“Le Seigneur soit avec vous. Et avec votre esprit. Élevons notre cœur. Nous le tournons vers le Seigneur. Rendons grâce au Seigneur notre Dieu. Cela est juste et bon. Nous te rendons grâce, ô Dieu, par ton Fils bien-aimé Jésus Christ, que tu nous as envoyé en ces derniers temps comme sauveur, rédempteur et messager de ton dessein. Il est ton Verbe inséparable, par qui tu as tout créé et en qui tu as mis ta complaisance. Tu l’as envoyé du ciel dans le sein de la Vierge ; il a pris chair dans son sein et s’est manifesté comme ton Fils, né de l’Esprit Saint et de la Vierge. Pour accomplir ta volonté et t’acquérir un peuple saint, il a étendu les mains durant sa passion, afin de délivrer de la souffrance ceux qui ont mis leur foi en toi. Au moment d’être livré à sa passion volontaire, pour anéantir la mort, briser les chaînes du diable, fouler aux pieds l’enfer, illuminer les justes, fixer le terme et manifester la résurrection, il prit le pain, te rendit grâce et dit : « Prenez et mangez, ceci est mon corps, qui est rompu pour vous. » De même, il prit la coupe en disant : « Ceci est mon sang, qui est versé pour vous. Chaque fois que vous ferez cela, vous le ferez en mémoire de moi. » Faisant donc mémoire de sa mort et de sa résurrection, nous t’offrons ce pain et cette coupe. Nous te rendons grâce de nous avoir estimés dignes de nous tenir devant toi et de te servir. Et nous te demandons d’envoyer ton Esprit Saint sur l’offrande de la sainte église. Rassemble en un seul corps tous ceux qui y communieront, et donne-leur d’être remplis de l’Esprit Saint pour l’affermissement de leur foi dans la vérité, afin que nous te louions et te glorifiions par ton Fils Jésus Christ. Par lui, à toi soient gloire et honneur, Père et Fils avec l’Esprit Saint, dans ta sainte église, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.”
“Au chant du coq, on priera d’abord sur l’eau. Que ce soit de l’eau vive, dans une source ou s’écoulant d’en haut. On procédera ainsi, sauf en cas de nécessité. S’il y a une nécessité durable et pressante, on utilisera l’eau que l’on trouvera. Ils se dévêtiront, et l’on baptisera d’abord les petits enfants. Tous ceux qui peuvent parler parleront pour eux-mêmes. Pour ceux qui ne le peuvent pas, leurs parents ou un membre de leur famille parleront à leur place. Ensuite, on baptisera les hommes, et enfin les femmes, après qu’elles auront dénoué toute leur chevelure et déposé les bijoux d’or et d’argent qu’elles portent sur elles. Que personne n’emporte avec soi un objet étranger sous l’eau. Au moment fixé pour le baptême, l’évêque rendra grâce sur l’huile qu’il place dans un récipient ; on l’appelle l’huile d’action de grâce. Il prendra aussi une autre huile qu’il exorcise ; on l’appelle l’huile d’exorcisme. Un diacre apportera l’huile d’exorcisme et se tiendra à la gauche du prêtre ; un autre diacre prendra l’huile d’action de grâce et se tiendra à sa droite. Lorsque le prêtre prendra en charge chacun de ceux qui vont être baptisés, il lui ordonnera de renoncer en disant : « Je renonce à toi, Satan, à tout ton service et à toutes tes œuvres. » Quand chacun aura prononcé sa renonciation, il l'oindra avec l’huile d’exorcisme en lui disant : « Que tout esprit mauvais s’éloigne de toi. » Et ainsi, il le remettra nu à l’évêque ou au prêtre qui se tient près de l’eau pour baptiser. Un diacre descendra avec lui dans l’eau. Lorsque celui qui est baptisé descend dans l’eau, celui qui baptise lui imposera la main en disant : « Crois-tu en Dieu le Père tout-puissant ? » Et celui qui est baptisé répondra : « Je crois. » Alors, tenant la main posée sur sa tête, il le baptisera une première fois. Puis il dira : « Crois-tu au Christ Jésus, Fils de Dieu, qui est né du Saint-Esprit et de la Vierge Marie, a été crucifié sous Ponce Pilate, est mort et a été enseveli, est ressuscité le troisième jour, vivant, d'entre les morts, est monté aux cieux, siège à la droite du Père et viendra juger les vivants et les morts ? » Lorsqu’il aura répondu : « Je crois », il sera baptisé une deuxième fois. Et il dira encore : « Crois-tu en l’Esprit Saint, à la sainte Église et à la résurrection de la chair ? » Celui qui est baptisé dira alors : « Je crois. » Et il sera ainsi baptisé une troisième fois. Ensuite, quand il sera remonté de l’eau, il sera oint par le prêtre avec l’huile sanctifiée, qui dira : « Je t’ois de l’huile sainte au nom de Jésus-Christ. » Puis chacun, après s’être séché, revêtira ses vêtements et entrera ensuite dans l’église. L’évêque leur imposera alors la main en invoquant Dieu ainsi : « Seigneur Dieu, toi qui les as rendus dignes de mériter le pardon des péchés par le bain de la nouvelle naissance de l'Esprit Saint, envoie sur eux ta grâce pour qu’ils te servent selon ta volonté. Car à toi est la gloire, au Père et au Fils avec le Saint-Esprit, dans la sainte Église, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen. » Puis, versant de sa main l’huile sanctifiée et la posant sur la tête du baptisé, il dira : « Je t’ois de l’huile sainte au nom de Dieu le Père tout-puissant, du Christ Jésus et de l'Esprit Saint. » Et le marquant d’un signe sur le front, il lui donnera le baiser de paix en disant : « Le Seigneur soit avec vous. » Et celui qui a été marqué du signe répondra : « Et avec votre esprit. » Il fera ainsi pour chacun. Après cela, ils prieront avec tout le peuple ; ils ne prient pas avec les fidèles avant d'avoir accompli tout cela. Après avoir prié, ils échangeront le baiser de paix. Les diacres présenteront alors l’offrande à l’évêque. Celui-ci rendra grâce pour le pain, en tant qu’antitype – c’est-à-dire image – du corps du Christ ; pour la coupe de vin mélangé, en tant qu’antitype – c’est-à-dire similitude – du sang qui fut versé pour tous ceux qui ont cru en lui ; pour le lait et le miel mélangés, en accomplissement de la promesse faite à nos pères d’une terre où coulent le lait et le miel. C’est cette terre que le Christ a donnée, sa propre chair, par laquelle sont nourris comme de petits enfants ceux qui croient, transformant par la douceur de sa Parole l'amertume du cœur. L’eau offerte est un signe du bain baptismal, afin que l’homme intérieur, c’est-à-dire l’âme, reçoive les mêmes bienfaits que le corps. L’évêque expliquera le sens de tous ces éléments à ceux qui communient. En rompant le pain, il en tendra un morceau à chacun en disant : « Le pain céleste en Jésus-Christ. » Celui qui reçoit répondra : « Amen. » Si les prêtres ne sont pas assez nombreux, les diacres tiendront les coupes et se tiendront là avec dignité et mesure : le premier tenant l’eau, le second le lait, et le troisième le vin. Ceux qui communient goûteront à chacune des trois coupes. Celui qui donne dira : « En Dieu le Père tout-puissant. » Et celui qui reçoit répondra : « Amen. » Puis : « Dans le Seigneur Jésus-Christ. » Et : « Dans l’Esprit Saint et la sainte Église. » Et il répondra : « Amen. » Il en sera ainsi pour chacun. Après cela, que chacun s’empresse de faire le bien, de plaire à Dieu et de vivre droitement, en se consacrant à l’église, en mettant en pratique ce qu’il a appris et en progressant dans la piété. Nous vous avons transmis brièvement ces instructions sur le saint baptême et la sainte offrande, car vous avez déjà été instruits sur la résurrection de la chair et sur le reste, comme il est écrit. S’il est opportun de mentionner autre chose, l’évêque le dira en privé à ceux qui ont reçu le baptême. Mais que les non-croyants n’en aient pas connaissance avant d’avoir reçu le baptême. C’est là le caillou blanc dont Jean a dit : « Il porte un nom nouveau, que nul ne connaît, sinon celui qui le reçoit. »”
— Page 44 (livre) / Page 94 (archive)
“Nous te rendons grâce, ô Dieu, par ton Fils bien-aimé Jésus Christ, que tu nous as envoyé en ces derniers temps comme sauveur, rédempteur et messager de ton dessein. Il est ton Verbe inséparable, par qui tu as tout créé et en qui tu as mis ta complaisance. Tu l’as envoyé du ciel dans le sein d’une vierge ; il s’y est incarné et s’est manifesté comme ton Fils, né de l’Esprit Saint et de la Vierge. C’est lui qui, pour accomplir ta volonté et t’acquérir un peuple saint, a étendu les mains à l'heure de sa passion, afin de délivrer de la souffrance ceux qui ont mis leur foi en toi. Et lorsqu’il se livra volontairement à la passion pour détruire la mort, rompre les chaînes du diable, fouler aux pieds le séjour des morts, illuminer les justes, fixer la règle et manifester la résurrection, il prit le pain et, te rendant grâce, il dit : « Prenez, mangez : ceci est mon corps, qui est rompu pour vous. » De même, il prit la coupe, en disant : « Ceci est mon sang, qui est versé pour vous. »”
“Des confesseurs Si un confesseur a été mis aux fers pour le nom du Seigneur, on ne lui imposera pas les mains pour le diaconat ou le presbytérat. Il possède en effet la dignité du presbytérat par sa confession de foi. Cependant, s’il est institué évêque, il recevra l’imposition des mains. Si, en revanche, il s’agit d’un confesseur qui n’a pas été traduit devant les autorités, ni puni par les fers, ni enfermé en prison, ni condamné à une autre peine, mais qui a seulement fait l’objet de mépris dans un cadre privé pour le nom de notre Seigneur et a subi un châtiment domestique, celui-ci, s’il a confessé sa foi, recevra l’imposition des mains pour toute charge dont il sera jugé digne. L’évêque, quant à lui, rendra grâce selon ce que nous avons dit précédemment. Il n’est nullement nécessaire qu’il reprenne mot pour mot ce que nous avons dit plus haut, comme s’il s’efforçait de réciter par cœur en rendant grâce à Dieu ; mais que chacun prie selon sa capacité. Si quelqu’un a la capacité de prier avec assez d’ampleur et de solennité, c’est une bonne chose. Mais si un autre, en priant, prononce une prière plus modeste, ne l’en empêchez pas. Pourvu seulement que sa prière soit saine du point de vue de l’orthodoxie.”
— Page 28 (livre) / Page 78 (archive)
“Que soit ordonné évêque celui qui, choisi par tout le peuple, est irréprochable. Lorsqu'il aura été désigné et approuvé par tous, le peuple se rassemblera le dimanche avec les prêtres, les diacres et les évêques présents. Avec l'assentiment de tous, les évêques lui imposeront les mains ; les prêtres se tiendront là, en silence. Que tous gardent le silence, priant dans leur cœur pour que l'Esprit Saint descende sur lui. Alors, à la demande de tous, l'un des évêques présents posera la main sur celui qui est ordonné évêque et priera en ces termes : Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, Père des miséricordes et Dieu de toute consolation, toi qui demeures dans les hauteurs et veilles sur ce qui est humble, toi qui connais toutes choses avant leur naissance, c'est toi qui as établi les ordonnances dans l'Église par la parole de ta grâce, toi qui as prédestiné depuis l'origine la lignée juste issue d'Abraham, en instituant des chefs et des prêtres,”
— Page 4 (livre) / Page 54 (archive)
“Des diacres Quand un diacre est ordonné, il sera choisi conformément à ce qui a été dit précédemment. C’est l’évêque seul qui lui imposera les mains, comme nous l’avons prescrit. Lors de l’ordination d’un diacre, seul l’évêque impose les mains, pour la raison suivante : il n’est pas ordonné pour le sacerdoce, mais pour le service de l’évêque, afin d’accomplir ce que celui-ci lui commande. En effet, le diacre ne participe pas au conseil du clergé ; il est chargé de prendre soin des malades et d’en informer l’évêque. Il ne reçoit pas l’Esprit commun du presbytérat, que les prêtres ont en partage, mais ce qui lui est confié sous l’autorité de l’évêque. C’est pourquoi seul l’évêque ordonne le diacre. Sur le prêtre, en revanche, les autres prêtres imposent aussi les mains, en raison de l’Esprit commun et semblable du clergé. Car le prêtre a seulement le pouvoir de recevoir cet Esprit, mais il n’a pas le pouvoir de le donner. Voilà pourquoi il n’ordonne pas de clerc. Lors de l’ordination d’un prêtre, il ne fait qu’apposer son sceau.”
— Page 22 (livre) / Page 72 (archive)
“10. Au sujet des veuves Une veuve, quand elle est instituée, n’est pas ordonnée, mais choisie en raison de son titre. Si son mari est mort depuis longtemps, on l’institue. Mais s’il est mort depuis peu, on ne se fiera pas à elle. Toutefois, si elle est âgée, qu’on l’éprouve avec le temps. Car souvent, les passions vieillissent avec celui qui leur fait une place en lui. Que la veuve soit instituée par la parole seulement, et qu’elle rejoigne les autres. On ne lui imposera pas la main, car elle ne présente pas l’offrande et n’exerce pas de ministère liturgique. En effet, l’ordination est destinée au clergé en vue du ministère liturgique. La veuve, quant à elle, est instituée pour la prière ; or, celle-ci est commune à tous.”
— Page 30 (livre) / Page 80 (archive)