“Ce sont les mêmes qui ont introduit l'astrologie, l'art des augures et celui des haruspices ; et bien que ces pratiques soient fausses en elles-mêmes, eux pourtant, les artisans du mal, les dirigent et les agencent de telle manière qu'on les croit vraies. C'est ainsi que par leurs tromperies, ils ont enveloppé le genre humain de ténèbres, de sorte que, la vérité étant opprimée, le nom du Dieu suprême et unique est tombé dans l'oubli.”
“Que chacun s'instruise à la justice, se forme à la tempérance, se prépare au combat, s'arme pour la vertu ; afin que si l'Adversaire vient à lui déclarer la guerre, il ne soit arraché à la droiture et au bien par aucune violence, aucune terreur, ni aucun supplice. Qu'il ne se soumette pas à des idoles insensibles, mais que, se tenant droit, il reconnaisse le seul vrai Dieu. Qu'il rejette les plaisirs, dont les séductions abaissent jusqu'à terre l'âme sublime ; qu'il garde l'innocence, se rende utile au plus grand nombre et s'acquière par de bonnes œuvres des trésors incorruptibles, afin de pouvoir, lorsque Dieu jugera, obtenir selon les mérites de sa vertu soit la couronne de la foi, soit le prix de l'immortalité.”
“Que dire de Pythagore, le premier à avoir été nommé philosophe ? Il a soutenu que les âmes sont certes immortelles, mais qu’elles migrent dans d’autres corps, que ce soit ceux du bétail, des oiseaux ou des bêtes sauvages. N’aurait-il pas mieux valu qu’elles s’éteignent avec leurs propres corps, plutôt que d’être ainsi condamnées à des corps étrangers ? Mieux valait ne pas exister du tout que de vivre en porc ou en chien après avoir eu forme humaine. Et cet insensé, pour donner du crédit à ses dires, a raconté que lui-même avait été Euphorbe durant la guerre de Troie et qu’une fois ce dernier tué, il était passé par d’autres formes animales pour enfin devenir Pythagore. Ô l’heureux homme, le seul à qui une si grande mémoire ait été accordée ! Ou plutôt, quel malheureux, lui à qui, une fois changé en bête, il ne fut pas permis d’ignorer ce qu’il avait été ! Et plût à Dieu qu’il eût été le seul à délirer”