“Comment cela ? Y avait-il plusieurs évêques dans une seule ville ? Nullement ; mais c’est ainsi qu’il appelait les presbytres. En effet, à cette époque, les termes étaient encore interchangeables, et l’évêque lui-même était appelé diacre. C’est pourquoi, en écrivant à Timothée, il lui disait : « Accomplis pleinement ton ministère », alors que celui-ci était évêque. Car la preuve qu’il était évêque, c’est que Paul lui dit : « N’impose les mains à personne avec précipitation ». Et encore : « le don qui t’a été accordé par l’imposition des mains du collège des presbytres ». Or, des presbytres n’auraient pas ordonné un évêque.”
“Chez les Juifs, la circoncision était une chose vénérable, au point que la Loi elle-même s'effaçait devant elle, et que le sabbat lui était inférieur. En effet, pour qu'une circoncision ait lieu, le sabbat était transgressé ; mais pour que le sabbat soit observé, la circoncision ne l'était jamais. Et considérez l'économie de Dieu : cette pratique, plus vénérable que le sabbat, se trouve pourtant avoir été omise à certaines époques. Si donc elle-même est transgressée, à bien plus forte raison le sabbat.”
“Pleurons ceux qui sont morts dans la richesse, sans avoir conçu de leur fortune la moindre consolation pour leur âme ; eux qui avaient reçu le pouvoir de laver leurs péchés, mais ne l’ont pas voulu. Pleurons-les, tous, en privé comme en public, mais avec retenue, avec dignité, et sans nous donner en spectacle. Pleurons-les, non pas un jour ou deux, mais toute notre vie. Ces pleurs ne sont pas le fruit d’une passion désordonnée, mais d’une tendre affection ; les autres, au contraire, naissent de la passion, et voilà pourquoi ils s’éteignent si vite. Car lorsque les pleurs naissent de la crainte de Dieu, ils demeurent éternellement. Pleurons donc pour eux, aidons-les selon nos moyens, imaginons pour eux une aide, si modeste soit-elle, mais qui puisse néanmoins les secourir. Comment et de quelle manière ? En priant nous-mêmes, en invitant les autres à faire des prières pour eux, et en faisant continuellement l’aumône en leur faveur.”