“Apprends donc de ces exemples, insensé, que chaque semence revêt son propre corps. Jamais tu ne sèmes du blé pour récolter de l’orge ; jamais tu ne plantes une vigne qui produise des figues. Non, toute chose croît selon sa propre nature ; de même, le corps qui est tombé en terre ressuscitera lui-même. Quant à la corruption et à la décomposition du corps, tu dois comprendre, par la parabole de la semence, qu’il en va de même que pour ta semence : en tombant en terre, elle pourrit et se corrompt, et c’est de cette corruption même qu’elle grandit, germe et porte du fruit. Et de même qu’une terre labourée, où aucune semence n’est tombée, ne produit pas de fruit – même si elle boit toutes les pluies –, de même, d’un tombeau auquel on n’a confié aucun mort, personne ne sortira lors de la résurrection des morts, quand bien même y retentirait l’éclat de toutes les trompettes. Mais si, comme certains le disent, les esprits des justes montent au ciel et y revêtent un corps céleste, alors c’est au ciel qu’ils demeurent. Or, celui qui ressuscite les morts demeure également au ciel ; mais lorsque viendra notre Vivificateur, qui ressuscitera-t-il de la terre ? Et pourquoi nous a-t-il écrit : « L’heure vient, et c’est maintenant, où les morts entendront la voix du Fils de l’homme ; alors ils vivront et sortiront de leurs tombeaux » ? Assurément, un corps céleste ne viendra pas pénétrer dans un tombeau pour en sortir de nouveau.”
“Vous donc, médecins, qui êtes les disciples de notre illustre Médecin, vous ne devez pas refuser le remède à ceux qui ont besoin de soins. À quiconque vous découvre sa blessure, appliquez-lui le remède de la pénitence. Quant à celui qui rougit de manifester sa faiblesse, exhortez-le à ne pas vous la cacher ; et lorsqu'il vous l'aura révélée, ne la divulguez pas, de peur qu'à cause de lui, les innocents ne soient jugés coupables par nos ennemis et par ceux qui nous haïssent. Une troupe où des soldats tombent au combat est jugée par l'ennemi la plus faible de toutes. Quant aux blessés qui se trouvent parmi leurs compagnons d'armes, leurs plaies sont soignées par ceux qui s'en sont sortis indemnes, et ne sont pas révélées à l'ennemi. Car s'ils les révélaient à n'importe qui, l'armée tout entière en subirait une mauvaise réputation ; le roi, chef de l'armée, s'irritera contre ceux qui auront trahi son armée, et leur infligera des châtiments pires que les blessures reçues au combat.”
“Notre Sauveur mangea donc la Pâque avec ses disciples lors de la nuit sacrée du quatorzième jour ; et, avec eux, il accomplit véritablement le signe de la Pâque. En effet, après que Judas les eut quittés, il prit le pain, le bénit, le donna à ses disciples et leur dit : « Ceci est mon Corps ; prenez et mangez-en tous. » De même, il bénit le vin et leur dit : « Ceci est mon Sang, celui de la nouvelle Alliance, qui sera versé pour la multitude en rémission des péchés. Faites cela en mémoire de moi, lorsque vous serez réunis. » Or, le Seigneur n'avait pas encore été arrêté. Après avoir prononcé ces paroles, il quitta le lieu où il avait célébré la Pâque et donné son Corps en nourriture ainsi que son Sang en breuvage, et il se rendit avec ses disciples à l'endroit où il fut arrêté. Or, celui qui a mangé son propre corps et bu son propre sang est déjà compté parmi les morts. C'est de ses propres mains que le Seigneur a offert son Corps à manger, et c'est avant même d'être crucifié qu'il a donné son Sang à boire. Il fut arrêté dans la nuit du quatorzième jour et fut jugé jusqu’à la sixième heure ; à la sixième heure, ils le condamnèrent et l'élevèrent sur la croix. Lors de son jugement, il garda le silence et ne prononça pas un seul mot devant ses juges. Il avait certes le pouvoir de parler et de répondre, mais il était impossible à celui qui était déjà compté parmi les morts de parler. De la sixième à la neuvième heure, les ténèbres se firent. À la neuvième heure, il remit son esprit à son Père ; il demeura au nombre des morts durant la nuit où se leva le quinzième jour — c'est-à-dire la nuit du Sabbat —, pendant toute la journée qui suivit, ainsi que durant les trois heures de la Parascève. Et dans la nuit qui vit poindre le premier jour de la semaine, à l'heure même où il avait donné son Corps et son Sang à ses disciples, il ressuscita d'entre les morts.”
“Notre Sauveur a donc mangé la Pâque avec ses disciples, la nuit sainte du quatorzième jour ; et avec ses disciples, il a accompli en vérité le signe de la Pâque. En effet, après que Judas se fut retiré, il prit le pain, le bénit, le donna à ses disciples et leur dit : « Ceci est mon Corps ; prenez et mangez-en tous. » De même, il bénit le vin et leur dit : « Ceci est mon Sang, la nouvelle alliance, qui sera versé pour la multitude en rémission des péchés. Faites de même en mémoire de moi, chaque fois que vous serez rassemblés. » Le Seigneur n’avait pas encore été arrêté. Après ces paroles, il se leva du lieu où il avait célébré la Pâque, donné son Corps en nourriture et son Sang en boisson, et il se rendit avec ses disciples à l’endroit où il fut arrêté. Or, celui qui a mangé son propre corps et bu son propre sang est compté au nombre des morts. Le Seigneur, de ses propres mains, a offert son Corps à manger et, avant d’être crucifié, il a donné son Sang à boire. Il fut capturé dans la nuit du quatorzième jour et jugé jusqu’à la sixième heure ; à cette même heure, ils le condamnèrent et le dressèrent sur la croix. Mais pendant qu’on le jugeait, il ne dit rien et ne prononça pas une seule parole devant ses juges. Certes, il aurait pu parler et répondre ; mais il était impossible que parle celui qui était déjà compté au nombre des morts. De la sixième à la neuvième heure, il y eut des ténèbres, et à la neuvième heure, il remit son esprit au Père. Il fut avec les morts durant la nuit où commença le quinzième jour — c’est-à-dire la nuit du sabbat —, puis tout ce jour-là, ainsi que les trois heures de la Préparation. Et dans la nuit où poignit le premier jour de la semaine, à l’heure même où il avait donné son Corps et son Sang à ses disciples, il ressuscita d’entre les morts.”