais missionné de femmes pour la prédication. Pourtant, il n’en manquait pas : avec nous se trouvaient la mère du Seigneur « et ses sœurs », mais aussi Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, Marthe et Marie les sœurs de Lazare, Salomé et plusieurs autres. S’il avait été nécessaire que les femmes enseignent, il aurait été le premier à leur ordonner de catéchiser le peuple avec nous. Car si « l’homme est la tête de la femme », il n’est pas juste que le reste du corps commande à la tête. 3. Que la femme comprenne donc qu’elle est un autel de Dieu et qu’elle reste chez elle, sans se rendre sous un prétexte ou un autre dans les maisons des fidèles pour y recevoir quelque chose. Car l’autel de Dieu ne se déplace jamais, mais il est fixé en un seul lieu. 4. La vierge et la veuve ne doivent donc pas courir les maisons ni s’agiter dans les demeures d’autrui. Car les femmes agitées, effrontées et de cette sorte ne tiennent pas en place. Elles ne sont pas de vraies veuves, mais de véritables besaces qui ne pensent qu’à une chose : être prêtes à recevoir. Bavardes et prolixes, elles sont médisantes, semeuses de zizanie, sans-gêne et impudiques. Celles qui se comportent ainsi ne seront pas jugées dignes de celui qui les a appelées. 5. Le jour du Seigneur, elles ne se rassemblent pas pour le réconfort commun de l’assemblée et pour veiller dans la prière. Au contraire, ou bien elles somnolent, ou bien elles bavardent de futilités, si bien que d’autres, par leur intermédiaire, sont faits prisonniers par l’Adversaire malin, qui ne leur permet pas de rester sobres dans le Seigneur. Ces personnes entrent donc vides dans l’église et en ressortent encore plus vides, car elles n’écoutent pas la parole de ceux qui enseignent ou qui lisent, et sont incapables de l’accueillir dans les oreilles de leur cœur. 6. On constate donc que de telles personnes ressemblent à celles dont parle Isaïe, quand il dit : Vous écouterez de vos oreilles et vous ne comprendrez pas ; vous regarderez de vos yeux et vous ne verrez pas. Car le cœur de ce peuple s’est épaissi, ils sont devenus durs d’oreille et ils ont fermé les yeux, de peur de voir de leurs yeux et d’entendre de leurs oreilles.

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