Les trois Personnes de la Trinité

21 citations

À mesure que l’Église approfondissait sa réflexion sur la meilleure manière d’exprimer la doctrine de la Trinité, certaines erreurs durent être évitées concernant les trois Personnes de la Trinité.

De plus, mes frères, si le Seigneur a accepté de souffrir pour nos âmes, lui, le Seigneur du monde entier à qui Dieu a dit dès la fondation du monde : « Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance », comment donc a-t-il pu accepter de souffrir de la main des hommes ?

Lettre de Barnabas

Ne vous laissez pas séduire par des doctrines étrangères ; ne vous attachez ni aux mythes, ni aux généalogies interminables, ni à l'orgueil judaïque. Les choses anciennes sont passées ; voici que tout est devenu nouveau. En effet, si jusqu'à ce jour nous vivons selon la loi juive et la circoncision charnelle, nous renions la grâce que nous avons reçue. Car les plus divins prophètes ont vécu selon Jésus-Christ ; c'est aussi pour cela qu'ils ont été persécutés, inspirés par sa grâce, afin de donner pleine certitude aux incrédules qu'il y a un seul Dieu tout-puissant, qui s'est manifesté lui-même par Jésus-Christ son Fils. Celui-ci est son Verbe, non pas proféré mais substantiel. Car il n'est pas la voix d'un langage articulé, mais la substance engendrée de la puissance divine. Il a, en toutes choses, parfaitement plu à celui qui l'a envoyé.

Lettre aux Magnésiens, Chapitre 8

Efforcez-vous donc de vous affermir dans les doctrines du Seigneur et des apôtres, afin que tout ce que vous faites réussisse, dans la chair et l'esprit, dans la foi et l'amour, avec votre très digne évêque, la couronne spirituelle et dignement tressée de votre collège de prêtres, et les diacres selon Dieu. Soumettez-vous à l'évêque et les uns aux autres, comme le Christ au Père, afin qu'il y ait en vous une unité selon Dieu.

Lettre aux Magnésiens, Chapitre 13

C'est pourquoi, pour toutes choses, je te loue, je te bénis, je te glorifie par l'éternel et céleste grand prêtre Jésus-Christ, ton Fils bien-aimé, par qui gloire à toi, avec lui et l'Esprit Saint, maintenant et pour les siècles à venir. Amen.

Martyre de Polycarpe

Le Fils de Dieu est antérieur à toute sa création, de sorte qu'il fut le conseiller du Père pour sa création. C'est pourquoi la pierre est, elle aussi, ancienne.

Le Pasteur, Similitude 9, Chapitre 12, Verset 2.

...Je vais de nouveau rapporter les paroles prononcées par Moïse lui-même, à partir desquelles nous pouvons reconnaître sans le moindre doute qu'il s'est entretenu avec quelqu'un, un être distinct par le nombre et doué de raison. ... ...Mais cet Engendré, véritablement issu du Père avant toutes les créatures, était auprès du Père, et c'est avec lui que le Père s'entretient...

Celui-ci, après la mort de Zéphyrin, pensant avoir atteint le but qu'il convoitait, rejeta Sabellius sous le prétexte que sa pensée n'était pas droite. C’est qu’il me craignait, et il croyait pouvoir ainsi se laver de l'accusation que l'église portait contre lui de professer lui-même des idées étrangères à la foi. C'était donc un imposteur et un fourbe, qui pendant un temps entraîna bien des gens à sa suite.

Réfutation de toutes les hérésies, livre 9, section 7

Cependant, tout en maintenant ce principe, il faut néanmoins, pour l’instruction et l’affermissement de certains, ménager une place à la discussion. Il s’agit d’éviter que chaque doctrine perverse ne paraisse condamnée sans examen, mais par un simple préjugé. C’est le cas surtout de celle-ci, qui prétend détenir la pure vérité en soutenant qu’il n’y a pas d’autre manière de croire au Dieu unique qu’en disant qu’il est lui-même et identiquement le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Comme si, dans notre doctrine, l’Un n’était pas aussi le Tout, puisque de l’Un procède toute chose — en vertu, bien sûr, de l’unité de substance — et comme si, en même temps, n’était pas sauvegardé le mystère de l’Économie, laquelle déploie l’unité en une trinité, en ordonnant les trois : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Trois, cependant, non par la condition, mais par le rang ; non par la substance, mais par la forme ; non par la puissance, mais par l’aspect ; mais d’une seule substance.

Contre Praxéas

...et que soit néanmoins sauvegardé le mystère de l'Économie, qui dispose l'unité en trinité, en présentant les trois : le Père, et le Fils, et le Saint-Esprit. Trois, non par l'état, mais par le degré ; ni par la substance, mais par la forme ; ni par la puissance, mais par l'aspect ; mais d'une seule substance, d'un seul état et d'une seule puissance. Car il y a un seul Dieu, de qui procèdent ces degrés, ces formes et ces aspects, au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

Contre Praxéas

Qui, en effet, ne reconnaîtrait la seconde personne du Fils, après le Père, lorsqu'il lit cette parole adressée par le Père au Fils : « Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance » ; et qu’il est rapporté ensuite : « Et Dieu fit l'homme ; il le fit à l'image de Dieu » ? Ou lorsqu'il tient entre les mains ce passage : « Le Seigneur fit pleuvoir sur Sodome et Gomorrhe du soufre et du feu, de la part du Seigneur, du haut du ciel » ? Ou lorsqu'il lit ces paroles adressées au Christ : « Tu es mon Fils, moi, aujourd'hui, je t'ai engendré. Demande, et je te donnerai les nations en héritage, et en possession les extrémités de la terre » ? Ou encore, lorsque cet illustre scribe déclare : « Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Siège à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis l’escabeau de tes pieds » ? Ou lorsque, parcourant les prophéties d'Isaïe, il trouve écrit ceci : « Voici ce que dit le Seigneur à mon Christ, le Seigneur » ? Ou lorsqu'il lit : « Je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé » ? Ou quand il trouve écrit : « Car celui qui m'a envoyé est plus grand que moi » ? Ou lorsqu'il considère ce qui est écrit : « Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu » ? Ou enfin, quand il lit, parmi tant d’autres, ce passage : « Il est écrit dans votre loi que le témoignage de deux personnes est vrai. Moi, je témoigne de moi-même, et le Père qui m’a envoyé témoigne de moi » ?

Sur la Trinité

Que le Verbe de Dieu n'est ni une œuvre ni une créature, mais un engendrement propre et indivisible de la substance du Père, ainsi que l'a écrit le grand concile, voilà ce que dit aussi l'évêque de Rome, Denys. Il écrit contre les partisans de Sabellius et s'indigne contre ceux qui osent tenir de tels propos ; il s'exprime ainsi : Il serait ensuite légitime que je m'adresse à ceux qui divisent, découpent et anéantissent la plus vénérable prédication de l'Église de Dieu, à savoir la monarchie, pour en faire trois puissances, trois hypostases distinctes et trois divinités. J'ai en effet appris que, parmi vous, certains de ceux qui catéchisent et enseignent la parole divine se font les promoteurs de cette doctrine, laquelle s'oppose, pour ainsi dire, de manière diamétrale à celle de Sabellius. Le premier, en effet, blasphème en affirmant que le Fils est le Père, et inversement. Quant aux autres, ils prêchent en quelque sorte trois dieux, en divisant la sainte monade en trois hypostases étrangères les unes aux autres et totalement séparées. Car il est nécessaire que le Verbe divin soit uni au Dieu de l'univers, et il faut que l'Esprit Saint trouve sa place et demeure en Dieu. Enfin, il est absolument nécessaire que la divine Trinité soit ramenée et rassemblée en un seul, comme en un sommet (je parle du Dieu de l'univers, le Tout-Puissant). En effet, la doctrine de l'insensé Marcion, qui sectionne et divise la monarchie en trois principes, est un enseignement diabolique ; ce n'est pas celui des vrais disciples du Christ, ni de ceux qui agréent les leçons du Sauveur.

Contre les Sabelliens

En effet, il est nécessaire que le divin Verbe soit uni au Dieu de l’univers, et il faut que le Saint-Esprit réside et demeure en Dieu. Il est donc absolument nécessaire que la divine Trinité soit récapitulée et rassemblée en un seul, comme en un sommet unique — je veux parler du Dieu de l’univers, le Tout-Puissant. En effet, la doctrine de Marcion l’insensé, qui consiste à découper et diviser la monarchie en trois principes, est un enseignement diabolique ; elle n’est pas celle des véritables disciples du Christ, ni de ceux qui se plaisent aux leçons du Sauveur. Car ces derniers savent bien que la divine Écriture annonce clairement une Trinité, mais ils savent aussi que ni l’Ancien ni le Nouveau Testament ne proclament trois dieux. On ne saurait blâmer avec moins de force ceux qui prétendent que le Fils est une créature et que le Seigneur a été fait, comme si l’on pensait qu’il est l’une des choses qui ont réellement été faites, alors que les oracles divins témoignent en sa faveur d’un engendrement qui lui est propre et qui lui convient, et non d’un façonnement ou d’une fabrication. Ce n’est donc pas un blasphème ordinaire, mais bien le plus grand de tous, que de dire du Seigneur qu’il est en quelque sorte une œuvre faite de main d’homme. Car si le Fils a été fait, il fut un temps où il n’était pas. Or, il a toujours été, puisqu’il est dans le Père, comme il le dit lui-même, et puisque le Christ est Verbe, Sagesse et Puissance. En effet, les divines Écritures affirment que le Christ est tout cela, comme vous le savez, et il se trouve que ce sont là des puissances de Dieu. Par conséquent, si le Fils a été fait, il fut un temps où ces attributs n’existaient pas ; il y eut donc un moment où Dieu était sans eux. Voilà qui est absolument absurde. Mais à quoi bon m’étendre davantage sur ce sujet avec vous, qui êtes des hommes remplis de l’Esprit et qui connaissez parfaitement les absurdités qui découlent de l’affirmation selon laquelle le Fils est une créature ? À ces absurdités, les instigateurs de cette doctrine ne me semblent pas avoir prêté attention, et c’est pourquoi ils se sont complètement écartés de la vérité, en interprétant le passage de l’Écriture divine et prophétique : Le Seigneur m’a créé au commencement de ses voies, d’une manière tout autre que ce qu’elle veut dire. Car, comme vous le savez, le sens du verbe « créer » n’est pas univoque. En effet, « créer » doit s’entendre ici dans le sens de « préposer à » ses œuvres, œuvres qui ont été faites par le Fils lui-même. Et le verbe « créer » ne saurait être pris ici dans le sens de « faire », car « créer » est différent de « faire ». Dans le grand cantique du Deutéronome, Moïse ne dit-il pas : N’est-ce pas lui, ton Père, qui t’a acquis, qui t’a fait et qui t’a créé ? À ces gens, on pourrait bien dire : « Ô hommes insensés et téméraires ! Comment, une simple créature, celui qui est le premier-né de toute la création, celui qui est engendré du sein du Père avant l’étoile du matin, celui qui a dit, en tant que Sagesse : Avant toutes les collines, il m’engendre ? » D’ailleurs, en de nombreux passages des oracles divins, on trouvera qu’il est dit du Fils qu’il est « engendré », mais jamais qu’il est « fait ». Ces passages réfutent manifestement les mensonges de ceux qui, se faisant de fausses idées sur l’engendrement du Seigneur, osent qualifier sa divine et ineffable génération de « fabrication ». Il ne faut donc ni diviser en trois divinités l’admirable et divine monade, ni diminuer par le mot de « créature » la dignité et la grandeur incomparable du Seigneur. Il faut au contraire croire en Dieu le Père tout-puissant, et en Jésus-Christ son Fils, et au Saint-Esprit, et croire que le Verbe est uni au Dieu de l’univers. Car le Seigneur dit : Moi et le Père, nous sommes un, et : Je suis dans le Père, et le Père est en moi. C’est ainsi que seront sauvegardées à la fois la divine Trinité et la sainte proclamation de la monarchie.

Contre les Sabelliens

Certains élaborent une doctrine funeste contre la sainte Trinité : ils soutiennent avec force qu'il n'y a pas trois Personnes, introduisant ainsi une personne sans hypostase. C'est pourquoi nous nous écartons de Sabellius, qui affirme que le Père et le Fils sont une seule et même personne. En effet, il dit que le Père est celui qui parle, et que le Fils est le Verbe qui demeure dans le Père, qui s'est manifesté au temps de la création, et qui, une fois toutes choses accomplies, retourne à Dieu. Il dit la même chose au sujet de l'Esprit Saint. Quant à nous, nous croyons que sont révélées trois Personnes possédant une unique divinité : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Car l'unique divinité, attestée par nature dans la Trinité, confirme l'unité de nature.

Confession sectionnelle de foi

Et s'ils disent : « Comment peut-il y avoir trois Personnes, et comment une seule divinité ? », nous leur dirons qu'il y a trois Personnes, en ce que l'une est celle de Dieu le Père, une autre celle du Seigneur le Fils, et la troisième celle de l'Esprit Saint ; mais il n'y a qu'une seule divinité... et une seule est la substance de la Trinité...

Confession sectionnelle de foi

Car unique est le règne du Père, du Fils et du Saint-Esprit, de même que sont uniques leur substance et leur souveraineté. C'est pourquoi, d'une seule adoration, nous adorons l'unique Divinité en trois hypostases, sans principe, incréée, infinie et sans successeur. En effet, jamais le Père ne cessera d'être Père, ni le Fils d'être Fils et roi, ni l'Esprit Saint d'être ce qu'il est dans son hypostase. Car rien de la Trinité ne sera jamais diminué, ni dans son éternité, ni dans sa communion et son règne.

La Trinité n’est pas qu’un nom ou une formule illusoire ; elle est, en vérité et en réalité, une Trinité. En effet, de même que le Père est celui qui est, ainsi son Verbe est lui aussi celui qui est, le Dieu qui est au-dessus de tout. L'Esprit Saint, lui non plus, n'est pas dépourvu d'existence ; bien au contraire, il existe et il subsiste en vérité. Et la foi de l'église catholique ne saurait rien en retrancher, sous peine de tomber dans l'erreur des juifs d'aujourd'hui, à l'image de Caïphe, et dans celle de Sabellius…

Quatre lettres à Sérapion de Thmuis, Epistola I ad Serapionem, 28

En effet, ils sont un, non pas comme une réalité unique qui serait divisée en deux parties, lesquelles ne seraient rien en dehors de cette unité ; ni comme une réalité unique qui recevrait deux noms, de sorte que la même personne deviendrait tantôt le Père, et tantôt son propre Fils. C’est pour avoir professé cette doctrine que Sabellius a été jugé hérétique. Au contraire, ils sont bien deux, car le Père est le Père et non le Fils ; et le Fils est le Fils et non le Père. Mais leur nature est une…

Quatre discours contre les Ariens, Contra Arianos III, 4

Nous anathématisons également ceux qui suivent l'erreur de Sabellius, affirmant que le Père est le même que le Fils.

Tome de Damase

Si quelqu'un ne confesse pas que le Fils est né du Père, c'est-à-dire de sa propre substance divine, qu'il soit anathème.

Tome de Damase

Voici, en résumé, que le Père est une personne, le Fils une autre, et le Saint-Esprit une autre encore ; distincts quant à la personne, mais non différents quant à la nature. C’est pourquoi il est dit : « Moi et le Père, nous sommes un. » Il nous enseigne à rapporter le « un » à la nature, et le « nous sommes » aux personnes. De même pour cette parole : « Ils sont trois à rendre témoignage dans le ciel : le Père, le Verbe et l’Esprit, et ces trois sont un. » Que Sabellius entende le « nous sommes », qu’il entende le « trois », et qu’il croie qu’il y a trois personnes. Qu’il cesse de blasphémer avec son cœur sacrilège en disant que le Père est à lui-même son propre Père, à lui-même son propre Fils, à lui-même son propre Esprit Saint, comme s’il s’engendrait lui-même d’une certaine manière, ou comme s’il procédait de lui-même d’une certaine façon ; alors qu’on ne peut absolument pas trouver, même dans les natures créées, un être capable de s’engendrer lui-même. Que de son côté Arius entende le « un », et qu’il ne dise pas que le Fils est d’une nature différente, car des natures différentes ne sauraient être appelées « une ». Le Fils proclame donc : « Moi et le Père, nous sommes un », et : « Qui m’a vu a vu le Père. » Et l’Apôtre dit de lui : « Lui qui était dans la condition de Dieu, il n’a pas jugé que c’était une proie à arracher d’être égal à Dieu. » C’est pourquoi, est-il dit dans l’Évangile, les Juifs cherchaient à tuer Jésus, parce que non seulement il violait le sabbat, mais encore il appelait Dieu son propre Père, se faisant ainsi l’égal de Dieu. Et Arius, avec son esprit blasphématoire, objecte : « Ils ne sont pas un, ils ne sont pas égaux, car le Fils dit lui-même de lui-même : “Le Père est plus grand que moi” ; et il atteste à maintes reprises avoir été envoyé par le Père. » Ô erreur funeste et doctrine pernicieuse, qui ignore l'économie de l’Incarnation, réalisée dans le temps pour le salut du genre humain ! Je le demande, en quoi le Père est-il plus grand que le Fils ? Est-ce selon la substance, ou la puissance, ou la bonté, ou l’incorporéité, ou l’éternité ? Si le Dieu Unigénit est l'image du Dieu Père inengendré, alors en lui réside la vérité d'une substance parfaite et absolue, qui fait de lui l'image de la vérité. Le Père est puissant ; mais si le Fils est faible, il n’est plus l’image du Puissant. Le Père est bon ; mais si le Fils possède une divinité d’un autre genre, une nature mauvaise ne saurait rendre l’image du Bon. Le Père est incorporel ; mais si le Fils, quant à son esprit, est délimité par un corps, un être corporel n'est plus la forme de l'incorporel. Le Père est éternel ; mais si le Fils n’est pas coéternel, alors le nom de paternité n’est venu au Père que dans le temps ; et alors tout n’a pas été fait par le Verbe, puisqu’on trouve un temps antérieur au Verbe, un temps où le Père aurait existé sans le Fils. Or, l’Écriture déclare avec évidence que le Verbe est l’image de Dieu le Père et que tout a été fait par lui. Ou peut-être pousse-t-il sa profession de foi impie jusqu’à croire que l’Esprit Saint est bon, le Fils meilleur, et le Père le meilleur de tous ? Ou à affirmer avec un esprit sacrilège que l’Esprit Saint est puissant, le Fils plus puissant, et le Père le plus puissant ? Ou à enseigner en blasphémant que l’Esprit Saint est juste, le Fils plus juste, et le Père le plus juste ? Par conséquent, il ne s’en tient pas à la profession de foi en un Dieu unique, mais, à la manière des païens, il se livre au culte de plusieurs dieux, en supposant, avec une présomption téméraire, que Dieu le Père est plus grand, le Fils plus petit, et le Saint-Esprit plus petit encore. Que cette erreur, qui consiste à avoir un Dieu plus grand et un Dieu plus petit, soit celle de ceux qui refusent d’être Israël et qui n’écoutent pas, les oreilles bouchées : « Écoute, Israël, le Seigneur ton Dieu est l’unique Dieu » ; et aussi : « C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, et à lui seul tu rendras un culte. »

Règle de foi, CAPUT IV.

C'est pour cela qu'il a envoyé le Verbe, afin qu'il se manifeste au monde... Celui qui est depuis le commencement, qui est apparu nouveau et s'est révélé ancien... Celui qui est de toute éternité, aujourd'hui reconnu comme Fils.

À Diognète