“Que vous mangiez, dit l'Apôtre, que vous buviez, ou quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. Car c'est de ces festins que naissent en vous les désirs pervers ; de là vient la débauche ; de là vient que les épouses sont méprisées parmi vous, tandis que les prostituées sont honorées... C'est pourquoi, je vous en supplie, fuyez la fornication et l'ivresse, qui en est la mère. Pourquoi sèmes-tu là où l'on ne peut moissonner ? Ou plutôt, même si tu moissonnes, le fruit ne t'apporte qu'une immense honte. En effet, même si un enfant naît, non seulement il te couvre de honte, mais lui-même subit une injustice par ta faute, en devenant un bâtard, un enfant illégitime. ...Pourquoi donc tout déshonorer ? Pourquoi sèmes-tu là où la terre elle-même s'empresse de détruire le fruit, là où abondent les pratiques abortives, là où le meurtre précède la naissance ? Car tu ne te contentes pas de laisser la prostituée être une prostituée : tu en fais une meurtrière. Vois-tu la chaîne ? De l'ivresse vient la fornication, de la fornication l'adultère, de l'adultère le meurtre. Ou plutôt, quelque chose de pire encore que le meurtre – car je ne sais même pas comment nommer cela : ce n'est pas tuer un être déjà né, c'est l'empêcher de naître. Eh quoi ? Tu outrages le don de Dieu, tu combats ses propres lois, tu recherches comme une bénédiction ce qui est une malédiction, tu fais du sanctuaire de la procréation un lieu de massacre, et tu pousses au meurtre la femme qui a été donnée pour enfanter ? Car pour rester toujours disponible et désirable pour ses amants, et pour attirer plus d'argent, elle ne recule pas devant cet acte, amassant par là sur ta propre tête un feu dévorant. Car si le crime vient d'elle, c'est sur toi qu'en retombe la responsabilité.”
“Toutes les passions sont donc infâmes, mais par-dessus tout la passion furieuse envers les hommes. En effet, l’âme, dans les péchés, souffre et se déshonore bien plus que le corps dans les maladies.”
“Révérez donc, révérez cette table à laquelle nous communions tous, le Christ immolé pour nous, la victime qui repose sur elle.”