Sur la mort de Satyrus
Sur la mort de son frère Satyrus Croyance en la résurrection La mort de son frère Satyrus
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“Chose étonnante : alors qu'ils ne croient pas à la résurrection, par une sorte de douce bienveillance, ils veillent cependant à ce que le genre humain ne périsse pas. C'est pourquoi ils affirment que les âmes passent et migrent dans d'autres corps, afin que le monde ne disparaisse pas. Mais qu'ils le disent eux-mêmes, ce qui est le plus difficile : que les âmes transmigrent ou qu'elles reviennent, qu'elles reprennent ce qui fut à elles ou qu'elles en cherchent de nouveaux. 66. Qu'ils doutent, ceux qui n'ont pas reçu cet enseignement. Quant à nous, qui lisons la Loi, les prophètes, les apôtres et l'Évangile, il ne nous est pas permis de douter. Qui, en effet, pourrait douter en lisant : « Et en ce temps-là, tout ton peuple qui se trouvera inscrit dans le livre sera sauvé ; et une multitude de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se lèveront d'un seul coup, les uns pour la vie éternelle, les autres pour l'opprobre et la honte éternelle. Ceux qui auront compris resplendiront comme la splendeur du firmament et, parmi les justes, beaucoup brilleront comme les étoiles, à jamais » (Dn 12, 1 s.) ? C'est donc à juste titre que le prophète a parlé du repos de « ceux qui dorment », pour nous faire comprendre que la mort n'est pas définitive. À l'image du sommeil, elle ne dure qu'un temps, puis elle prend fin. Il montre ainsi que la vie à venir représente un progrès supérieur à celle qui, avant la mort, se déroule dans le chagrin et la douleur. En effet, l'une est comparée aux étoiles, tandis que l'autre est livrée à la souffrance.”
— 2:65-66
“Faut-il vraiment retenir l'avis de ceux qui prétendent que nos âmes, une fois sorties de ce corps, passent dans le corps de bêtes sauvages et d'animaux de toutes sortes ? Pourtant, les philosophes eux-mêmes ont coutume d'expliquer que ce ne sont là que des fictions de poètes, forgées grâce aux séductions des breuvages de Circé. Ils soutiennent d'ailleurs que ce ne sont pas tant ceux qui sont censés avoir subi ces transformations, mais bien l'esprit de ceux qui les ont imaginées, qui a été changé en divers monstres bestiaux, comme par la coupe de Circé. En effet, qu'y a-t-il de plus prodigieux que de croire que des hommes aient pu être changés en bêtes sauvages ? N'est-ce pas un prodige bien plus grand de voir l'âme, qui gouverne l'homme et qui est capable de raison, adopter la nature des bêtes – une nature hostile au genre humain – et pouvoir passer dans un animal irrationnel, que de voir la seule apparence du corps se transformer ? Vous-mêmes, qui enseignez cela, vous le réfutez. Car vous avez présenté ces genres de conversions monstrueuses comme étant le résultat de formules magiques.”