Homélies sur les statues

Homélies sur l’incident des statues

St. Jean Chrysostome

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Et pour que tu comprennes que nous savons cela depuis l'origine, le législateur, en donnant plus tard ses lois et en disant : « Tu ne tueras pas », n’a pas ajouté : « Car le meurtre est un mal ». Il a dit simplement : « Tu ne tueras pas » ; en effet, il s'est contenté d'interdire le péché, il n'a pas cherché à l'expliquer. Pourquoi donc, après avoir dit : « Tu ne tueras pas », n’a-t-il pas ajouté : « Parce que le meurtre est un mal » ? Parce que la conscience nous l'avait enseigné au préalable, et c'est à des gens qui savent et qui comprennent qu'il s'adresse ainsi. C'est pourquoi, lorsqu'il parle d'un autre commandement, qui ne nous est pas connu par notre conscience, il ne se contente pas d’interdire, mais il en ajoute aussi la raison. Par exemple, en légiférant sur le sabbat et en disant : « Le septième jour, tu ne feras aucun travail », il a aussi ajouté la raison de ce repos. Et quelle est-elle ? « Car le septième jour, Dieu s’est reposé de toutes les œuvres qu’il avait commencé à faire » ; et encore : « Car tu as été esclave au pays d’Égypte. » Pourquoi donc, dis-moi, a-t-il ajouté la raison pour le sabbat, mais n’a-t-il rien fait de tel pour le meurtre ? Parce que ce commandement-là ne faisait pas partie des commandements fondamentaux, ni de ceux que la conscience nous a enseignés avec certitude ; c'était au contraire un précepte particulier et temporaire, et c’est pourquoi il a été aboli par la suite. En revanche, les commandements nécessaires, qui sont le fondement de notre vie, sont ceux-ci : « Tu ne tueras pas », « Tu ne commettras pas d’adultère », « Tu ne voleras pas ». C'est pourquoi, pour ceux-là, il ne donne nulle part de raison ni n’introduit d’enseignement, mais se contente de la simple interdiction.