“Car si personne ne peut entrer dans le royaume des Cieux sans renaître de l'eau et de l'Esprit, et si celui qui ne mange pas la chair du Seigneur et ne boit pas son sang est privé de la vie éternelle, et que tout cela ne s'accomplit par nul autre, mais seulement par ces mains saintes — je parle de celles du prêtre —, comment pourrait-on, sans elles, échapper au feu de la géhenne ou obtenir les couronnes qui nous sont promises ? Ce sont eux, en effet, à qui ont été confiées les douleurs de l'enfantement spirituel et la naissance qui s'opère par le baptême. C'est par eux que nous revêtons le Christ, que nous sommes ensevelis avec le Fils de Dieu et que nous devenons membres de cette tête bienheureuse.”
— 3:5-6
“Car lorsque tu vois le Seigneur immolé et étendu là, le prêtre penché sur la victime et en prière, et tous les fidèles empourprés de ce sang précieux, crois-tu encore être parmi les hommes et te tenir sur la terre ? N’es-tu pas plutôt, à l’instant même, transporté dans les cieux ?”
— 3:4
“Car ceux qui habitent la terre et y mènent leur existence se sont vu confier l’administration des choses du ciel, et ils ont reçu un pouvoir que Dieu n’a donné ni aux anges ni aux archanges. Car ce n’est pas à eux qu’il a été dit : « Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. » Certes, les puissants de ce monde possèdent aussi le pouvoir de lier, mais uniquement les corps. Ce lien, en revanche, atteint l’âme elle-même et traverse les cieux ; et ce que les prêtres accomplissent ici-bas, Dieu le ratifie là-haut, et le Maître confirme la sentence de ses serviteurs. Car en vérité, ne leur a-t-il pas donné toute l'autorité céleste ? « Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, dit-il, et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez. » Quelle autorité pourrait être plus grande que celle-ci ? « Le Père a remis tout jugement au Fils. » Or, je vois que le Fils leur a confié entièrement ce jugement. C’est comme si, déjà transportés dans les cieux, ayant dépassé la nature humaine et s’étant affranchis de nos passions, ils avaient été ainsi élevés à une si haute charge.”
— 3:5
“Mais lorsqu'il s'agit de gouverner une église et de se voir confier le soin d'un si grand nombre d'âmes, que toute la nature féminine recule devant l'ampleur de cette charge, et la plupart des hommes également. Que l'on mette alors en avant ceux qui surpassent de loin tous les autres, et qui s'élèvent par la vertu de leur âme aussi haut au-dessus du reste des hommes que Saül dominait de sa taille tout le peuple hébreu — ou plutôt, bien plus encore.”
— 2:2