Les femmes prêtres

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Les femmes prêtres — question de la possibilité de l'ordination presbytérale féminine — a toujours reçu une réponse négative dans la Tradition de l'Église. Au premier siècle, les femmes pouvaient prier et prophétiser publiquement (1 Co 11, 1-16), mais elles ne recevaient pas l'

10. Au sujet des veuves Une veuve, quand elle est instituée, n’est pas ordonnée, mais choisie en raison de son titre. Si son mari est mort depuis longtemps, on l’institue. Mais s’il est mort depuis peu, on ne se fiera pas à elle. Toutefois, si elle est âgée, qu’on l’éprouve avec le temps. Car souvent, les passions vieillissent avec celui qui leur fait une place en lui. Que la veuve soit instituée par la parole seulement, et qu’elle rejoigne les autres. On ne lui imposera pas la main, car elle ne présente pas l’offrande et n’exerce pas de ministère liturgique. En effet, l’ordination est destinée au clergé en vue du ministère liturgique. La veuve, quant à elle, est instituée pour la prière ; or, celle-ci est commune à tous.

Tradition apostolique, Page 30 (livre) / Page 80 (archive)

En prétendant prononcer l’action de grâce sur des coupes remplies de vin, et en prolongeant démesurément les paroles de l’invocation, il les fait apparaître de couleur pourpre et rouge. De sorte que l’on croirait que la Grâce, celle qui est au-dessus de toutes choses, distille son propre sang dans sa coupe, par l’effet de son invocation, et que les personnes présentes brûlent du désir de goûter à ce breuvage, afin que la Grâce invoquée par ce mage se déverse aussi sur elles. Ensuite, il remet à des femmes des coupes remplies de vin et leur enjoint de prononcer elles-mêmes l’action de grâce, en sa présence. Une fois cela fait, il apporte une autre coupe, beaucoup plus grande que celle sur laquelle la femme qu’il a séduite a prononcé l’action de grâce. Puis, il transvase le contenu de la plus petite coupe, celle consacrée par la femme, dans la sienne, bien plus grande, tout en prononçant ces paroles : « Que la Grâce qui est avant toutes choses, l’inconcevable et l’ineffable, remplisse ton homme intérieur et multiplie en toi sa connaissance, en semant le grain de sénevé dans la bonne terre. » Ayant prononcé ces paroles et d’autres semblables, et ayant exalté cette malheureuse femme jusqu’au délire, il est apparu comme un faiseur de miracles : la grande coupe s’est trouvée remplie par le contenu de la petite, au point même de déborder. C’est en accomplissant ces prodiges et d’autres semblables qu’il a séduit de nombreuses personnes et les a entraînées à sa suite.

Contre les hérésies

Et d'ailleurs, une certaine vipère de l'hérésie caïnite, de passage chez vous tout récemment, a séduit la plupart des gens par sa doctrine des plus venimeuses, en détruisant avant tout le baptême. C'est tout à fait conforme à sa nature : car, en général, les vipères, les aspics et les basilics eux-mêmes recherchent les lieux arides et sans eau. Mais nous, petits poissons, à l'image de notre ΙΧΘΥΣ, Jésus-Christ, nous naissons dans l'eau, et ce n'est qu'en demeurant dans l'eau que nous sommes sauvés. Voilà pourquoi cette créature monstrueuse, qui n'avait même pas le droit d'enseigner légitimement, savait parfaitement comment tuer les petits poissons : en les arrachant à l'eau.

Baptême

En effet, peu leur importent leurs divergences, du moment qu’ils s’unissent pour saper l’unique vérité. Tous sont bouffis d’orgueil, tous promettent la connaissance. Leurs catéchumènes sont parfaits avant même d’être instruits. Leurs femmes hérétiques elles-mêmes, quelle impudence ! Elles qui osent enseigner, débattre, pratiquer des exorcismes, jusqu’à promettre des guérisons.

Prescription contre les hérétiques

Il n’est pas permis à la femme de parler dans l’assemblée, ni d’enseigner, ni de baptiser, ni d’offrir, ni de s’attribuer la moindre charge masculine, et à plus forte raison l’office sacerdotal.

Voile des vierges

Nous ne permettons donc pas aux femmes d’enseigner dans l’église, mais seulement de prier et d’écouter ceux qui enseignent. 2. En effet, notre maître et Seigneur Jésus-Christ lui-même, lorsqu’il nous a envoyés, nous les Douze, pour enseigner le peuple et les nations, n’a jamais missionné de femmes pour la prédication. Pourtant, il n’en manquait pas : avec nous se trouvaient la mère du Seigneur « et ses sœurs », mais aussi Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, Marthe et Marie les sœurs de Lazare, Salomé et plusieurs autres. S’il avait été nécessaire que les femmes enseignent, il aurait été le premier à leur ordonner de catéchiser le peuple avec nous. Car si « l’homme est la tête de la femme », il n’est pas juste que le reste du corps commande à la tête. 3. Que la femme comprenne donc qu’elle est un autel de Dieu et qu’elle reste chez elle, sans se rendre sous un prétexte ou un autre dans les maisons des fidèles pour y recevoir quelque chose. Car l’autel de Dieu ne se déplace jamais, mais il est fixé en un seul lieu. 4. La vierge et la veuve ne doivent donc pas courir les maisons ni s’agiter dans les demeures d’autrui. Car les femmes agitées, effrontées et de cette sorte ne tiennent pas en place. Elles ne sont pas de vraies veuves, mais de véritables besaces qui ne pensent qu’à une chose : être prêtes à recevoir. Bavardes et prolixes, elles sont médisantes, semeuses de zizanie, sans-gêne et impudiques. Celles qui se comportent ainsi ne seront pas jugées dignes de celui qui les a appelées. 5. Le jour du Seigneur, elles ne se rassemblent pas pour le réconfort commun de l’assemblée et pour veiller dans la prière. Au contraire, ou bien elles somnolent, ou bien elles bavardent de futilités, si bien que d’autres, par leur intermédiaire, sont faits prisonniers par l’Adversaire malin, qui ne leur permet pas de rester sobres dans le Seigneur. Ces personnes entrent donc vides dans l’église et en ressortent encore plus vides, car elles n’écoutent pas la parole de ceux qui enseignent ou qui lisent, et sont incapables de l’accueillir dans les oreilles de leur cœur. 6. On constate donc que de telles personnes ressemblent à celles dont parle Isaïe, quand il dit : Vous écouterez de vos oreilles et vous ne comprendrez pas ; vous regarderez de vos yeux et vous ne verrez pas. Car le cœur de ce peuple s’est épaissi, ils sont devenus durs d’oreille et ils ont fermé les yeux, de peur de voir de leurs yeux et d’entendre de leurs oreilles.

Didascalie

Je veux d’ailleurs vous exposer un événement qui s'est produit chez nous et qui est tout à fait pertinent à notre sujet. En effet, il y a environ vingt-deux ans, à l'époque qui suivit l'empereur Alexandre, de nombreuses épreuves et tribulations éclatèrent ici, touchant soit l'ensemble de la population, soit les chrétiens en particulier. Il y eut aussi des tremblements de terre très nombreux et fréquents, si bien qu'en Cappadoce et dans le Pont, beaucoup d'édifices s'effondrèrent ; certaines cités furent même englouties, dévorées par les crevasses d'un sol qui s'entrouvrait. De là naquit également une violente persécution contre le nom chrétien. Survenue soudainement après une longue période de paix, elle fut d'autant plus terrible pour semer le trouble parmi notre peuple qu'il s'agissait d'un fléau inattendu et sans précédent. Serenianus était alors gouverneur de notre province ; c'était un persécuteur implacable et cruel. Or, tandis que les fidèles se trouvaient dans cette tourmente... surgit soudain ici une femme qui, en état d'extase, se présentait comme prophétesse et agissait comme si elle était remplie de l'Esprit Saint. ...elle accomplissait des prodiges et des merveilles, et promettait même de faire trembler la terre. ...Elle parvint à abuser un prêtre, un certain Rusticus, ainsi qu'un diacre... Car un exorciste, homme à la vertu éprouvée, se présenta soudain... Inspiré par la grâce de Dieu, il lui opposa une ferme résistance et démontra que cet esprit, que l'on croyait saint auparavant, était en réalité un esprit des plus malfaisants. Or, cette femme qui, auparavant, avait usé des artifices et des tromperies du démon pour abuser les fidèles de multiples manières, en vint, parmi bien d'autres impostures, à oser fréquemment ceci : elle simulait, par une prière d'invocation d'une efficacité non négligeable, de consacrer le pain et de célébrer l'Eucharistie, offrant le sacrifice au Seigneur sans le rite de la prière consacrée. Elle baptisait également de nombreuses personnes en usurpant les paroles habituelles et légitimes du rituel, si bien que rien ne semblait la distinguer de la règle de l'Église.

Cité dans les Lettres de Cyprien, Epistula 75.10

Traduction française à venir.

Concile de Nicée I

Il ne faut pas instituer dans l'église les femmes dites « anciennes », c'est-à-dire « présidentes ».

Concile de Laodicée

C’est pourquoi, ô évêque, choisis pour diacres des hommes agréables à Dieu — tes collaborateurs pour la vie et des ouvriers de justice — que tu auras éprouvés parmi tout le peuple et jugés dignes et aptes aux exigences du ministère. Choisis aussi une diaconesse, fidèle et sainte, pour le service auprès des femmes. En effet, il arrive que tu ne puisses envoyer un diacre dans certaines maisons, chez des femmes, à cause des païens ; tu enverras alors une diaconesse, afin d’éviter les soupçons malveillants. De fait, nous avons besoin d’une diaconesse pour de nombreuses tâches. Et tout d’abord, lors du baptême des femmes, le diacre oindra seulement leur front avec l’huile sainte ; après quoi, la diaconesse se chargera de l’onction du corps. Car il n’est pas permis que des femmes soient vues par des hommes. L’évêque, quant à lui, oindra seulement la tête lors de l’imposition des mains, de la même manière qu’étaient oints autrefois les prêtres et les rois — non que ceux qui sont aujourd’hui baptisés soient ordonnés prêtres, mais parce que, venant du Christ, ils sont chrétiens, « sacerdoce royal, nation sainte, Église de Dieu, colonne et soutien » de la chambre nuptiale, « eux qui jadis n’étaient pas un peuple, mais sont maintenant les bien-aimés et les élus ». Toi donc, ô évêque, c’est de cette manière que tu oindras avec l’huile sainte la tête des baptisés, hommes ou femmes, en figure du baptême spirituel. Ensuite, toi-même, ô évêque, ou un prêtre sous ton autorité, tu les baptiseras dans l’eau après avoir prononcé sur eux la prière sainte et l’invocation du Père, du Fils et de l’Esprit Saint. L’homme sera accueilli par le diacre, et la femme par la diaconesse, afin qu’ils reçoivent le sceau immortel avec la dignité qui convient et de manière irréprochable. Après cela, l’évêque oindra les baptisés avec le saint chrême.

Constitutions apostoliques

Il en va de même pour les vierges. On n'ordonne pas une vierge, car nous n'avons pas de commandement du Seigneur à ce sujet. En effet, la gloire de ce combat relève d'un choix volontaire ; il ne s'agit pas de condamner le mariage, mais de se consacrer à la piété. Et moi, Lebbée surnommé Thaddée, j'établis les dispositions suivantes au sujet des veuves. On n'ordonne pas une veuve. Cependant, si elle a perdu son mari depuis longtemps, a vécu dans la chasteté et de manière irréprochable, et a parfaitement pris soin de sa maison, à l'exemple de Judith et d'Anne, femmes d'une très grande sainteté, qu'elle soit admise dans l'ordre des veuves. Mais si elle a récemment perdu son conjoint, qu'on ne lui fasse pas confiance ; il faut plutôt que le temps éprouve sa jeunesse. Car les passions vieillissent parfois avec l'être humain, à moins d'être maîtrisées par un frein plus puissant. La diaconesse ne donne pas la bénédiction et n'accomplit rien de ce que font les prêtres ou les diacres ; elle se contente de garder les portes et d'assister les prêtres lors du baptême des femmes, par souci des convenances.

Constitutions apostoliques

Béni sois-tu, Seigneur, roi des siècles, toi qui par le Christ as fait l'univers et par lui, au commencement, as embelli ce qui était informe. Toi qui as séparé les eaux d'avec les eaux par le firmament et leur as insufflé un esprit de vie ; toi qui as affermi la terre et déployé le ciel, et as paré chaque créature d'un ordre parfait. 2. Car c'est par ta pensée, Seigneur, que le monde a été établi dans sa splendeur. Le ciel, assemblé à la manière d'une voûte, a été illuminé par les astres pour être un réconfort dans les ténèbres ; la lumière et le soleil sont apparus pour marquer les jours et produire les fruits, ainsi que la lune, pour le cycle des temps, croissant et décroissant. La nuit reçut son nom et le jour fut appelé. Le firmament s'est manifesté au milieu des abîmes, et tu as dit que les eaux se rassemblent et que la terre ferme apparaisse. 3. Quant à la mer elle-même, qui pourrait la décrire ? Elle qui s'avance furieuse depuis le large, mais qui recule devant le sable, arrêtée par ton ordre ; car tu as dit que c'est là que ses vagues viendraient se briser. Tu l'as rendue praticable aux animaux, petits et grands, ainsi qu'aux navires. 4. Ensuite, la terre a germé, se parant de toutes sortes de fleurs et d'une variété d'arbres multiples. Et tous les astres lumineux, qui les nourrissent, gardent toujours la même course et ne s'écartent en rien de ton commandement ; mais là où tu l'as ordonné, là ils se lèvent et se couchent pour marquer les saisons et les années, et ils accomplissent tour à tour leur service pour les hommes. 5. Puis furent créées les diverses espèces d'animaux : terrestres, aquatiques, volatiles et amphibies. Et la sagesse ingénieuse de ta providence accorde à chacun la subsistance qui lui convient ; car, de même qu'elle ne manqua pas de puissance pour produire les diverses espèces, de même elle n'a pas négligé de prendre soin de chacune d'elles. 6. Enfin, au sommet de la création, en le commandant à ta sagesse, tu as façonné l'animal raisonnable, citoyen du monde, en disant : « Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance. » Tu as fait de lui l'ornement du monde, lui formant un corps à partir des quatre éléments, lui créant une âme à partir du néant ; tu lui as donné les cinq sens et préposé aux sens l'intelligence, cocher de l'âme. 7. Et par-dessus tout cela, Maître et Seigneur, qui décrira dignement le mouvement des nuages porteurs de pluie, l'éclat de l'éclair et le fracas du tonnerre, qui nous procurent une nourriture appropriée et assurent une si juste régulation de l'air ? 8. Mais l'homme, devenu désobéissant, tu l'as privé de la vie qui lui était promise en récompense. Toutefois, tu ne l'as pas anéanti entièrement, mais, après l'avoir endormi par la mort pour un peu de temps, tu l'as appelé par un serment à une nouvelle naissance. Tu as anéanti le décret de la mort, toi qui ramènes les morts à la vie par Jésus-Christ, notre espérance.

Constitutions apostoliques, 3:24, 3:25, 3:28

Mais lorsqu'il s'agit de gouverner une église et de se voir confier le soin d'un si grand nombre d'âmes, que toute la nature féminine recule devant l'ampleur de cette charge, et la plupart des hommes également. Que l'on mette alors en avant ceux qui surpassent de loin tous les autres, et qui s'élèvent par la vertu de leur âme aussi haut au-dessus du reste des hommes que Saül dominait de sa taille tout le peuple hébreu — ou plutôt, bien plus encore.

Sacerdoce, 2:2