“C’est ainsi que la condition propre de chacune des deux substances a manifesté l’homme et Dieu : d’un côté né, de l’autre non né ; d’un côté charnel, de l’autre spirituel ; d’un côté faible, de l’autre infiniment fort ; d’un côté mortel, de l’autre vivant.”
“Sur ce point aussi, la raison le justifie : Dieu a reconquis son image et sa ressemblance, que le diable avait capturées, par une opération en miroir. Car dans Ève, encore vierge, s’était insinuée la parole qui édifie la mort ; il fallait de même qu'en une vierge soit introduit le Verbe de Dieu qui édifie la vie, afin que ce qui, par ce sexe, était allé à sa perte, soit ramené au salut par ce même sexe. Ève avait cru le serpent, Marie a cru Gabriel. La faute que la première a commise en croyant, la seconde l'a effacée en croyant.”