Marie toujours vierge

14 citations

Marie toujours vierge — l'enseignement constant de l'Église selon lequel la Mère du Sauveur a conservé sa virginité avant, pendant et après la naissance du Christ — repose sur une tradition apostolique fermement attestée. La mention scripturaire des « frères du Seigneur » désig

Sur ce point aussi, la raison le justifie : Dieu a reconquis son image et sa ressemblance, que le diable avait capturées, par une opération en miroir. Car dans Ève, encore vierge, s’était insinuée la parole qui édifie la mort ; il fallait de même qu'en une vierge soit introduit le Verbe de Dieu qui édifie la vie, afin que ce qui, par ce sexe, était allé à sa perte, soit ramené au salut par ce même sexe. Ève avait cru le serpent, Marie a cru Gabriel. La faute que la première a commise en croyant, la seconde l'a effacée en croyant.

La chair du Christ

En s'appuyant sur la tradition de l'Évangile dit de Pierre, ou du livre de Jacques, certains affirment que les frères de Jésus sont des fils que Joseph a eus d'une première femme, qui avait vécu avec lui avant Marie. Ceux qui soutiennent cela veulent préserver jusqu'au bout la dignité de Marie dans sa virginité, afin que ce corps, qui fut choisi pour se mettre au service du Verbe qui a dit : « L'Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre », ne connaisse pas l'union charnelle avec un homme, après que l'Esprit Saint est venu sur elle et que la puissance d'en haut l'a couverte de son ombre. Et j'estime qu'il est logique de penser que Jésus a été, pour les hommes, les prémices de la pureté dans la chasteté, et Marie, pour les femmes. Car il serait impie d'attribuer à une autre qu'à elle les prémices de la virginité.

Commentaire sur Matthieu

Par conséquent, ceux qui nient que le Fils soit, par nature, issu du Père et propre à sa substance, qu’ils nient également qu’il ait assumé une véritable chair humaine de Marie, la toujours Vierge.

Quatre discours contre les Ariens

Elle a bien éprouvé l'affection d'une mère, mais n'a pas cherché le secours d'un autre. Imitez-la, saintes mères, elle qui, en son fils unique et bien-aimé, a offert un si grand exemple de vertu maternelle ; car vous n'avez pas d'enfants plus chers, et la Vierge ne cherchait pas non plus la consolation de pouvoir engendrer un autre fils.

Lettres, 63:111

Assurément, nous ne pouvons le nier : c'est à bon droit que l'on a blâmé la thèse des « fils de Marie », et c'est avec raison que votre sainteté s'est indignée à l'idée qu'un autre enfantement soit issu du même sein virginal d'où le Christ est né selon la chair. Car le Seigneur Jésus n'aurait pas choisi de naître d'une vierge s'il avait estimé qu'elle serait à ce point incontinente qu'elle en vienne à souiller par la semence d'une union humaine ce sanctuaire où fut formé le corps du Seigneur, ce palais du Roi éternel.

Lettre à l’évêque Anysius

Mais puisque mon discours a désormais échappé aux écueils et aux passages difficiles, il faut déployer les voiles et foncer sur la conclusion de mon adversaire, dans laquelle ce savant autoproclamé invoque le témoignage de Tertullien et cite les propos de Victorin, évêque de Poetovio. Au sujet de Tertullien, je n'ai rien de plus à dire, sinon qu'il n'appartenait pas à l'Église. Quant à Victorin, j'affirme ce que j'ai déjà soutenu à propos des évangélistes : il a parlé des frères du Seigneur, et non des fils de Marie. Frères, donc, au sens que j'ai exposé plus haut : par les liens de la parenté, et non par le sang. Mais nous perdons notre temps en futilités et, laissant de côté la source de la vérité, nous nous acharnons à suivre les ruisseaux des opinions. Ne pourrais-je pas mobiliser contre toi la cohorte entière des anciens auteurs : Ignace, Polycarpe, Irénée, Justin le Martyr et tant d'autres figures apostoliques et éloquentes qui, face à Ébion, Théodote de Byzance et Valentin – lesquels défendaient ces mêmes thèses – ont rédigé des ouvrages remplis de sagesse ? Si seulement tu les avais lus un jour, tu serais plus avisé. Mais je crois préférable de répondre brièvement à chaque point, plutôt que de m'attarder davantage et d'allonger démesurément cet ouvrage.

Virginité perpétuelle de la Bienheureuse Marie

Mais de même que nous ne nions pas ce qui est écrit, de même nous rejetons ce qui ne l'est pas. Nous croyons que Dieu est né de la Vierge, parce que nous le lisons. Que Marie se soit mariée après l'enfantement, nous ne le croyons pas, car nous ne le lisons pas. Et nous ne disons pas cela pour condamner le mariage – la virginité elle-même est en effet le fruit du mariage –, mais parce qu'il ne nous est permis de rien conjecturer à la légère au sujet des saints personnages. Car, en se fondant sur ce genre de spéculations sur le possible, on pourrait tout aussi bien soutenir que Joseph eut plusieurs femmes – puisque Abraham en eut plusieurs, et Jacob de même – et que les frères du Seigneur sont issus de ces épouses ; une fiction que beaucoup forgent, non par piété, mais par une audacieuse témérité. Tu affirmes que Marie n'est pas demeurée vierge ; moi, je vais plus loin : je soutiens que Joseph lui-même est resté vierge grâce à Marie, afin que d'un mariage virginal naisse un fils vierge. En effet, si la fornication ne peut convenir à un homme saint, et s'il n'est écrit nulle part qu'il ait eu une autre femme ; si, de plus, pour Marie, que l'on croyait être son épouse, il fut un gardien plutôt qu'un mari, il s'ensuit donc qu'il est demeuré vierge avec Marie, lui qui a mérité d'être appelé le père du Seigneur.

Virginité perpétuelle de la Bienheureuse Marie

Ainsi, en naissant d'une vierge qui, avant même de savoir qui allait naître d'elle, avait décidé de rester vierge, le Christ a préféré approuver la sainte virginité plutôt que de l'imposer. Et c'est ainsi que, en cette femme même en qui il a pris la condition de serviteur, il a voulu que la virginité soit libre.

Sainte virginité

C'est pourquoi nous confessons notre Seigneur et notre Dieu Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, qui est né du Père avant tous les siècles et qui, dans les derniers temps, s'est fait homme de l'Esprit Saint et de Marie toujours vierge...

Document d’amendement

L'origine est dissemblable, mais la nature semblable ; cela échappe à l'usage et à la coutume des hommes, mais s'appuie sur la puissance divine : qu'une vierge ait conçu, qu'une vierge ait enfanté, et soit demeurée vierge.

Sermons

Si quelqu'un ne confesse pas que le Verbe de Dieu a deux naissances : l'une, avant les siècles, du Père, hors du temps et sans corps ; l'autre, à la fin des temps, lorsque ce même Verbe est descendu des cieux, s'est incarné de la sainte et glorieuse Mère de Dieu, la toujours Vierge Marie, et est né d'elle ; qu'un tel soit anathème.

Concile de Constantinople II

Et voici qu’un ange du Seigneur se présenta et dit : « Anne, Anne, le Seigneur Dieu a exaucé ta prière : tu concevras et tu enfanteras, et l’on parlera de ta descendance dans le monde entier. » Et Anne dit : « Le Seigneur mon Dieu est vivant ! Si j’enfante, que ce soit un garçon ou une fille, je l’offrirai en don au Seigneur mon Dieu, et il le servira tous les jours de sa vie. » . . . Or, Marie vivait dans le temple du Seigneur, élevée comme une colombe, et elle recevait sa nourriture de la main d’un ange.

Protoévangile de Jacques, p. 8 / 110

Voici que Marie avait atteint l’âge de douze ans dans le temple du Seigneur. « Que ferons-nous d’elle, de peur qu’elle ne souille le sanctuaire du Seigneur ? » Et ils dirent au grand-prêtre : « C’est toi qui te tiens devant l’autel du Seigneur. Entre et prie pour elle, et ce que le Seigneur te révélera, nous le ferons. » Le grand-prêtre, revêtu de l’ornement aux douze clochettes, entra dans le Saint des Saints et pria pour elle. Et voici qu’un ange du Seigneur se présenta à lui et dit : « Zacharie, Zacharie, sors et convoque les veufs du peuple. Qu’ils apportent chacun un bâton, et celui à qui le Seigneur montrera un signe, elle sera sa femme. » . . . ... Joseph prit aussi son bâton, en tout dernier. Et voici qu’une colombe sortit du bâton et se posa sur la tête de Joseph. Et le prêtre dit à Joseph : « C’est toi que le sort a désigné pour recevoir la vierge du Seigneur et la prendre sous ta garde. » Mais Joseph protesta : « J’ai des fils et je suis un vieil homme, alors qu’elle est une jeune fille ! »

Protoévangile de Jacques, p. 18 / 120

Le prêtre dit : « Marie, qu'as-tu fait ? Pourquoi as-tu souillé ton âme et oublié le Seigneur ton Dieu ? » Elle pleura amèrement en disant : « Le Seigneur mon Dieu est vivant : je suis pure devant lui et je ne connais pas d'homme. »

Protoévangile de Jacques, p 28 / 130