La confirmation

17 citations

La confirmation — sacrement par lequel le baptisé reçoit la plénitude du don de l'Esprit Saint — est attestée dans le Nouveau Testament : « Ils leur imposèrent les mains, et ils reçurent l'Esprit Saint » (Ac 8, 14-17 ; cf. Ac 19, 6 ; He 6, 2). L'épître aux Hébreux place explici

Nous te rendons grâce, ô Dieu, par ton Fils bien-aimé Jésus Christ, que tu nous as envoyé en ces derniers temps comme sauveur, rédempteur et messager de ton dessein. Il est ton Verbe inséparable, par qui tu as tout créé et en qui tu as mis ta complaisance. Tu l’as envoyé du ciel dans le sein d’une vierge ; il s’y est incarné et s’est manifesté comme ton Fils, né de l’Esprit Saint et de la Vierge. C’est lui qui, pour accomplir ta volonté et t’acquérir un peuple saint, a étendu les mains à l'heure de sa passion, afin de délivrer de la souffrance ceux qui ont mis leur foi en toi. Et lorsqu’il se livra volontairement à la passion pour détruire la mort, rompre les chaînes du diable, fouler aux pieds le séjour des morts, illuminer les justes, fixer la règle et manifester la résurrection, il prit le pain et, te rendant grâce, il dit : « Prenez, mangez : ceci est mon corps, qui est rompu pour vous. » De même, il prit la coupe, en disant : « Ceci est mon sang, qui est versé pour vous. »

Tradition apostolique

Et toi, ne veux-tu pas être oint de l'huile de Dieu ? C'est bien pour cette raison que nous sommes appelés Chrétiens, parce que nous sommes oints de l'huile de Dieu.

À Autolycus

Ensuite, en sortant du bain, nous recevons une onction bénie, conformément à l’ancienne discipline selon laquelle on oignait d’huile au moyen d’une corne pour conférer le sacerdoce, depuis qu’Aaron fut oint par Moïse. C’est de là que le Christ tire son nom : du chrisme, qui est l’onction et qui a donné son nom au Seigneur. Cette onction est devenue spirituelle, parce qu’il a été oint de l’Esprit par Dieu le Père, comme il est dit dans les Actes : Car en vérité, ils se sont rassemblés dans cette ville contre ton saint Fils, que tu as oint. Ainsi pour nous, l’onction se répand sur la chair, mais elle porte un fruit spirituel ; de même, l’acte du baptême est charnel, puisque nous sommes plongés dans l'eau, tandis que son effet est spirituel, puisque nous sommes libérés de nos fautes.

Baptême

... il suffirait de cet argument : aucune âme ne peut absolument obtenir le salut si elle n’a pas cru tandis qu’elle est dans la chair. À ce point la chair est le pivot du salut. ... De fait, la chair est lavée, pour que l’âme soit purifiée ; la chair est ointe, pour que l’âme soit consacrée ; la chair est marquée du signe, pour que l’âme aussi soit fortifiée ; la chair est couverte de l’ombre par l’imposition de la main, pour que l’âme aussi soit illuminée par l’Esprit ; la chair se nourrit du corps et du sang du Christ, pour que l’âme aussi se rassasie de Dieu. Ne peuvent donc être séparées dans la récompense, celles que l’œuvre unit.

Résurrection de la chair

Je constate que la question a été débattue entre frères sur la conduite à tenir à l'égard de ceux qui, bien qu'ayant été baptisés dans l'hérésie, l'ont ensuite quittée et reviennent en suppliants à l'Église de Dieu, accomplissant leur pénitence de tout leur cœur et, comprenant enfin que leur erreur est condamnable, implorant d'elle le secours du salut. La question est de savoir si, conformément à la plus ancienne coutume et à la tradition ecclésiastique, il suffirait, après ce baptême qu'ils ont bel et bien reçu au-dehors, que l'évêque leur impose seulement la main pour qu'ils reçoivent l'Esprit Saint, et si cette imposition de la main leur conférerait un signe de foi renouvelé et accompli.

Traité sur le rebaptême

En effet, lorsque, par l'imposition des mains de l'évêque, l'Esprit Saint est donné à chaque croyant, c'est à la manière des Apôtres qui, pour les Samaritains, après le baptême de Philippe, leur imposèrent la main et leur conférèrent ainsi l'Esprit Saint...

Traité sur le rebaptême

La question même posée lors du baptême témoigne de la vérité. En effet, lorsque nous demandons : « Crois-tu à la vie éternelle et à la rémission des péchés par la sainte Église ? », nous signifions par là que la rémission des péchés n'est accordée que dans l'Église et que, chez les hérétiques, là où l'Église n'est pas, les péchés ne peuvent être remis. Par conséquent, ceux qui affirment que les hérétiques peuvent baptiser doivent ou bien changer la question, ou bien en maintenir la vérité, à moins qu'ils n'accordent aussi le nom d'Église à ceux dont ils prétendent qu'ils possèdent le baptême. Il est également nécessaire que celui qui a été baptisé reçoive l'onction, afin qu'en recevant le chrême, c'est-à-dire l'onction, il puisse être l'oint de Dieu et posséder en lui la grâce du Christ. Or, c'est l'Eucharistie qui permet de sanctifier sur l'autel l'huile dont sont oints les baptisés. Mais celui qui n'a ni autel ni Église n'a pas pu sanctifier cette créature qu'est l'huile. Voilà pourquoi il ne peut y avoir d'onction spirituelle chez les hérétiques, puisqu'il est établi que l'huile ne peut absolument pas y être sanctifiée, ni l'Eucharistie célébrée. Nous devons savoir et nous rappeler qu'il est écrit : « Que l’huile du pécheur ne parfume pas ma tête ». L'Esprit Saint nous en a prévenus d'avance dans les psaumes, afin que personne, s'écartant et s'égarant du chemin de la vérité, ne reçoive l'onction chez les hérétiques et les adversaires du Christ. D'ailleurs, quelle prière un prêtre sacrilège et pécheur peut-il faire pour celui qui est baptisé, puisqu'il est écrit : « Dieu n'exauce pas les pécheurs, mais si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, celui-là, il l'exauce » ? Qui, en effet, peut donner ce qu'il n'a pas lui-même ? Ou comment peut-il accomplir des actes spirituels, celui qui a lui-même perdu l'Esprit Saint ? C'est pourquoi celui qui vient à l'Église sans y être initié doit être baptisé et renouvelé, afin d'être sanctifié intérieurement par ceux qui sont saints, car il est écrit : « Soyez saints, car moi, je suis saint », dit le Seigneur. Ainsi, celui qui, séduit par l'erreur, a été souillé au-dehors, doit se dépouiller, par un baptême véritable et ecclésial, de cette mésaventure même : avoir rencontré, par une trompeuse erreur, un sacrilège alors qu'il venait à Dieu en quête d'un prêtre.

Lettres

Quant à l’argument que certains tirent du cas de ceux qui furent baptisés en Samarie — à savoir qu’à l’arrivée des apôtres Pierre et Jean, on leur a seulement imposé les mains pour qu’ils reçoivent l’Esprit Saint, sans toutefois les rebaptiser —, nous voyons bien, frère très cher, que cet exemple ne s’applique en rien à la présente affaire. En effet, ceux qui avaient cru en Samarie l'avaient fait d'une foi véritable, et c’est à l’intérieur de l’Église — qui est une, et à qui seule il a été donné de conférer la grâce du baptême et de remettre les péchés — qu’ils avaient été baptisés par le diacre Philippe, que ces mêmes apôtres avaient envoyé. Par conséquent, puisqu’ils avaient reçu un baptême légitime et ecclésial, il ne fallait pas les baptiser une seconde fois. Pierre et Jean ont seulement accompli ce qui manquait : par la prière dite pour eux et par l’imposition de la main, l’Esprit Saint a été invoqué et répandu sur eux. C’est d’ailleurs ce qui se pratique encore aujourd’hui chez nous : ceux qui sont baptisés dans l’Église sont présentés à ses responsables afin que, par notre prière et notre imposition des mains, ils reçoivent l’Esprit Saint et soient rendus parfaits par le sceau du Seigneur.

Lettres

Ou bien, s'ils attribuent l'efficacité du baptême à la majesté du nom — au point de considérer comme renouvelés et sanctifiés ceux qui sont baptisés au nom de Jésus-Christ, n'importe où et n'importe comment —, pourquoi, en ce même nom du Christ, n'impose-t-on pas la main au baptisé pour qu'il reçoive l'Esprit Saint ? Pourquoi la majesté de ce même nom n'a-t-elle pas, dans l'imposition des mains, la force qu'ils prétendent lui reconnaître dans la sanctification du baptême ? En effet, si une personne née en dehors de l'Église peut devenir temple de Dieu, pourquoi l'Esprit Saint ne pourrait-il pas aussi être répandu sur ce temple ? Car celui qui, purifié de ses péchés par le baptême, a été sanctifié et spirituellement transformé en homme nouveau, est par là même devenu apte à recevoir l'Esprit Saint, puisque l'Apôtre dit : Vous tous qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ. Celui qui, baptisé chez les hérétiques, peut revêtir le Christ, peut à plus forte raison recevoir l'Esprit Saint que le Christ a envoyé. Autrement, l'envoyé sera plus grand que celui qui envoie, si une personne baptisée au-dehors pouvait bien revêtir le Christ, mais sans pouvoir recevoir l'Esprit Saint. Comme s'il était possible soit de revêtir le Christ sans l'Esprit, soit de séparer l'Esprit du Christ ! Et quelle absurdité encore que de prétendre que l'on peut naître spirituellement chez les hérétiques, là où ils nient la présence de l'Esprit, alors que la seconde naissance, par laquelle nous naissons dans le Christ par le bain de la régénération, est spirituelle. En effet, l'eau seule ne peut ni purifier les péchés ni sanctifier l'homme si elle n'a pas aussi l'Esprit Saint. C'est pourquoi, ou bien ils doivent admettre que l'Esprit Saint est présent là où ils affirment qu'il y a baptême, ou bien il n'y a pas non plus de baptême là où l'Esprit Saint n'est pas, car il ne peut y avoir de baptême sans l'Esprit Saint.

Lettres

D'ailleurs, ce n'est pas par l'imposition des mains que l'on naît au moment de recevoir l'Esprit Saint, mais dans le baptême de l'Église, afin de recevoir l'Esprit Saint une fois né, comme il en fut pour le premier homme, Adam. En effet, Dieu l'a d'abord façonné, et c'est alors qu'il a insufflé sur son visage un souffle de vie. Car l'Esprit ne peut être reçu s'il n'existe pas d'abord quelqu'un pour le recevoir. Dès lors, puisque la naissance des chrétiens a lieu dans le baptême, et que l'engendrement et la sanctification propres au baptême se trouvent uniquement auprès de la seule épouse du Christ, elle qui peut spirituellement enfanter et engendrer des fils pour Dieu, où donc, de qui et pour qui est né celui qui n'est pas un fils de l'Église ? Comment pourrait-il avoir Dieu pour Père, s'il n'a pas d'abord l'Église pour Mère ? Mais puisque absolument aucune hérésie, ni même aucun schisme, ne peut détenir hors de l'Église la sanctification du baptême qui donne le salut, pourquoi l'obstination inflexible de notre frère Étienne a-t-elle éclaté au point de prétendre que, même du baptême de Marcion, de Valentin, d'Apelle et des autres qui blasphèment Dieu le Père, naissent des fils pour Dieu, et d'affirmer que la rémission des péchés est accordée au nom de Jésus-Christ là même où l'on blasphème contre le Père et contre le Seigneur Dieu, le Christ ?

Lettres

Prière sur le chrême avec lequel sont oints les baptisés. Dieu des puissances, secours de toute âme qui se tourne vers toi et se place sous la main puissante de ton Fils unique, nous t’invoquons pour que, par la puissance divine et invisible de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ, tu déploies dans ce chrême une force agissante, divine et céleste. Ainsi, ceux qui ont été baptisés et qui sont oints de ce chrême, recevant l’empreinte du signe de la croix salvatrice du Fils unique, et étant régénérés et renouvelés par le bain de la renaissance, pourront participer au don de l’Esprit Saint. Affermis par ce sceau, qu’ils demeurent solides et inébranlables, sans dommage et inviolables, à l’abri de toute influence et de tout complot, menant leur vie dans la foi et la pleine connaissance de la vérité jusqu’à la fin, dans l’attente des espérances célestes de la vie et des promesses éternelles de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. Par lui, à toi la gloire et la puissance dans l’Esprit Saint, maintenant et pour tous les siècles des siècles. Amen.

Sacramentaire de Sérapion

Ceux qui sont illuminés doivent, après le baptême, être oints du chrême céleste et avoir part au royaume du Christ.

Concile de Laodicée

Par ton enseignement, ô évêque, exhorte donc le peuple à fréquenter l’église assidûment chaque jour dès l’aube et à ne jamais s’en absenter. Qu’ils se rassemblent continuellement, sans amputer l’église en se soustrayant à elle et priver ainsi le corps du Christ d’un de ses membres. Car cela n’a pas été dit seulement au sujet des prêtres, mais que chaque laïc se l’applique à lui-même, puisqu’il a été dit par le Seigneur : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. » Puisque vous êtes membres du Christ, ne vous dispersez donc pas en refusant de vous assembler. Vous avez le Christ pour tête, qui, selon sa promesse, est présent et en communion avec vous. Ne vous négligez pas vous-mêmes ; ne privez pas le Sauveur de ses propres membres ; ne déchirez pas son corps ; ne dispersez pas ses membres ; et ne faites pas passer les nécessités de la vie matérielle avant la parole de Dieu. Au contraire, rassemblez-vous chaque jour, matin et soir, pour le chant et la prière ; le matin, récitez le psaume 62, et le soir, le psaume 140. Mais le vendredi, et avec plus de zèle encore le dimanche, jour de la résurrection du Seigneur, réunissez-vous pour élever votre louange vers le Dieu qui a tout créé par Jésus, qui nous l’a envoyé comme Sauveur, qui a consenti à sa passion et qui l’a ressuscité. Quelle excuse, en effet, pourra présenter à Dieu celui qui ne se réunit pas en ce jour pour entendre la parole de salut concernant la résurrection ? Et nous célébrons pendant trois jours la mémoire de celui qui a souffert et est ressuscité en l’espace de trois jours ; durant ce temps sont accomplies les lectures des Prophètes, la prédication de l’Évangile, l’offrande du sacrifice et la distribution de la nourriture sainte.

Constitutions apostoliques

Cet enseignement du bienheureux Paul suffit à lui seul pour vous donner une pleine certitude au sujet des divins mystères. En ayant été jugés dignes d’y participer, vous êtes devenus d’un même corps et d’un même sang que le Christ. Car lui-même vient de le proclamer : « La nuit où il était livré, notre Seigneur Jésus Christ prit du pain, et après avoir rendu grâce, il le rompit et le donna à ses disciples en disant : “Prenez, mangez, ceci est mon corps.” Puis, prenant la coupe et ayant rendu grâce, il dit : “Prenez, buvez, ceci est mon sang.” » Dès lors, puisque c’est lui-même qui a affirmé au sujet du pain : « Ceci est mon corps », qui osera encore en douter ? Et puisque c’est lui-même qui a assuré avec force en disant : « Ceci est mon sang », qui pourrait un jour hésiter et prétendre que ce n’est pas son sang ? C’est pourquoi, communions avec une pleine certitude, comme au corps et au sang du Christ. Car sous la figure du pain, c’est le corps qui t’est donné, et sous la figure du vin, c’est le sang qui t’est donné, afin qu’en recevant le corps et le sang du Christ, tu deviennes d’un même corps et d’un même sang que lui. C’est ainsi que nous devenons des « porteurs du Christ », son corps et son sang se diffusant dans nos membres. C’est ainsi que, selon le bienheureux Pierre, nous devenons « participants de la nature divine ». Un jour, s'entretenant avec les Juifs, le Christ disait : « Si vous ne mangez pas ma chair et si vous ne buvez pas mon sang, vous n'aurez pas la vie en vous. » Eux, scandalisés, firent demi-tour, s’imaginant qu’il les incitait à manger de la chair.

Conférences catéchétiques

Le bienheureux David t'en révélera la puissance en ces termes : « Tu as préparé pour moi une table, face à ceux qui me tourmentent. » Voici ce que cela veut dire : avant ton avènement, les démons avaient préparé pour les hommes une table souillée, profanée et remplie de puissance diabolique ; mais après ton avènement, ô Seigneur, tu as préparé pour moi une table. Quand un homme dit à Dieu : « Tu as préparé pour moi une table », que désigne-t-il sinon la table mystique et spirituelle que Dieu a préparée pour nous face aux démons, c’est-à-dire en opposition à eux ? Et à juste titre : car la première table offrait une communion avec les démons, celle-ci, une communion avec Dieu. « Tu as oint ma tête avec de l'huile. » D'huile, il a oint ta tête, sur le front, par le sceau que tu tiens de Dieu, afin que tu deviennes « empreinte du sceau », « consécration à Dieu ». « Et ton calice qui m’enivre, comme il est excellent ! » Tu vois qu'il est question ici du calice que Jésus, ayant pris dans ses mains et rendu grâce, présenta en disant : « Ceci est mon sang, qui est versé pour la multitude en rémission des péchés. »

Conférences catéchétiques

Si donc le pouvoir du baptême et du chrême, et de charismes bien plus grands encore, descend de là jusqu'aux évêques : le droit de lier et de délier s'y est également ajouté.

Trois lettres au Novatianiste Sympronien, 1:6

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Concile de Carthage de 256