Théodore de Mopsueste

· Ve siècle ·Post-nicéen

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C'est donc à juste titre que, lorsqu'il a donné le pain, il n'a pas dit : « Ceci est le symbole de mon corps », mais : « Ceci est mon corps ». De même, lorsqu'il a donné la coupe, il n'a pas dit : « Ceci est le symbole de mon sang », mais : « Ceci est mon sang ». Il voulait en effet que, après l'accueil de la grâce et la venue de l'Esprit, nous ne considérions plus ces éléments selon leur nature, mais que nous les recevions comme le corps et le sang de notre Seigneur. En effet, le corps de notre Seigneur lui-même ne possède pas par sa propre nature l'immortalité ni le pouvoir de la conférer ; cela lui fut donné par l'Esprit Saint. Lors de sa résurrection d'entre les morts, il reçut une union intime avec la nature divine, et devint immortel et l'instrument qui confère l'immortalité aux autres.

Homélies catéchétiques, p. 74 / 98 (site)

Donc, lorsqu’on demande : « Marie est-elle mère de l’homme ou mère de Dieu ? », nous devons répondre : « Les deux ». Le premier par nature, le second par relation. Mère de l’homme par nature, car c’est bien un homme qui était dans le sein de Marie et qui en est sorti ; mère de Dieu, car Dieu était dans l’homme qui naquit, non qu’il fût circonscrit en lui selon la nature, mais parce qu’il était en lui selon une relation de volonté.

L’Incarnation, p.310 / 324 (site)