St. Athanase d’Alexandrie

Ἀθανάσιος

· IVe siècle ·Nicéen ·Egypte

13 citations · 10 sujets

La Trinité n’est pas qu’un nom ou une formule illusoire ; elle est, en vérité et en réalité, une Trinité. En effet, de même que le Père est celui qui est, ainsi son Verbe est lui aussi celui qui est, le Dieu qui est au-dessus de tout. L'Esprit Saint, lui non plus, n'est pas dépourvu d'existence ; bien au contraire, il existe et il subsiste en vérité. Et la foi de l'église catholique ne saurait rien en retrancher, sous peine de tomber dans l'erreur des juifs d'aujourd'hui, à l'image de Caïphe, et dans celle de Sabellius…

Quatre lettres à Sérapion de Thmuis, Epistola I ad Serapionem, 28

En effet, ils sont un, non pas comme une réalité unique qui serait divisée en deux parties, lesquelles ne seraient rien en dehors de cette unité ; ni comme une réalité unique qui recevrait deux noms, de sorte que la même personne deviendrait tantôt le Père, et tantôt son propre Fils. C’est pour avoir professé cette doctrine que Sabellius a été jugé hérétique. Au contraire, ils sont bien deux, car le Père est le Père et non le Fils ; et le Fils est le Fils et non le Père. Mais leur nature est une…

Quatre discours contre les Ariens, Contra Arianos III, 4

Malgré ces démonstrations, ils redoublent d’effronterie en disant : « S’il n’y a pas eu un temps où le Fils n’était pas, mais qu’il est au contraire éternel et coexiste avec le Père, alors ce n’est plus un Fils que vous annoncez, mais un frère du Père. » Insensés et querelleurs ! Si en effet nous nous contentions de dire qu’il coexiste de toute éternité avec le Père, sans affirmer qu’il est Fils, leur piété feinte aurait une certaine vraisemblance. Mais puisque, tout en le disant éternel, nous confessons qu’il est le Fils né du Père, comment celui qui est engendré pourrait-il être considéré comme le frère de celui qui l’a engendré ? … Le Père et le Fils ne sont pas issus d’un quelconque principe antérieur qui ferait d’eux des frères ; au contraire, le Père est le principe et le géniteur du Fils. … En effet, il est propre aux hommes d’engendrer dans le temps, en raison de l’imperfection de leur nature ; mais en Dieu l’engendrement est éternel, parce que sa nature est toujours parfaite.

Quatre discours contre les Ariens

Puisque nous avons évoqué les hérétiques comme s'ils étaient morts, et nous-mêmes comme ceux qui possèdent les divines Écritures pour leur salut, je crains, ainsi que Paul l’écrivait aux Corinthiens, que quelques âmes simples ne soient détournées de la simplicité et de la pureté par la ruse des hommes, et qu’elles ne se mettent alors à fréquenter d’autres livres, ceux que l’on nomme apocryphes, trompées par leur homonymie avec les livres authentiques. Je vous en prie, ayez de l’indulgence si, sur des sujets que vous connaissez déjà, j’écris pour les rappeler, en raison de la nécessité et pour le bien de l’Église. Alors que je m’apprête à les énumérer, j’utiliserai, pour justifier mon audace, le modèle de l’évangéliste Luc, en disant moi aussi : « Puisque certains ont entrepris de composer pour eux-mêmes des écrits dits apocryphes et de les mêler à l’Écriture inspirée de Dieu, au sujet de laquelle nous avons reçu pleine certitude, selon ce qu’ont transmis à nos pères ceux qui furent dès le commencement les témoins oculaires et les serviteurs de la Parole, il m’a paru bon, à moi aussi, encouragé par des frères authentiques et instruit de cette tradition depuis ses origines, d’exposer dans l’ordre les livres qui font partie du canon, qui nous ont été transmis et dont nous croyons qu’ils sont divins, afin que chacun, s’il a été trompé, puisse condamner ceux qui l’ont égaré, et que celui qui est resté pur se réjouisse de recevoir cette confirmation. » Voici donc les livres de l’Ancien Testament, au nombre de vingt-deux au total ; car tel est aussi, m’a-t-on dit, le nombre de lettres dans l'alphabet hébreu, selon la tradition. Leur ordre et leur nom sont les suivants : d’abord la Genèse ; puis l’Exode ; ensuite le Lévitique ; après cela, les Nombres ; et enfin, le Deutéronome. À la suite de ceux-ci, il y a Jésus fils de Navé, les Juges, puis Ruth. Viennent ensuite les quatre livres des Règnes ; le premier et le deuxième sont comptés comme un seul livre, de même que le troisième et le quatrième. Après eux, le premier et le deuxième livre des Paralipomènes, également comptés comme un seul. Puis, le premier et le deuxième livre d’Esdras, de même comptés pour un. Après ceux-ci, le livre des Psaumes, puis les Proverbes, ensuite l’Ecclésiaste et le Cantique des cantiques. À cela s’ajoute Job. Enfin, les Prophètes : les douze sont comptés comme un seul livre ; ensuite Isaïe, Jérémie et, avec lui, Baruch, les Lamentations et l'Épître ; et après lui, Ézéchiel et Daniel. Là s’arrête la liste des livres de l’Ancien Testament. Quant aux livres du Nouveau Testament, il ne faut pas hésiter à les énumérer aussi. Les voici : quatre Évangiles, selon Matthieu, selon Marc, selon Luc et selon Jean. Ensuite, les Actes des apôtres, et les sept épîtres des apôtres dites catholiques, qui sont : une de Jacques, deux de Pierre, puis trois de Jean, et après elles, une de Jude. À cela s’ajoutent quatorze épîtres de l’apôtre Paul, écrites dans l’ordre suivant : la première aux Romains, puis deux aux Corinthiens ; après celles-ci, l’épître aux Galates, suivie de celle aux Éphésiens, puis celle aux Philippiens et celle aux Colossiens ; après elles, deux aux Thessaloniciens et l'épître aux Hébreux ; et tout de suite après, deux à Timothée, une à Tite, et la dernière, une à Philémon. Et encore, l’Apocalypse de Jean. Celles-ci sont les sources du salut, afin que celui qui a soif puisse s’abreuver des paroles qu’elles contiennent. En ces livres seuls est proclamé l’enseignement de la piété. Que personne n’y ajoute rien, et que personne n’en retranche rien. C’est à leur sujet que le Seigneur confondait les sadducéens en disant : « Vous êtes dans l'erreur, car vous ne connaissez ni les Écritures ni leur puissance », et il exhortait les Juifs : « Sondez les Écritures : ce sont elles qui rendent témoignage de moi. » Mais

Lettres festales

Ajoutons encore ceci : fidèles aux traditions apostoliques, souvenons-nous les uns des autres dans nos assemblées de prière. Et lorsque nous célébrerons tous ensemble la fête, rendons continuellement grâce au Seigneur d'une seule voix. Ainsi, ayant reçu sa grâce et à l'imitation des saints, nous trouverons chaque jour notre gloire dans le Seigneur, comme le dit le Psalmiste. Car assurément, si nous célébrons cette solennité comme il se doit, nous serons jugés dignes de la joie céleste.

Lettres festales

Ajoutons encore ceci : fidèles aux traditions apostoliques, souvenons-nous les uns des autres dans nos assemblées de prière et, lorsque nous célébrerons tous ensemble la fête, rendons toujours grâce au Seigneur d'une seule voix. C'est ainsi que, en recevant sa grâce et en imitant les saints, nous serons chaque jour loués dans le Seigneur, comme le dit le Psalmiste. En effet, si nous célébrons la solennité comme il se doit, nous serons dignes de la joie céleste.

Lettres festales

Ils ont rédigé des livres, qu'ils appellent des registres, dans lesquels ils traitent des astres en leur attribuant les noms des saints. Et c'est ainsi qu'ils se sont couverts d'une triple honte : en s'initiant eux-mêmes à une science fausse et méprisable, et en égarant par une intention perverse les gens sans instruction et les simples au sujet de la foi droite, cette foi qui, dans la vérité, est ferme et juste devant Dieu.

Lettres festales, Coptic (Memphitic) Life de St. Theodore (Amélineau, Annales du Musée Guimet, vol. 17, p. 239

Car nous ne mourons plus selon notre première origine en Adam ; au contraire, notre origine et toute la faiblesse de la chair ayant été transférées dans le Verbe, nous sommes désormais relevés de la terre, la malédiction du péché étant anéantie par celui qui, en nous et pour nous, s’est fait malédiction. Et à juste titre. Car de même que nous tous, issus de la terre, nous mourons en Adam, de même nous tous, régénérés d’en haut par l’eau et l’Esprit, nous sommes vivifiés dans le Christ.

Quatre discours contre les Ariens, Contra Arianos III, 33

À cela nous ajoutons ceci : fidèles aux traditions apostoliques, souvenons-nous les uns des autres dans nos assemblées de prière. Et lorsque nous célébrerons tous ensemble la fête, rendons toujours grâce au Seigneur d'une seule voix. C'est ainsi que, sa grâce une fois reçue et en imitant les saints, nous serons chaque jour loués dans le Seigneur, comme le dit le Psalmiste : en effet, si nous célébrons la solennité comme il se doit, nous serons dignes de la joie céleste.51

Sur les conciles

Il prend pour lui un corps, et celui-ci n’est pas étranger au nôtre. Car il n’a pas voulu simplement se trouver dans un corps, ni seulement se manifester… mais il prend notre propre corps, et non pas de n’importe quelle manière : il le reçoit d’une Vierge pure et sans tache, qui n’a connu aucun homme ; un corps pur et véritablement étranger à toute union avec l’homme.

Incarnation du Verbe, De Incarnatione 8

qu’il a toujours été Dieu et qu’il est le Fils, lui qui est le Verbe, le resplendissement et la sagesse du Père ; et que par la suite, pour nous, il s’est fait homme en prenant chair de la Vierge Marie, la Mère de Dieu.

Quatre discours contre les Ariens, Contra Arianos III, 29.

Par conséquent, ceux qui nient que le Fils soit, par nature, issu du Père et propre à sa substance, qu’ils nient également qu’il ait assumé une véritable chair humaine de Marie, la toujours Vierge.

Quatre discours contre les Ariens

Prends donc cela comme modèle, bien-aimé Dracontius : ne dis pas, et ne crois pas non plus ceux qui affirment que l'épiscopat offre une occasion de pécher ou qu'il engendre des tentations. En effet, un évêque peut avoir faim et soif, comme Paul ; il peut ne pas boire de vin, comme Timothée, et jeûner constamment, comme Paul. C'est afin que, suivant ces exemples, tu nourrisses les autres par tes paroles et que, tout en ayant toi-même soif par privation de boisson, tu les abreuves de ton enseignement. Que tes conseillers ne prennent donc pas cela comme prétexte. Car nous connaissons des évêques qui jeûnent, et des moines qui mangent ; des évêques qui ne boivent pas de vin, et des moines qui en boivent ; des évêques qui accomplissent des miracles, et des moines qui n'en font pas.

Lettres festales