“Elle a bien éprouvé l'affection d'une mère, mais n'a pas cherché le secours d'un autre. Imitez-la, saintes mères, elle qui, en son fils unique et bien-aimé, a offert un si grand exemple de vertu maternelle ; car vous n'avez pas d'enfants plus chers, et la Vierge ne cherchait pas non plus la consolation de pouvoir engendrer un autre fils.”
— 63:111
“Comme j'ai l'habitude de ne rien laisser ignorer à votre Sainteté de ce qui se passe ici en votre absence, sachez que nous avons aussi découvert de saints martyrs. En effet, alors que je dédicaçais une basilique, beaucoup de fidèles se sont mis à m'interpeller comme d'une seule voix, en disant : « Dédicacez-la comme la basilique de Rome ! » J'ai répondu : « Je le ferai, si je trouve des reliques de martyrs. » Aussitôt, la ferveur d'un pressentiment m'a envahi. Bref, le Seigneur nous a fait cette grâce. Malgré la crainte des clercs eux-mêmes, j'ai ordonné de déblayer la terre à l'endroit qui se trouve devant les grilles du tombeau des saints Félix et Nabor. J'ai trouvé des signes concordants. Ayant aussi fait venir des personnes sur qui nous devions imposer les mains, les saints martyrs commencèrent à se manifester à tel point que, alors que nous gardions encore le silence, une femme possédée fut saisie et jetée face contre terre sur le lieu même de la sainte sépulture. Nous avons trouvé deux hommes d'une taille extraordinaire, tels que les temps anciens en produisaient. Tous les os étaient intacts, le sang très abondant. Durant ces deux jours, l'affluence du peuple a été immense. Bref, nous avons tout disposé dans l'ordre et, à la tombée du soir, nous les avons transportées à la basilique de Fausta. Là, il y eut une veillée toute la nuit, avec imposition des mains. Le jour suivant, nous les avons transférées dans la basilique que l'on nomme l'Ambrosienne. Pendant le transfert, un aveugle a été guéri.”
— 22:1-2