La réincarnation
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La doctrine de la réincarnation — l'idée que l'âme, après la mort, transmigre dans un autre corps humain ou animal — est étrangère à la foi chrétienne, et les Pères de l'Église l'ont combattue dès les premiers siècles. Saint Irénée de Lyon († 202) y consacre tout un chapitre de…
“CHAPITRE 30 Le dogme absurde de la migration des âmes de corps en corps, réfuté par de multiples arguments. Quant à leur doctrine de la transmigration de corps en corps, nous la réfutons par cet argument : les âmes n’ont absolument aucun souvenir de ce qui a précédé. En effet, si elles étaient envoyées dans le but de s’exercer à toute sorte d’actions, il faudrait qu’elles se souviennent de ce qu’elles ont fait auparavant, afin de compléter ce qui leur manquait, et de ne pas peiner continuellement et misérablement en tournant toujours en rond autour des mêmes choses (car l'union au corps ne pouvait effacer entièrement leur mémoire et la connaissance de ce qui avait précédé, surtout si elles venaient précisément pour cela). De même que maintenant, lorsque nous dormons et que le corps se repose, l'âme voit et accomplit par elle-même des choses en songe, s'en souvient en partie et les communique au corps – il arrive même que, bien longtemps après, quelqu'un raconte à son réveil ce qu’il a vu en rêve –, de la même manière, l’âme devrait assurément se souvenir aussi de ce qu'elle a fait avant d'entrer dans ce corps. Car si l'âme, une fois unie au corps et dispersée dans tous ses membres, se souvient de ce qu'elle a vu seule en un très court instant ou conçu en songe, à bien plus forte raison devrait-elle se souvenir de ce qu'elle a vécu pendant de si longues périodes, dans le monde même de la vérité. Face à cette objection, Platon, ce vieil Athénien qui fut le premier à introduire cette doctrine, ne pouvant trouver de solution, a imaginé la coupe de l’oubli, pensant par ce moyen échapper à cette aporie. Il n’en fournit aucune preuve, mais répond de façon dogmatique que les âmes, en entrant dans cette vie et avant de pénétrer dans les corps, sont abreuvées d’oubli par le démon qui préside à l’entrée. Mais il ne s’est pas rendu compte qu’il tombait ainsi dans une autre aporie, plus grande encore. En effet, si la coupe de l’oubli peut, une fois bue, effacer la mémoire de tous les faits antérieurs, comment le sais-tu toi-même, ô Platon, toi qui vis maintenant dans un corps ? Comment sais-tu qu'avant d'entrer dans le corps, ton âme a reçu du démon le breuvage de l'oubli ? Car si tu te souviens du démon, de la coupe et de l'entrée, il faut que tu te souviennes aussi du reste. Mais si tu ignores ce reste, alors il n’y a ni démon véritable, ni coupe de l’oubli savamment composée.”
“Allez donc ! Qu'un philosophe vienne affirmer, selon le mot de Labérius sur la doctrine de Pythagore, qu'un homme naît d'un mulet et une couleuvre d'une femme, et qu'il déploie toute la puissance de son éloquence pour plier les arguments en faveur de cette thèse : ne parviendra-t-il pas à susciter l'adhésion et à implanter la conviction qu'il faut même s'abstenir de la chair des animaux ? Et voilà pourquoi certains se laisseront peut-être persuader, de peur de dévorer par hasard la chair de bœuf de l'un de leurs aïeux. Mais en revanche, si un chrétien promet le retour de l'homme à partir de l'homme lui-même, et de ce même Caïus à partir de Caïus, c'est aussitôt un déchaînement de fureur : le peuple réclamera qu'on le livre aux pierres, sans même se contenter de le rouer de coups. Comme si le principe, quel qu'il soit, qui préside au retour des âmes humaines dans des corps n'exigeait pas, par lui-même, qu'elles soient rappelées dans ces mêmes corps...”
— Apologie
“Ils lui demandèrent : « Alors, quoi ? Es-tu Élie ? » Et il dit : « Je ne le suis pas. » Qui, en entendant Jésus dire de Jean : « Si vous voulez l’admettre, c’est lui, Élie, qui doit venir », ne se demanderait comment Jean peut-il répondre « Je ne le suis pas » à ceux qui lui demandent : « Es-tu Élie ? » Pour répondre à cette première question, quelqu'un dira que Jean ignorait être lui-même Élie. Et c’est sans doute un argument qu’utiliseront les partisans de la doctrine de la métempsychose, selon laquelle l’âme revêt un nouveau corps sans garder aucun souvenir de ses vies antérieures. Ceux-là mêmes diront que certains Juifs, adhérant à cette croyance, ont dit à propos du Sauveur qu’il était peut-être l’un des anciens prophètes, ressuscité non pas d’entre les morts, mais par une nouvelle naissance. Un autre, un homme d’Église, répudiant comme mensongère la doctrine de la métempsychose et n’admettant pas que l’âme de Jean ait jamais été celle d’Élie, aura recours à la parole de l’ange déjà citée. Celui-ci, en effet, lors de la naissance de Jean, n’a pas parlé de l’âme d’Élie, mais de son esprit et de sa puissance, à travers ces mots : « Et lui-même marchera devant le Seigneur avec l’esprit et la puissance d’Élie. »”
“Quant aux esprits qui sont dans les prophètes, pour montrer qu’ils sont en quelque sorte leur propriété, puisqu’ils leur ont été donnés par Dieu, on peut citer ce texte : « Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes », et cet autre : « L’esprit d’Élie a reposé sur Élisée ». Ainsi, dit-il, il n’y a rien d’absurde à ce que Jean, qui ramène les cœurs des pères vers leurs enfants avec l’esprit et la puissance d’Élie, soit appelé, en raison de cet esprit, « l’Élie qui doit venir ».”
“Comment n’aurait-il pas été logique, si telle était alors la croyance de beaucoup, que Jean ait douté de lui-même, se demandant si son âme n’avait pas été un jour en Élie ? L'homme d'Église, quant à lui, renverra cet interlocuteur à une enquête historique : qu’il aille d’abord s’informer auprès de ceux qui, chez les Hébreux, prétendent connaître les doctrines secrètes, pour savoir si une telle croyance existe chez eux. En effet, s'il s'avère que ce n'est nullement le cas, il est manifeste que l'argumentation de notre homme est réduite à néant.”
“On pourrait dire qu’Hérode, ainsi que quelques personnes du peuple, adhérait à la fausse doctrine de la réincarnation. Selon cette opinion, ils pensaient que l’ancien Jean était né une nouvelle fois et revenu d’entre les morts à la vie, sous les traits de Jésus. Mais l’intervalle de temps entre la naissance de Jean et celle de Jésus, qui ne dépasse pas six mois, ne permet pas de considérer cette fausse doctrine comme plausible. Peut-être l’hypothèse d’Hérode était-elle plutôt la suivante : les puissances qui avaient été à l’œuvre en Jean étaient passées en Jésus, puissances grâce auxquelles le peuple croyait que Jean était le Baptiste. On pourrait d'ailleurs utiliser un tel argument : de même que c’est en raison de l’esprit et de la puissance d’Élie, et non de son âme, qu’il est dit à propos de Jean : « C’est lui, l’Élie qui doit venir », de même Hérode pensait que les puissances qui étaient en Jean avaient accompli, dans le cas de Jean, ce qui relevait du baptême et de l’enseignement – car « Jean n’a fait aucun signe » –, mais qu’en Jésus, elles accomplissaient des miracles prodigieux.”
“La Cananéenne, s’étant approchée, adorait Jésus comme Dieu en disant : « Seigneur, aide-moi. » Il lui répondit : « Il n’est pas permis de prendre le pain des enfants pour le jeter aux petits chiens. » Que d'autres donc, étrangers à l'enseignement de l'Église, supposent que les âmes passent des corps humains dans des corps de chiens, en fonction de leurs diverses perversités ; quant à nous, qui ne trouvons absolument rien de tel dans la divine Écriture...”
“Dans ce passage, il me semble que par « Élie » il ne faut pas entendre l'âme, afin de ne pas tomber dans ce dogme de la métempsomatose, étranger à l'église de Dieu, qui n'a été ni transmis par les apôtres, ni ne se manifeste nulle part dans les Écritures.”
“Si les païens partisans de la métempsycose, par une conséquence logique de leur doctrine, n'admettent pas que le monde puisse périr, il ne leur reste plus, une fois confrontés aux Écritures qui annoncent clairement sa destruction, qu'à refuser d'y croire ou bien à inventer des arguties pour interpréter les récits de la fin des temps — ce dont ils seront d'ailleurs tout à fait incapables, même s'ils le voulaient.”
“Que dire de Pythagore, le premier à avoir été nommé philosophe ? Il a soutenu que les âmes sont certes immortelles, mais qu’elles migrent dans d’autres corps, que ce soit ceux du bétail, des oiseaux ou des bêtes sauvages. N’aurait-il pas mieux valu qu’elles s’éteignent avec leurs propres corps, plutôt que d’être ainsi condamnées à des corps étrangers ? Mieux valait ne pas exister du tout que de vivre en porc ou en chien après avoir eu forme humaine. Et cet insensé, pour donner du crédit à ses dires, a raconté que lui-même avait été Euphorbe durant la guerre de Troie et qu’une fois ce dernier tué, il était passé par d’autres formes animales pour enfin devenir Pythagore. Ô l’heureux homme, le seul à qui une si grande mémoire ait été accordée ! Ou plutôt, quel malheureux, lui à qui, une fois changé en bête, il ne fut pas permis d’ignorer ce qu’il avait été ! Et plût à Dieu qu’il eût été le seul à délirer”
“Les dieux s’étaient maintes fois demandé en délibération par quels moyens on pourrait affaiblir ou réprimer son audace. Comme les autres hésitaient, Liber se chargea de cette mission. Il versa dans la source qui lui était familière, où Agdestis avait coutume d’apaiser l’ardeur et la soif brûlante que le jeu et la chasse excitaient en lui, une très forte dose de vin pur. Pressé par le besoin, Agdestis accourt pour boire ; ses veines assoiffées absorbent la boisson avec excès. Vaincu par ce breuvage inhabituel, il sombre dans le plus profond sommeil. Liber, posté en embuscade, s'approche. D'un crin savamment tressé, il forme un nœud coulant qu'il passe au bas de son pied ; de l'autre extrémité, il enlace sa descendance et ses organes génitaux. Une fois l'ivresse dissipée, Agdestis se relève brusquement. Le mouvement de son pied resserre le lien, et par sa propre force, il se prive du sexe qui faisait de lui un homme. De la partie arrachée, un sang abondant s'écoule ; la terre s'en abreuve et l'absorbe, et de ce sang naît soudain un grenadier chargé de fruits. Nana, la fille du roi Sangarios – ou du fleuve du même nom –, contemplant sa beauté, en cueille un fruit avec admiration et le place dans son sein : elle en devient enceinte. Son père l'enferme comme une fille déshonorée et prend soin de la faire mourir de faim. Mais la mère des dieux la nourrit de fruits et d'autres aliments. Elle met au monde un petit garçon. Mais Sangarios ordonne qu'on l'expose. Un passant, je ne sais qui, le trouve, le recueille, le nourrit de lait de chèvre, et comme en Lydie on appelle ainsi les jolis garçons, ou parce que les Phrygiens dans leur langue nomment les boucs attagos, il en résulta qu'il reçut le nom d'Attis. La mère des dieux aimait singulièrement cet enfant, car il était d'une beauté remarquable. Agdestis l'aimait aussi. Devenu adulte, il se fit son compagnon prévenant, le séduisant par les seules flatteries un peu troubles dont il était capable, l'entraînant à travers les forêts et les bois, et lui offrant en cadeau de nombreuses dépouilles de bêtes sauvages, qu'Attis, dans sa fierté, prétendait d'abord avoir été le fruit de son propre effort et de son travail. Puis, sous l'effet du vin, il confesse qu'il est aimé d'Agdestis et que celui-ci lui offre des présents de la forêt. C'est pourquoi il est sacrilège pour ceux qui sont souillés par le vin, qui a trahi ce secret, d'entrer dans son sanctuaire. Alors Midas, le roi de Pessinonte, désirant soustraire le jeune homme à une liaison si infâme, lui destine sa propre fille en mariage et, pour qu'aucun mauvais présage ne vienne interrompre les réjouissances nuptiales, il fit fermer la ville. Mais la mère des dieux, qui connaissait le destin de l'adolescent et savait qu'il ne serait sauf parmi les hommes qu'aussi longtemps qu'il ne serait pas lié par le mariage, pénètre dans la cité fermée en soulevant les murs de sa tête. C'est de là que vient la coutume de la représenter avec une couronne de tours. Agdestis, débordant de colère de voir le jeune homme arraché à lui et tourné vers le désir d'une épouse, insuffle la fureur et la folie à tous les convives. Les Phrygiens, terrifiés, s'écrient et se mutilent les seins. Attis saisit la flûte que portait l'instigateur même de cette folie ; et, désormais possédé lui aussi par les furies, il entre dans une transe frénétique, puis se jette à terre et, sous un pin, se tranche les organes génitaux en disant : « Tiens, Agdestis, voici pour toi ce pour quoi tu as soulevé de si grands tourments et une telle fureur ! » Avec le flot de sang, sa vie s'échappe. Mais la Grande Mère des dieux ramasse les parties coupées, les lave, les couvre d'abord du vêtement du défunt pour les envelopper, puis jette de la terre dessus. Du sang qui s'écoule naît la violette, dont l'arbre est couronné. De là est née la coutume, qui dure encore aujourd'hui, de voiler et de couronner les pins sacrés. La jeune fille qui était sa fiancée – le pontife Valerius écrit qu'elle se nommait Ia – couvre de laines douces la poitrine du mort, pleure avec Agdestis et se donne la mort. Le sang de la jeune fille tuée se change en violettes pourpres. La Mère des dieux l'enterre aussi ; de là naît un amandier, qui symbolise l'amertume des funérailles. Ensuite, elle transporte dans sa grotte le pin sous lequel Attis s'était dépouillé de sa virilité ; là, unissant ses lamentations à celles d'Agdestis, elle se frappe et meurtrit la poitrine autour du tronc de l'arbre déposé. Agdestis supplie Jupiter de ressusciter Attis, mais celui-ci refuse. Il lui accorde cependant sans difficulté ce que le destin permettait : que son corps ne se corrompe pas, que ses cheveux poussent toujours, que le plus petit de ses doigts reste vivant et soit le seul à s'agiter d'un mouvement perpétuel. Satisfait de ces bienfaits, Agdestis aurait consacré le corps à Pessinonte et l'aurait honoré par des cérémonies annuelles et par un collège de grands prêtres.”
— Contre les païens, 2:14-15
“Ceux qui soutiennent la thèse précédente et affirment dogmatiquement que l’existence des âmes est antérieure à la vie dans la chair ne me semblent pas, pour ma part, indemnes des venins de la pensée grecque et des fables qu’elle a forgées sur la métempsycose. En effet, quiconque examine la chose avec rigueur trouvera que leur raisonnement les entraîne inévitablement à cette conclusion, formulée, dit-on, par l’un de leurs sages : il aurait été tour à tour homme, aurait revêtu un corps de femme, se serait envolé avec les oiseaux, aurait poussé comme un buisson et aurait mené la vie des créatures aquatiques. À mon avis, celui qui dit de pareilles choses sur lui-même n’est pas loin de la vérité. Car de tels dogmes sont vraiment dignes du bavardage des grenouilles ou des choucas, de la stupidité des poissons ou de l’insensibilité des chênes — prétendre qu’une seule âme a pu traverser tant d’états ! Or, la cause d’une telle absurdité est la suivante : la croyance en la préexistence des âmes.”
“Chose étonnante : alors qu'ils ne croient pas à la résurrection, par une sorte de douce bienveillance, ils veillent cependant à ce que le genre humain ne périsse pas. C'est pourquoi ils affirment que les âmes passent et migrent dans d'autres corps, afin que le monde ne disparaisse pas. Mais qu'ils le disent eux-mêmes, ce qui est le plus difficile : que les âmes transmigrent ou qu'elles reviennent, qu'elles reprennent ce qui fut à elles ou qu'elles en cherchent de nouveaux. 66. Qu'ils doutent, ceux qui n'ont pas reçu cet enseignement. Quant à nous, qui lisons la Loi, les prophètes, les apôtres et l'Évangile, il ne nous est pas permis de douter. Qui, en effet, pourrait douter en lisant : « Et en ce temps-là, tout ton peuple qui se trouvera inscrit dans le livre sera sauvé ; et une multitude de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se lèveront d'un seul coup, les uns pour la vie éternelle, les autres pour l'opprobre et la honte éternelle. Ceux qui auront compris resplendiront comme la splendeur du firmament et, parmi les justes, beaucoup brilleront comme les étoiles, à jamais » (Dn 12, 1 s.) ? C'est donc à juste titre que le prophète a parlé du repos de « ceux qui dorment », pour nous faire comprendre que la mort n'est pas définitive. À l'image du sommeil, elle ne dure qu'un temps, puis elle prend fin. Il montre ainsi que la vie à venir représente un progrès supérieur à celle qui, avant la mort, se déroule dans le chagrin et la douleur. En effet, l'une est comparée aux étoiles, tandis que l'autre est livrée à la souffrance.”
— Sur la mort de Satyrus, 2:65-66
“Faut-il vraiment retenir l'avis de ceux qui prétendent que nos âmes, une fois sorties de ce corps, passent dans le corps de bêtes sauvages et d'animaux de toutes sortes ? Pourtant, les philosophes eux-mêmes ont coutume d'expliquer que ce ne sont là que des fictions de poètes, forgées grâce aux séductions des breuvages de Circé. Ils soutiennent d'ailleurs que ce ne sont pas tant ceux qui sont censés avoir subi ces transformations, mais bien l'esprit de ceux qui les ont imaginées, qui a été changé en divers monstres bestiaux, comme par la coupe de Circé. En effet, qu'y a-t-il de plus prodigieux que de croire que des hommes aient pu être changés en bêtes sauvages ? N'est-ce pas un prodige bien plus grand de voir l'âme, qui gouverne l'homme et qui est capable de raison, adopter la nature des bêtes – une nature hostile au genre humain – et pouvoir passer dans un animal irrationnel, que de voir la seule apparence du corps se transformer ? Vous-mêmes, qui enseignez cela, vous le réfutez. Car vous avez présenté ces genres de conversions monstrueuses comme étant le résultat de formules magiques.”
“Quant à leurs doctrines sur l'âme, ils ont atteint le comble de l'ignominie, prétendant que les âmes humaines deviennent des mouches, des moustiques et des buissons, affirmant que Dieu lui-même est une âme, et débitant d'autres infamies de ce genre... Tantôt, en effet, il dit qu'elle est de la substance de Dieu ; tantôt, après l'avoir élevée de façon si démesurée et impie, il la dégrade à nouveau par l'excès contraire, en la faisant entrer dans des porcs, des ânes, et dans des bêtes plus viles encore.”