“Ainsi, de même que si nous disions : « Quiconque épouse une femme répudiée par son mari pour un autre motif que la fornication commet un adultère », nous dirions sans aucun doute la vérité, mais nous n’en absolvons pas pour autant de ce crime celui qui épouse une femme répudiée pour motif de fornication ; au contraire, nous sommes convaincus que l’un et l’autre sont adultères. De même, nous déclarons adultère l’homme qui répudie sa femme pour un autre motif que la fornication et en épouse une autre, mais nous ne disculpons pas pour autant de la souillure de ce péché celui qui la répudie pour motif de fornication et en épouse une autre. Car nous reconnaissons que tous deux sont adultères, bien que la faute de l’un soit plus grave que celle de l’autre. Personne, en effet, n'est assez absurde pour nier que l’homme qui épouse une femme renvoyée par son mari pour motif de fornication est adultère, alors même qu’il qualifie d’adultère celui qui épouse une femme renvoyée pour un autre motif. Par conséquent, ces deux hommes sont tous deux adultères.”
— De Coniugiis Adulterinis, Livre 1, chapitre 9, section 9
“Une femme ne commence à être l'épouse d'un second mari que si elle a cessé d'être celle du premier. Or, elle cessera d'être l'épouse du premier si son mari meurt, non s'il commet la fornication. Il est donc permis de répudier son conjoint pour motif de fornication ; mais le lien de fidélité demeure, et c'est pourquoi celui qui épouse une femme répudiée, même pour ce motif, se rend coupable d'adultère.”