“Je présume que la plupart des gens, considérant cette démarche comme un étalage public de leur personne, la fuient ou la remettent de jour en jour, plus soucieux de leur pudeur que de leur salut. Ils ressemblent à ceux qui, atteints d'une maladie aux parties les plus intimes du corps, se dérobent au savoir des médecins et meurent ainsi, consumés par leur honte. Intolérable, n'est-ce pas, pour leur pudeur, de donner satisfaction au Seigneur offensé et d'être rétablis dans le salut qu'ils ont trahi ! Quelle admirable pudeur que la tienne, en vérité ! Tu lèves le front pour pécher, mais tu le baisses pour supplier. Pour ma part, je ne laisse aucune place à la honte, car je gagne bien plus à sa disparition. Elle-même, en quelque sorte, semble exhorter l'homme en lui disant : « Ne t'occupe pas de moi ; grâce à toi, il vaut mieux pour moi périr. »”
“En effet, Dieu ne tient pas pour valable le rejet des bonnes œuvres, puisqu'elles sont siennes. Comme il en est l'auteur et le défenseur, il est donc nécessaire qu'il les accueille ; et s'il les accueille, il les récompense aussi.”