St. Ignace d'Antioche

Ἰγνάτιος Ἀντιοχείας

· IIe siècle ·Père apostolique ·Tuquie Mediterranéenne

32 citations · 17 sujets

Il y a donc un seul Dieu et Père, et non deux, ni trois : un seul qui est, et il n'y en a pas d'autre en dehors de lui, le seul qui soit véritable. En effet, il est dit : « Le Seigneur ton Dieu est l'unique Seigneur. » Et encore : « N'est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés ? N'avons-nous pas tous un seul Père ? » De même, il y a un seul Fils, le Verbe Dieu. Car il est dit : « le Fils unique, qui est dans le sein du Père ». Et de nouveau : « un seul Seigneur, Jésus-Christ ». Et ailleurs : « Quel est son nom, ou quel est le nom de son Fils, pour que nous le sachions ? » De même, il y a un seul Paraclet. Car il est dit : « un seul Esprit », puisque « nous avons été appelés à une seule espérance, celle de notre vocation ». Et encore : « nous avons tous été abreuvés d'un seul Esprit », et le reste. Et il est évident que c'est un seul et même Esprit qui opère tous ces dons. Il n'y a donc ni trois Pères, ni trois Fils, ni trois Paraclets, mais un seul Père, un seul Fils et un seul Paraclet. C'est pourquoi le Seigneur lui-même, en envoyant les apôtres faire de toutes les nations des disciples, leur a ordonné de baptiser au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; non pas en une seule réalité qui porterait trois noms, ni en trois êtres qui se seraient incarnés, mais en trois personnes de même dignité.

Lettre aux Philadelphiens

Il n'y a donc qu'un seul Dieu et Père, et non pas deux, ni trois ; un seul est celui qui est, et il n'y en a pas d'autre hormis lui, le seul véritable. Car, est-il dit : « Le Seigneur ton Dieu est un seul Seigneur. » ... Un seul aussi est le Fils, le Verbe Dieu. ... Un seul aussi est le Paraclet.

Lettre aux Philippiens

J’ai accueilli en Dieu votre nom si digne d’amour, que vous portez en vertu de votre nature droite, conformément à la foi et à l’amour dans le Christ Jésus, notre Sauveur. En « imitateurs de Dieu », et vous étant ranimés dans le sang de Dieu, vous avez parfaitement achevé l’œuvre qui sied à votre parenté divine. En effet, apprenant que j’étais enchaîné depuis la Syrie pour le Nom et l’espérance qui nous sont communs, et que j’espérais, par votre prière, obtenir de combattre les bêtes à Rome — afin que par cette victoire je puisse devenir enfin un vrai disciple —, vous vous êtes empressés de me voir. Ainsi donc, puisque j’ai accueilli au nom de Dieu votre communauté tout entière en la personne d’Onésime, homme d’un amour indicible et votre évêque selon la chair, je prie pour que vous l’aimiez selon Jésus-Christ et que vous soyez tous à sa ressemblance. Béni soit en effet Celui qui vous a accordé, à vous qui en étiez dignes, d’avoir un tel évêque.

Lettre aux Éphésiens, Chapitre 1

Mon esprit est l'humble rançon de la croix, qui est un « scandale » pour les incroyants, mais pour nous salut et vie éternelle. « Où est le sage ? Où est le savant ? » Où est la vaine gloire de ceux que l'on dit intelligents ? Car notre Dieu, Jésus-Christ, a été porté dans le sein de Marie selon l'économie de Dieu, issu d'une part de la « descendance de David », et d'autre part de l'Esprit Saint ; lui qui est né et a été baptisé afin de purifier l'eau par sa passion.

Lettre aux Éphésiens

Ne vous laissez pas séduire par des doctrines étrangères ; ne vous attachez ni aux mythes, ni aux généalogies interminables, ni à l'orgueil judaïque. Les choses anciennes sont passées ; voici que tout est devenu nouveau. En effet, si jusqu'à ce jour nous vivons selon la loi juive et la circoncision charnelle, nous renions la grâce que nous avons reçue. Car les plus divins prophètes ont vécu selon Jésus-Christ ; c'est aussi pour cela qu'ils ont été persécutés, inspirés par sa grâce, afin de donner pleine certitude aux incrédules qu'il y a un seul Dieu tout-puissant, qui s'est manifesté lui-même par Jésus-Christ son Fils. Celui-ci est son Verbe, non pas proféré mais substantiel. Car il n'est pas la voix d'un langage articulé, mais la substance engendrée de la puissance divine. Il a, en toutes choses, parfaitement plu à celui qui l'a envoyé.

Lettre aux Magnésiens, Chapitre 8

Efforcez-vous donc de vous affermir dans les doctrines du Seigneur et des apôtres, afin que tout ce que vous faites réussisse, dans la chair et l'esprit, dans la foi et l'amour, avec votre très digne évêque, la couronne spirituelle et dignement tressée de votre collège de prêtres, et les diacres selon Dieu. Soumettez-vous à l'évêque et les uns aux autres, comme le Christ au Père, afin qu'il y ait en vous une unité selon Dieu.

Lettre aux Magnésiens, Chapitre 13

Ignace, dit aussi le Théophore, à celle qui est bénie dans la plénitude de la grandeur de Dieu le Père, prédestinée avant les siècles pour être à jamais, pour une gloire qui demeure, immuable, unie et choisie dans une passion authentique, par la volonté du Père et de Jésus Christ, notre Dieu ; à l'église digne de toute félicité, qui se trouve à Éphèse en Asie, joie surabondante en Jésus Christ et dans une allégresse sans tache.

Lettre aux Éphésiens, Introduction

Ignace, dit aussi Théophore, à l’Église qui a obtenu miséricorde dans la majesté du Père très-haut et de Jésus Christ son Fils unique ; Église sanctifiée et illuminée par la volonté de Celui qui a fait toutes choses, selon la foi et l’amour de Jésus Christ, notre Dieu et Sauveur. À celle qui préside sur le territoire de Rome, digne de Dieu, digne de tout honneur, digne d’être proclamée bienheureuse, digne de louange, digne d’être exaucée, digne de pureté ; à celle qui préside à la charité, qui porte le nom du Christ et du Père, et qui est porteuse de l’Esprit. Je salue en Jésus Christ notre Dieu ceux qui sont unis selon la chair et l’esprit à chacun de ses commandements, comblés de toute la grâce de Dieu sans partage, et purifiés de toute teinte étrangère. Je leur souhaite une joie abondante et sans tache en Dieu le Père et en notre Seigneur Jésus Christ.

Lettre aux Romains

Ignace, dit aussi Théophore, à l’Église qui a obtenu miséricorde dans la majesté du Père très-haut et de Jésus Christ, son Fils unique ; Église bien-aimée et illuminée par la volonté de Celui qui a voulu toutes les choses qui existent, conformément à l’amour de Jésus Christ, notre Dieu ; elle qui préside sur le territoire de Rome, digne de Dieu, digne de respect, digne d’être proclamée bienheureuse, digne de louange, digne de voir ses vœux exaucés, digne de pureté, qui préside à la charité et porte le nom du Christ et du Père, je la salue au nom de Jésus Christ, Fils du Père. À ceux qui sont unis, de chair et d’esprit, à chacun de ses commandements, remplis de la grâce de Dieu sans aucune division et purifiés de toute teinte étrangère, je souhaite une joie abondante et sans tache en Jésus Christ, notre Dieu.

Lettre aux Romains

Car certains ont coutume de se prévaloir du Nom avec une ruse perverse, tout en commettant des actes indignes de Dieu. Il vous faut les éviter comme des bêtes sauvages. Ce sont en effet des chiens enragés, qui mordent sournoisement ; il vous faut vous garder d'eux, car ils sont difficiles à guérir. Il n'y a qu'un seul médecin, à la fois charnel et spirituel, engendré et inengendré, Dieu venu dans la chair, vie véritable dans la mort, issu de Marie et issu de Dieu, d'abord passible puis impassible : Jésus Christ notre Seigneur.

Lettre aux Éphésiens version longue, Chatpter 7

Puisque j’ai donc contemplé, dans les personnes que j’ai nommées, votre communauté tout entière dans la foi et l’amour, je vous exhorte à mettre tout votre zèle à agir dans la concorde qui vient de Dieu. Que l’évêque préside à la place de Dieu, les presbytres à la place du collège des apôtres, et les diacres, qui me sont infiniment chers, à qui est confié le service de Jésus-Christ, lui qui, avant les siècles, engendré auprès du Père, était Dieu, le Verbe, le Fils unique, et qui demeure le même à la fin des temps. Car son règne n’aura pas de fin, dit le prophète Daniel. Ainsi donc, aimons-nous tous les uns les autres dans une même concorde. Que personne ne regarde son prochain selon la chair, mais toujours en Jésus-Christ. Qu’il n’y ait rien en vous qui puisse vous diviser ; au contraire, soyez unis à l’évêque, et par lui, soumis à Dieu dans le Christ.

Lettre aux Magnésiens, Chapitre 6

Je ne veux plus vivre à la manière des hommes. Et cela se fera, si vous le voulez. Voulez-le, afin que vous aussi, vous trouviez sa faveur. Je vous le demande en quelques mots : croyez-moi. Jésus Christ vous manifestera que je dis la vérité ; il est la bouche qui ne ment pas, en qui le Père a véritablement parlé. Priez pour moi, afin que j’atteigne mon but. Ce n’est pas selon la chair que je vous ai écrit, mais selon la pensée de Dieu. Si je souffre le martyre, c’est que vous m’aurez voulu du bien ; mais si je suis rejeté, c’est que vous m’aurez haï.

Lettre aux Smyrnéens

J’écris à toutes les Églises et je le mande à tous : c'est de mon plein gré que je meurs pour Dieu, pourvu que vous ne m'en empêchiez pas. Je vous en supplie, ne me témoignez pas une bienveillance malvenue. Laissez-moi devenir la nourriture des fauves ; c'est par eux qu'il m'est donné d'atteindre Dieu. Je suis le blé de Dieu : je suis moulu par la dent des fauves pour devenir le pain pur de Dieu. Flattez plutôt les fauves, pour qu'ils deviennent mon tombeau et ne laissent rien de mon corps ; ainsi, une fois endormi, je ne serai à la charge de personne. Ce n'est qu'alors que je serai un véritable disciple de Jésus-Christ, quand le monde ne verra même plus mon corps. Priez le Seigneur pour moi, afin que, par ces instruments, je devienne une offrande pour Dieu. Ce n'est pas à la manière de Pierre et de Paul que je vous donne des ordres. Eux étaient des apôtres de Jésus-Christ ; moi, je suis le plus petit. Eux étaient libres, comme serviteurs de Dieu ; moi, je suis encore esclave. Mais si je souffre le martyre, je deviendrai l'affranchi de Jésus-Christ et je ressusciterai en lui, libre. Maintenant, enchaîné en lui, j'apprends à ne rien désirer de mondain ou de vain.

Lettre aux Romains

J’écris aux Églises et je le commande à tous : de mon plein gré, je meurs pour Dieu, si seulement vous ne m’en empêchez pas. Je vous en supplie, ne me montrez pas une bienveillance inopportune. Laissez-moi devenir la pâture des bêtes : c’est par elles qu’il m’est donné d’atteindre Dieu. Je suis le blé de Dieu, et je suis moulu par la dent des bêtes pour être trouvé pur pain du Christ. Flatttez plutôt les bêtes, afin qu’elles deviennent mon tombeau et ne laissent rien de mon corps ; ainsi, une fois endormi dans la mort, je ne serai à la charge de personne. C’est alors que je serai vraiment disciple du Christ, quand le monde ne verra même plus mon corps. Suppliez le Christ pour moi, afin que, par le moyen de ces instruments, je sois une victime offerte à Dieu. Ce n’est pas comme Pierre et Paul que je vous donne des ordres. Eux, apôtres ; moi, condamné. Eux, libres ; moi, jusqu’à présent, esclave. Mais si je souffre le martyre, je serai l’affranchi de Jésus et je ressusciterai en lui, libre. Maintenant, dans mes chaînes, j’apprends à ne désirer rien de mondain ou de vain.

Lettre aux Romains

Ignace, dit aussi Théophore, à l’Église qui a reçu miséricorde dans la majesté du Père très-haut et de Jésus Christ son Fils unique ; Église bien-aimée et illuminée par la volonté de Celui qui a voulu tout ce qui existe, selon la foi et l’amour pour Jésus Christ notre Dieu ; Église qui préside sur le territoire de Rome, digne de Dieu, digne de tout honneur, infiniment bienheureuse, digne de louange, promise au succès, digne de toute pureté ; à elle qui préside à la charité, qui porte la loi du Christ et le nom du Père : je la salue au nom de Jésus Christ, le Fils du Père. À ceux qui sont unis de chair et d’esprit à chacun de ses commandements, affermis sans partage dans la grâce de Dieu, purifiés de toute coloration étrangère, je leur souhaite en Jésus Christ notre Dieu une joie sans reproche. 1. Dans mes prières à Dieu, j'ai obtenu de voir vos visages, dignes de Dieu, et j'ai même reçu plus que je ne demandais. Car c'est enchaîné pour Jésus Christ que j'espère vous saluer, s’il est dans la volonté de Dieu que je sois jugé digne d’aller jusqu’au bout. Le commencement est facile, si du moins j'obtiens la grâce de recevoir sans obstacle la part qui m'est réservée. Mais je crains que votre affection même ne me soit préjudiciable. Pour vous, il est facile de faire ce que vous voulez ; mais pour moi, il est difficile de parvenir à Dieu, si vous ne m'épargnez pas. 2. Je ne veux pas que vous cherchiez à plaire aux hommes, mais à plaire à Dieu, comme vous le faites d'ailleurs. Pour moi, je n'aurai jamais une telle occasion de parvenir à Dieu, et vous, si vous gardez le silence, vous ne pourrez jamais souscrire à une œuvre plus belle. Si vous gardez le silence à mon sujet, je serai une parole de Dieu ; mais si vous vous attachez à ma chair, je ne serai plus qu'un simple son. Accordez-moi de n'être rien de plus qu'une libation offerte à Dieu, maintenant que l'autel est préparé. Ainsi, en chœur dans la charité, vous pourrez chanter au Père par Jésus Christ : « Dieu a daigné permettre que l'évêque de Syrie soit trouvé, en le faisant venir du levant au couchant. » Il est bon de se coucher loin du monde pour se lever en Dieu. 3. Jamais vous n'avez jalousé personne ; vous avez enseigné les autres. Ce que je veux, c'est que les leçons que vous donnez dans votre enseignement restent fermes. Demandez seulement pour moi la force, intérieure et extérieure, afin que je ne me contente pas de parler, mais que je veuille aussi ; pour que l'on ne se contente pas de m'appeler chrétien, mais qu'on découvre que je le suis vraiment. Car si l'on découvre que je le suis, je pourrai alors porter ce nom et être un vrai fidèle, au moment où je ne serai plus visible au monde. Rien de ce qui est visible n'est bon. Ce n'est pas par la persuasion, mais par sa grandeur que le christianisme se manifeste lorsqu'il est haï par le monde. 4. J’écris à toutes les Églises, et je le mande à tous : c’est de mon plein gré que je meurs pour Dieu, pourvu que vous ne m’en empêchiez pas. Je vous en supplie, ne me témoignez pas une bienveillance inopportune. Laissez-moi être la pâture des bêtes ; c'est par elles qu'il m'est donné de parvenir à Dieu. Je suis le blé de Dieu, et je suis moulu par la dent des bêtes, afin d’être trouvé un pain pur du Christ. Flattez plutôt les bêtes pour qu'elles deviennent mon tombeau et ne laissent rien subsister de mon corps, afin que, dans mon dernier sommeil, je ne sois à la charge de personne. C'est alors que je serai véritablement disciple de Jésus Christ, quand le monde ne verra même plus mon corps. Implorez le Christ pour moi, afin que, par ces instruments, je devienne une offrande pour Dieu. Je ne vous donne pas des ordres comme Pierre et Paul. Eux étaient des apôtres, moi un condamné. Eux étaient libres, et moi, jusqu'à présent, un esclave. Mais si je souffre le martyre, je serai un affranchi de Jésus Christ et je renaîtrai en lui, libre. Maintenant, dans mes chaînes, j'apprends à ne rien désirer. 5. De la Syrie jusqu’à Rome, je combats contre les bêtes, sur terre et sur mer, nuit et jour, enchaîné à dix léopards – c’est-à-dire un détachement de soldats. Quand on leur fait du bien, ils deviennent pires. Leurs mauvais traitements sont pour moi une école, mais « ce n’est pas pour autant que je suis justifié ». Puissé-je jouir des bêtes qui me sont préparées ! Je souhaite qu’elles soient promptes. Je les provoquerai même pour qu’elles me dévorent rapidement, et non comme certains qu’elles ont craint de toucher. Et si elles tardent et refusent, je les forcerai. Pardonnez-moi : je sais ce qui est bon pour moi. C’est maintenant que je commence à être un disciple. Que rien, ni les êtres visibles ni les invisibles, ne m'empêche par jalousie de parvenir à Jésus Christ. Feu, croix, corps à corps avec les bêtes, lacérations, démembrements, dislocations des os, mutilations, broiement du corps tout entier, que les pires tourments du diable s’abattent sur moi, pourvu seulement que je parvienne à Jésus Christ ! 6. Les confins du monde et les royaumes de ce siècle ne me seront d'aucune utilité. Il est meilleur pour moi de mourir pour m’unir à Jésus Christ que de régner sur les extrémités de la terre. C’est lui que je cherche, lui qui est mort pour nous. C’est lui que je veux, lui qui est ressuscité pour nous. Le moment de ma naissance approche. Pardonnez-moi, mes frères. Ne m'empêchez pas de vivre, ne souhaitez pas ma mort. Celui qui veut appartenir à Dieu, ne le livrez pas au monde, ne le séduisez pas par la matière. Laissez-moi recevoir la lumière pure ; là-bas, je serai vraiment un homme. Laissez-moi imiter la passion de mon Dieu. Si quelqu'un le possède en lui, qu'il comprenne ce que je désire et qu'il ait compassion de moi, connaissant l'angoisse qui m'étreint. 7. Le prince de ce monde veut m'arracher et corrompre le sentiment qui me porte vers Dieu. Que personne d'entre vous, qui êtes présents, ne l'aide. Soyez plutôt pour moi, c'est-à-dire pour Dieu. Ne parlez pas de Jésus Christ en désirant le monde. Que la jalousie n'ait pas de place en vous. Et même si, à mon arrivée, je vous suppliais en personne, ne m'écoutez pas. Fiez-vous plutôt à ce que je vous écris maintenant. C'est vivant que je vous écris, tout en désirant la mort. Mon désir terrestre a été crucifié, et il n'y a plus en moi de feu pour aimer la matière, mais une eau vive qui murmure en moi et me dit intérieurement : « Viens vers le Père. » Je ne prends plus plaisir à une nourriture corruptible ni aux plaisirs de cette vie. Je veux le pain de Dieu, qui est la chair de Jésus Christ, de la descendance de David, et pour boisson, je veux son sang, qui est l'amour incorruptible. 8. Je ne veux plus vivre à la manière des hommes. Et cela se fera, si vous le voulez. Voulez-le, pour que vous aussi, votre volonté soit agréée. Je vous le demande en peu de mots : croyez-moi. Jésus Christ vous montrera que je dis vrai ; il est la bouche sans mensonge par laquelle le Père a parlé en vérité. Demandez pour moi que je parvienne à mon but. Je ne vous ai pas écrit selon la chair, mais selon la pensée de Dieu. Si je subis le martyre, vous m'aurez montré votre bienveillance ; sinon, c'est que vous m'aurez haï. 9. Souvenez-vous dans votre prière de l'Église de Syrie, qui, à ma place, a Dieu pour pasteur. Seul Jésus Christ veillera sur elle, ainsi que votre charité. Pour moi, je rougis de compter parmi ses membres ; je n’en suis pas digne, étant le dernier d'entre eux et un avorton. Mais j'ai obtenu la miséricorde d'être quelqu'un, si je parviens à Dieu. Mon esprit vous salue, ainsi que la charité des Églises qui m'ont accueilli au nom de Jésus Christ, et non comme un simple voyageur. Celles-là mêmes qui n'étaient pas sur ma route matérielle m'ont précédé de ville en ville. 10. Je vous écris ceci de Smyrne, par l'intermédiaire des Éphésiens, dignes d'être appelés bienheureux. Avec moi se trouve, parmi beaucoup d'autres, Crocus, un nom qui m'est cher. Quant à ceux qui m'ont précédé de Syrie à Rome pour la gloire de Dieu, je crois que vous les connaissez désormais ; informez-les que je suis proche. Tous sont dignes de Dieu et de vous ; il est juste que vous leur apportiez tout le réconfort possible. Je vous écris ceci le neuf avant les calendes de septembre. Portez-vous bien jusqu'à la fin, dans l'attente patiente de Jésus Christ.

Lettre aux Romains

Priez aussi sans cesse pour les autres hommes. Il y a en effet en eux un espoir de repentir, afin qu'ils parviennent à Dieu. Permettez-leur donc d'être instruits par vous, ne serait-ce que par vos œuvres. Face à leurs colères, vous, soyez doux ; à leur arrogance, vous, soyez humbles ; à leurs blasphèmes, vous, offrez vos prières ; à leur égarement, vous, soyez « fermes dans la foi » ; à leur sauvagerie, vous, soyez pacifiques, sans chercher à les imiter en retour. Par la douceur, montrons-nous leurs frères ; efforçons-nous plutôt d'être des « imitateurs du Seigneur ». Qui a été plus injustement traité ? Qui a été plus dépouillé ? Qui a été plus méprisé ? Ainsi, aucune herbe du diable ne se trouvera en vous, mais vous demeurerez en Jésus-Christ dans une pureté et une modération parfaites, corps et esprit.

Lettre aux Éphésiens, Chapitre 10

Attachez-vous à l'évêque, pour que Dieu s'attache aussi à vous. Je donne ma vie pour ceux qui sont soumis à l'évêque, au presbytérium et aux diacres. Puisse-je avoir ma part avec eux auprès de Dieu. Travaillez ensemble, combattez ensemble, courez ensemble, souffrez ensemble, dormez ensemble, relevez-vous ensemble, en tant qu'intendants de Dieu, ses assesseurs et ses serviteurs. Plaisez à celui sous les ordres duquel vous servez, de qui vous recevrez votre solde. Qu'aucun de vous ne soit un déserteur. Que votre baptême demeure votre armement, la foi votre casque, l'amour votre lance, et la patience votre armure complète. Que vos dépôts soient vos œuvres, afin de recevoir en retour des gains qui soient dignes de Dieu. Soyez donc patients les uns envers les autres, dans la douceur, et Dieu sera avec vous. Puisse-je trouver en vous ma joie, pour toujours.

Lettre à St. Polycarpe de Smyrne

Le prince de ce monde veut s'emparer de moi et pervertir la résolution qui me porte vers mon Dieu. Que personne d’entre vous, qui êtes présents, ne lui vienne en aide. Prenez plutôt mon parti, c’est-à-dire celui de Dieu. N'ayez pas Jésus-Christ à la bouche, si c'est le monde que vous désirez. Que la jalousie ne trouve pas de demeure en vous. Et même si, une fois arrivé auprès de vous, je vous suppliais en personne, ne m’écoutez pas. Fiez-vous plutôt à ce que je vous écris. Car c'est bien vivant que je vous écris, moi qui suis épris de la mort. Mon désir passionné a été crucifié, et il n’y a plus en moi de feu pour les choses matérielles. Il y a au contraire une eau vive qui murmure en moi et me dit au-dedans : « Viens vers le Père. » Je ne trouve aucun plaisir à la nourriture corruptible, ni aux jouissances de cette vie. C’est le pain de Dieu que je veux, ce pain du ciel, ce pain de vie qui est la chair de Jésus-Christ, le Fils de Dieu, né dans les derniers temps de la descendance de David et d’Abraham. Et pour boisson, je veux son sang, qui est amour incorruptible et vie éternelle.

Lettre aux Romains

Le prince de ce monde veut s'emparer de moi et pervertir ma volonté tournée vers Dieu. Que personne parmi vous ne lui vienne donc en aide ; soyez plutôt de mon côté, c'est-à-dire du côté de Dieu. Ne parlez pas de Jésus Christ tout en préférant le monde. Que l'envie n'habite pas en vous. Et même si, une fois présent parmi vous, je vous en suppliais, ne cédez pas ; fiez-vous plutôt à ce que je vous écris. Car c'est en homme vivant que je vous écris, épris du désir de mourir pour le Christ. Mon désir a été crucifié, et il n’y a plus en moi de feu avide de matière. Mais une eau vive, jaillissant en moi, me dit intérieurement : « Viens vers le Père. » Je ne trouve de plaisir ni à la nourriture corruptible, ni aux jouissances de cette vie. Je veux le pain de Dieu, ce pain céleste, ce pain de vie qui est la chair de Jésus Christ, le Fils de Dieu, né dans les derniers temps de la descendance de David et d'Abraham. Et pour boisson, je veux son sang, qui est amour incorruptible et vie éternelle.

Lettre aux Romains

Rien ne me servira des plaisirs du monde, ni des royaumes de ce siècle. Mieux vaut pour moi mourir pour Jésus-Christ que de régner sur les confins de la terre. Car que servirait à un homme de gagner le monde entier, s'il perdait son âme ? C'est lui que je cherche, celui qui est mort pour nous ; c'est lui que je veux, celui qui est ressuscité pour nous. Le moment de ma naissance approche. Pardonnez-moi, frères. Ne m'empêchez pas de naître à la vie, ne cherchez pas à me faire mourir. Moi qui veux être à Dieu, ne me livrez pas au monde. Laissez-moi atteindre la pure lumière. C'est seulement là que je serai un homme de Dieu. Permettez-moi d'être un imitateur de la passion de mon Dieu. Si quelqu'un le possède en lui-même, qu'il comprenne ce que je désire et qu'il ait compassion de moi, sachant ce qui m'enserre. Le prince de ce monde veut me ravir et corrompre ma résolution d'aller à Dieu. Que personne d'entre vous, ici présent, ne l'aide. Soyez plutôt de mon côté, c'est-à-dire du côté de Dieu. Ne parlez pas de Jésus-Christ tout en convoitant le monde. Que la jalousie n'habite pas en vous. Même si, une fois présent parmi vous, je vous en suppliais, ne m'écoutez pas. Fiez-vous plutôt à ce que je vous écris maintenant. Car c'est bien vivant que je vous écris, mais brûlant du désir de mourir. Mon amour passionné a été crucifié, et il n'y a plus en moi de feu pour la matière. Mais une eau vive murmure en moi, et du fond de mon être elle me dit : « Viens vers le Père. » Je ne prends aucun plaisir à la nourriture corruptible, ni aux jouissances de cette vie. Je veux le pain de Dieu, le pain céleste, le pain de vie, qui est la chair de Jésus-Christ, le Fils de Dieu, né dans les derniers temps de la lignée de David et d'Abraham. Et je veux la boisson de Dieu, son sang, qui est amour incorruptible et vie éternelle.

Lettre aux Smyrnéens

...vous exhortant à pratiquer une seule foi, une seule prédication et une seule eucharistie. Car la chair du Seigneur Jésus est une, et un est son sang, celui qui a été versé pour nous ; un seul pain est rompu pour tous, et une seule coupe est distribuée à l’assemblée entière ; il y a un seul autel pour toute l’Église, et un seul évêque, avec le presbyterium et les diacres, mes compagnons de service.

Lettre aux Philadelphiens

Je vous exhorte donc dans le Seigneur : tous ceux qui, s'étant repentis, reviendront à l'unité de l'Église, accueillez-les avec la plus grande douceur, afin que... devenus dignes de Jésus-Christ, ils obtiennent le salut éternel dans le royaume du Christ.

Lettre aux Philadelphiens

Puisque j'ai eu le privilège de vous voir en la personne de Damas, votre évêque digne de Dieu, et de vos dignes prêtres Bassus et Apollonius, ainsi que du diacre Zotion, mon compagnon de service – que j'apprécie particulièrement, car il est soumis à l'évêque et au collège des prêtres, par la grâce de Dieu, dans la loi de Jésus-Christ. Il convient donc que vous aussi, vous obéissiez à votre évêque et ne lui contredisiez en rien. Car il est redoutable de s'opposer à un tel homme. En effet, ce n'est pas cet homme visible que l'on trompe, mais on cherche à abuser de l'Invisible qui, lui, ne peut être abusé par personne. Un tel acte ne concerne pas un homme, mais Dieu. Car Dieu dit à Samuel : « Ce n'est pas toi qu'ils ont bafoué, mais moi. » Et Moïse dit : « Votre murmure n'est pas dirigé contre nous, mais contre le Seigneur Dieu. » Personne n'est resté impuni après s'être élevé contre ses supérieurs. En effet, Dathan et Abiron ne se sont pas opposés à la Loi, mais à Moïse, et ils sont descendus vivants dans l'Hadès. Coré et les deux cent cinquante hommes qui conspirèrent avec lui contre Aaron furent consumés par le feu. Absalom, devenu parricide, fut suspendu à un arbre et eut le cœur aux intentions mauvaises transpercé de javelots. Abeddadan fut de même décapité pour une raison semblable. Ozias fut frappé de la lèpre pour avoir attenté aux droits des prêtres et du sacerdoce. Saül fut privé de son rang pour ne pas avoir attendu le grand prêtre Samuel. Il faut donc que vous aussi, vous respectiez vos supérieurs. En effet, ce n'est pas le grand âge qui donne la sagesse, ni les vieillards qui possèdent le discernement ; c'est l'esprit qui est dans les hommes. Le sage Daniel, à l'âge de douze ans, fut rempli de l'Esprit divin et confondit les anciens qui portaient en vain leurs cheveux blancs, les démasquant comme calomniateurs et avides de la beauté d'autrui. Samuel, tout petit enfant, reprit Héli, âgé de quatre-vingt-dix ans, parce qu'il avait préféré ses propres fils à Dieu. De même, Jérémie entend Dieu lui dire : « Ne dis pas : Je suis trop jeune. » Salomon, qui devint roi à douze ans, rendit ce jugement redoutable et si difficile à formuler sur les deux femmes au sujet de leurs enfants. Quant à Josias, il prit le pouvoir à huit ans, renversa les autels et les temples, et incendia les bois sacrés ; car ils étaient consacrés aux démons et non à Dieu. Il égorgea les faux prêtres, les considérant comme des corrupteurs et des imposteurs pour les hommes, et non comme des serviteurs de la divinité. Ce n'est donc pas la jeunesse qui est méprisable, lorsqu'elle est consacrée à Dieu, mais plutôt celui dont les pensées sont perverses, fût-il chargé d'années et de méchanceté. Timothée, porteur du Christ, était jeune ; mais écoutez ce que lui écrit son maître : « Que personne n'ait de mépris pour ta jeunesse ; mais sois un modèle pour les croyants, par la parole et la conduite. »

Lettre aux Magnésiens

Puisque j’ai donc contemplé, en la personne de ceux que j’ai déjà nommés, l’ensemble de votre communauté dans la foi et l’amour, je vous exhorte : ayez à cœur de tout faire dans la concorde de Dieu, l’évêque présidant à la place de Dieu, les presbytres à la place du sénat des apôtres, et les diacres, qui me sont si chers, chargés du service de Jésus Christ. Lui qui, engendré du Père avant tous les siècles, était Dieu le Verbe, Fils unique, et qui, à la fin des temps, demeure le même. Car son règne n’aura pas de fin, dit le prophète Daniel. Aimons-nous donc tous les uns les autres dans la concorde ; que personne ne regarde son prochain selon la chair, mais en Jésus Christ. Qu’il n’y ait rien en vous qui puisse vous diviser ; mais soyez unis à l’évêque, soumis à Dieu par lui dans le Christ.

Lettre aux Magnésiens, Chapitre 6

Appliquez-vous donc à être affermis dans les enseignements du Seigneur et des apôtres, afin que tout ce que vous entreprenez réussisse, dans la chair comme dans l'esprit, dans la foi comme dans l'amour. Agissez ainsi en union avec votre très digne évêque, avec la couronne spirituelle et admirablement tressée de votre collège de prêtres, et avec les diacres qui vivent selon Dieu. Soyez soumis à l'évêque, et les uns aux autres, comme le Christ l'est au Père, afin qu'il y ait parmi vous une unité selon Dieu.

Lettre aux Magnésiens, Chapitre 13

Certains ont bien voulu m'égarer par des arguments purement humains, mais l'esprit, lui, ne se laisse pas égarer. Car c'est de Dieu que je l'ai reçu. Il sait en effet d'où il vient et où il va, et il met en lumière les secrets. Au milieu de vous, je me suis écrié, j'ai parlé d'une voix forte ; et cette parole n'était pas de moi, mais de Dieu : « Soyez attachés à l'évêque, au presbytérium et aux diacres. » Si vous me soupçonnez de dire cela parce que j'aurais su d'avance la division de certains, celui pour qui je suis enchaîné m'est témoin que je ne l'ai appris d'aucune bouche humaine. C'est l'Esprit qui m'a annoncé ces paroles : « Ne faites rien sans l'évêque. Gardez votre chair comme un temple de Dieu. Aimez l'unité, fuyez les divisions. Soyez les imitateurs de Paul et des autres apôtres, comme eux-mêmes l'ont été du Christ. »

Lettre aux Philadelphiens

J’ai appris que vous possédiez une disposition d’esprit irréprochable et une constance sans faille, non par habitude, mais par nature. C’est ce que m’a révélé Polybe, votre évêque, qui est venu me trouver à Smyrne par la volonté de Dieu et de Jésus-Christ. Il a partagé ma joie avec une telle chaleur, moi qui suis prisonnier en Jésus-Christ, qu’en sa personne j’ai pu contempler votre communauté tout entière. En accueillant donc par son intermédiaire la bienveillance que vous me portez selon Dieu, j’ai rendu gloire, car j’ai reconnu que vous étiez, comme je l’avais appris, des imitateurs de Dieu. Soyez soumis à l’évêque, aux prêtres et aux diacres. En effet, lorsque vous êtes soumis à l’évêque comme à Jésus-Christ, il me semble que vous ne vivez pas à la manière des hommes, mais selon Jésus-Christ lui-même, qui est mort pour nous afin que, croyant en sa mort, vous échappiez à la mort. Il est donc nécessaire, comme d’ailleurs vous le faites, de ne rien entreprendre sans l’évêque. Soyez aussi soumis au presbytérium comme aux apôtres de Jésus-Christ, notre espérance, en qui nous devons demeurer pour être trouvés saints. Quant aux diacres, qui sont les ministres des mystères de Jésus-Christ, ils doivent eux aussi chercher à plaire à tous et de toutes les manières. Car ils ne sont pas les serviteurs du boire et du manger, mais les serviteurs de l’Église de Dieu. Il faut donc qu’ils se gardent des accusations comme du feu.

Lettre aux Tralliens

De même, que tous révèrent les diacres comme les ministres de Jésus Christ, l’évêque comme Jésus Christ, le Fils même du Père, et les presbytres comme le conseil de Dieu et le collège des apôtres. Sans eux, il n'y a pas d'Église. Je suis d’ailleurs persuadé que vous partagez ces convictions. En effet, j’ai reçu l’exemple de votre charité et je l’ai avec moi en la personne de votre évêque. Son attitude même est un grand enseignement, et sa douceur est une force. Je pense que même les incroyants le respectent. Par amour pour vous, je ne m’épargne pas moi-même. Aurais-je pu, en vous écrivant sur ce sujet, en venir à une telle présomption que, tout condamné que je sois, je vous donne des ordres comme si j'étais un apôtre ?

Lettre aux Tralliens

Méfiez-vous donc de telles personnes. Vous y parviendrez à condition de ne pas être enflés d’orgueil et de demeurer inséparables de Dieu Jésus-Christ, de l’évêque et des préceptes des apôtres. Celui qui est à l’intérieur du sanctuaire est pur ; celui qui est en dehors n’est pas pur.

Lettre aux Tralliens

Si donc ceux qui vivaient au milieu des anciennes Écritures sont parvenus à une nouveauté d'espérance, en attendant le Christ, comme l'enseigne le Seigneur quand il dit : « Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c'est de moi qu'il a écrit. » Et encore : « Abraham, votre père, a exulté à la pensée de voir mon jour ; il l'a vu et il s'en est réjoui. » Car « avant qu'Abraham fût, Je suis ». Comment pourrons-nous vivre sans lui ? Lui, dont les prophètes, qui étaient ses serviteurs, l'ont entrevu par l'Esprit. Ils l'attendaient comme leur maître et l'espéraient comme leur Seigneur et Sauveur, en disant : « Lui-même viendra et nous sauvera. » Ne vivons donc plus le sabbat à la manière des Juifs, en nous réjouissant de l'oisiveté. Car « celui qui ne travaille pas ne doit pas manger ». En effet, « c'est à la sueur de ton front que tu mangeras ton pain », disent les oracles divins. Que chacun de vous observe plutôt le sabbat de manière spirituelle, en trouvant sa joie dans la méditation de la loi et non dans le repos du corps, en admirant l'œuvre de Dieu, plutôt qu'en mangeant des mets de la veille, en buvant des boissons tièdes, en se promenant sur des distances mesurées et en se plaisant à des danses et des applaudissements insensés. Et après avoir observé le sabbat, que tout ami du Christ célèbre le jour du Seigneur, le jour de la résurrection, le roi et le souverain de tous les jours. C'est en l'attendant que le Prophète disait : « Pour la fin, pour le huitième jour. » Jour en lequel notre vie s'est levée et où la victoire sur la mort a été remportée dans le Christ. Ce que nient les fils de la perdition, les ennemis du Sauveur, eux dont le dieu est leur ventre, qui ne pensent qu'aux choses de la terre ; amis du plaisir plutôt qu'amis de Dieu, ils ont l'apparence de la piété mais en ont renié la puissance. Ce sont des trafiquants du Christ, qui frelatent la parole et vendent Jésus ; des corrupteurs de femmes, avides du bien d'autrui, de véritables gouffres financiers. Puissiez-vous être délivrés d'eux par la miséricorde de Dieu, par notre Seigneur Jésus Christ.

Lettre aux Magnésiens, Chapitre 9

Frères, ne vous y trompez pas. Quiconque suit l'auteur d'un schisme n'héritera pas du royaume de Dieu... Quiconque marche selon une doctrine étrangère, celui-là n'appartient pas au Christ, ni n'a part à sa Passion.

Lettre aux Philadelphiens

Ne vous y trompez pas, mes frères : ceux qui corrompent les familles « n’hériteront pas du royaume de Dieu ». Si donc ceux qui commettent de tels actes selon la chair ont subi la mort, à combien plus forte raison celui qui, par un enseignement pervers, corrompt la foi de Dieu pour laquelle Jésus-Christ a été crucifié ? Celui-là, s’étant souillé, ira au feu qui ne s’éteint pas, de même que celui qui l’écoute. Certains individus d'une grande perversité ont coutume de porter partout le Nom avec une intention perfide ; mais ils accomplissent des actes indignes de Dieu et professent des doctrines qui s’opposent à la sienne, pour leur propre perte et celle de ceux qui les croient. Vous devez les fuir comme des bêtes sauvages. Car le juste qui s’écarte d’eux est sauvé pour l’éternité. Ce sont en effet des chiens muets, incapables d’aboyer, des chiens enragés qui mordent en cachette. Il faut les éviter, car ils souffrent d’un mal incurable. Or, notre médecin est le seul vrai Dieu, inengendré et inaccessible, Seigneur de l’univers, mais Père et géniteur du Fils unique. Nous avons aussi pour médecin notre Seigneur Dieu Jésus-Christ, avant tous les siècles Fils unique et Verbe, et ensuite, homme né de la Vierge Marie. Car le Verbe s’est fait chair : l’incorporel dans un corps, l’impassible dans un corps capable de souffrir, l’immortel dans un corps mortel, la vie au sein de la corruption, afin de libérer nos âmes de la mort et de la corruption, de les soigner et de les guérir, elles qui sont malades de l’impiété et des mauvaises convoitises.

Lettre aux Éphésiens, Chapitre 16