Quatre discours contre les Ariens
Discours contre les Ariens
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“En effet, ils sont un, non pas comme une réalité unique qui serait divisée en deux parties, lesquelles ne seraient rien en dehors de cette unité ; ni comme une réalité unique qui recevrait deux noms, de sorte que la même personne deviendrait tantôt le Père, et tantôt son propre Fils. C’est pour avoir professé cette doctrine que Sabellius a été jugé hérétique. Au contraire, ils sont bien deux, car le Père est le Père et non le Fils ; et le Fils est le Fils et non le Père. Mais leur nature est une…”
— Contra Arianos III, 4
“Malgré ces démonstrations, ils redoublent d’effronterie en disant : « S’il n’y a pas eu un temps où le Fils n’était pas, mais qu’il est au contraire éternel et coexiste avec le Père, alors ce n’est plus un Fils que vous annoncez, mais un frère du Père. » Insensés et querelleurs ! Si en effet nous nous contentions de dire qu’il coexiste de toute éternité avec le Père, sans affirmer qu’il est Fils, leur piété feinte aurait une certaine vraisemblance. Mais puisque, tout en le disant éternel, nous confessons qu’il est le Fils né du Père, comment celui qui est engendré pourrait-il être considéré comme le frère de celui qui l’a engendré ? … Le Père et le Fils ne sont pas issus d’un quelconque principe antérieur qui ferait d’eux des frères ; au contraire, le Père est le principe et le géniteur du Fils. … En effet, il est propre aux hommes d’engendrer dans le temps, en raison de l’imperfection de leur nature ; mais en Dieu l’engendrement est éternel, parce que sa nature est toujours parfaite.”
“Car nous ne mourons plus selon notre première origine en Adam ; au contraire, notre origine et toute la faiblesse de la chair ayant été transférées dans le Verbe, nous sommes désormais relevés de la terre, la malédiction du péché étant anéantie par celui qui, en nous et pour nous, s’est fait malédiction. Et à juste titre. Car de même que nous tous, issus de la terre, nous mourons en Adam, de même nous tous, régénérés d’en haut par l’eau et l’Esprit, nous sommes vivifiés dans le Christ.”
— Contra Arianos III, 33
“qu’il a toujours été Dieu et qu’il est le Fils, lui qui est le Verbe, le resplendissement et la sagesse du Père ; et que par la suite, pour nous, il s’est fait homme en prenant chair de la Vierge Marie, la Mère de Dieu.”
— Contra Arianos III, 29.
“Par conséquent, ceux qui nient que le Fils soit, par nature, issu du Père et propre à sa substance, qu’ils nient également qu’il ait assumé une véritable chair humaine de Marie, la toujours Vierge.”