L'homosexualité
14 citations
L'homosexualité et, plus précisément, les actes homosexuels, ont toujours été considérés par la foi chrétienne comme gravement contraires à la loi morale. L’Église regarde avec compassion les personnes éprouvant une attirance pour le même sexe, comme elle le fait pour toute per…
“Tu ne te livreras pas à l'impudicité, tu ne commettras pas l'adultère, tu ne corrompras pas les enfants.”
“Quant à nous, afin de ne persécuter personne et de ne commettre aucune impiété, on nous a enseigné que l'abandon des enfants à leur naissance est le fait de gens mauvais. D'abord, parce que nous voyons presque tout le monde élever des enfants pour la prostitution, non seulement les jeunes filles, mais aussi les garçons. Et de même que l'on dit que les anciens élevaient des troupeaux de bœufs, de chèvres, de brebis ou de juments, de même aujourd'hui on élève des enfants dans le seul but d'en faire un usage honteux. De la même manière, dans chaque nation, une foule de femmes, d'androgynes et de gens qui commettent des actes indicibles est établie pour cette abomination. Et de ces gens, vous percevez des salaires, des contributions et des impôts, alors que vous devriez extirper cette pratique de votre empire. Il peut arriver que l'un de leurs clients, en plus de cette relation impie, sacrilège et débauchée, s'unisse à son propre enfant, à un parent ou à son frère. D'autres encore prostituent leurs propres enfants et leurs épouses. Certains se font ouvertement castrer pour se livrer à une vie infâme et attribuent ces mystères à la Mère des dieux...”
“Que de grands biens adviennent au roi des Scythes, quel qu’ait été cet Anacharsis ! Il abattit d’une flèche un de ses concitoyens qui, en terre scythe, imitait le rite de la Mère des dieux célébré à Cyzique, tout en frappant du tambourin et en faisant résonner les cymbales ; car il le jugeait lui-même sans courage et efféminé, et le maître qui enseignait la mollesse aux autres Scythes.”
“Car la seule chose réellement honteuse, c’est le vice et les actes qui en découlent. Par conséquent, on qualifierait à juste titre de parole honteuse le fait de tenir des propos sur les œuvres du vice ; par exemple, discourir de l’adultère, de la pédérastie et de sujets semblables.”
“Le sort des Sodomites fut un jugement pour les coupables, mais une leçon pour ceux qui en entendent le récit. Dévoyés par l'excès de luxe jusqu'à la débauche, les Sodomites commettaient l'adultère sans crainte et brûlaient d'une passion furieuse pour les jeunes garçons. Le Logos, qui voit tout, les a regardés, lui à qui ne peuvent échapper ceux qui commettent l'impiété. Et le gardien vigilant du genre humain n'est pas resté indifférent à leur débauche. Voulant nous détourner de les imiter et nous éduquer à sa propre modération, il s’est attaqué à certains pécheurs pour que l’impunité de la débauche n’encourage pas le laisser-aller ; il a ordonné de livrer Sodome aux flammes, déversant sur leur inconduite une petite part de ce feu providentiel, afin que leur luxure, en restant sans châtiment, n’ouvre pas toutes grandes les portes à ceux qui se laissent emporter par la volupté. Le juste châtiment des Sodomites est donc devenu pour les hommes une image du salut qui s'obtient par le bon usage de la raison. En effet, ceux qui ne commettent pas les mêmes fautes que les condamnés ne subiront jamais la même peine que ces pécheurs, s’étant gardés du châtiment en ne péchant pas.”
“Quant aux autres déchaînements impies de la luxure, ceux qui s'exercent contre les corps et les sexes en violation des lois de la nature, nous les chassons non seulement du seuil, mais de l'édifice tout entier de l'Église ; car ce ne sont pas là des péchés, mais des monstruosités.”
— Modestie
“Porte maintenant ton regard vers les effets pervers, non moins déplorables, d'un autre genre de spectacle : dans les théâtres aussi, tu verras de quoi t'affliger et avoir honte. La tragédie consiste à mettre en scène les forfaits d'autrefois. L'horreur antique des parricides et des incestes y est rejouée avec un réalisme saisissant, afin qu'avec le temps ne tombe pas dans l'oubli ce qui fut un jour commis. Chaque génération apprend ainsi que ce qui a été fait peut se faire encore. Jamais les fautes ne meurent de vieillesse, jamais le temps n'ensevelit le crime, jamais l'oubli n'enterre le forfait. Ce qui a cessé d'être un crime devient un exemple. Ensuite, dans les mimes, véritable école de la dépravation, on prend plaisir soit à reconnaître ce que l'on a pu faire chez soi, soit à apprendre ce que l'on pourrait faire. On apprend l'adultère en le regardant. Et, le mal étant encouragé par une autorité publique qui se fait la complice du vice, la femme mariée, qui était peut-être arrivée chaste au spectacle, en repart impudique. Et que dire encore ! Quelle ruine pour les mœurs, quels encouragements à l'infamie, quel aliment pour les vices, que de se laisser souiller par les gestes des comédiens, de voir, contre le pacte et le droit de la nature, la soumission à d'incestueuses turpitudes dépeinte avec art ! Les hommes y sont émasculés ; toute la dignité et la vigueur de leur sexe s'amollissent dans l'indignité d'un corps efféminé. Et là, plus on réussit à dégrader l'homme en femme, plus on plaît. Son crime lui vaut des louanges, et plus il est abject, plus on le juge talentueux. Et un tel homme, ô infamie, on le regarde, et avec plaisir ! À quoi un tel personnage ne peut-il pas inciter ? Il ébranle les sens, il caresse les passions, il vient à bout de la conscience la plus solide. Et cette infamie séductrice ne manque pas de prestige, si bien que la perdition s'insinue dans les âmes sous des dehors plus engageants. Ils mettent en scène une Vénus impudique, un Mars adultère, et ce Jupiter qui est le leur, souverain non moins par ses vices que par son royaume, lui que ses propres foudres n'empêchent pas de brûler pour des amours terrestres : tantôt, il blanchit sous le plumage d'un cygne, tantôt il s'écoule en pluie d'or, tantôt il s'élance, avec le concours de ses oiseaux serviteurs, pour enlever de jeunes garçons. Demandez-vous après cela si un spectateur peut rester intègre et chaste. Ils imitent les dieux qu'ils vénèrent ; pour ces malheureux, le crime devient un acte de piété.”
“Ah, si tu pouvais, depuis ce poste d’observation sublime, plonger ton regard dans leurs secrets, forcer les portes closes de leurs chambres et dévoiler à la lumière leurs retraites cachées ! Tu verrais des impudiques commettre ce qu’un front chaste ne pourrait même pas regarder ; tu verrais ce qu’il est déjà criminel de voir ; tu verrais ce que, dans la fureur de leurs vices, des fous nient avoir fait et se hâtent pourtant de faire. Pris d’un désir insensé, des hommes se ruent sur des hommes ; il se commet des actes qui ne peuvent même pas plaire à ceux qui les commettent. Mieux encore : un tel homme en réprimande d’autres. L'infâme calomnie les infâmes, et il croit avoir échappé à tout témoin, comme si sa propre conscience ne suffisait pas. Ces mêmes hommes sont en public des accusateurs, en secret des coupables ; contre eux-mêmes, ils sont tout à la fois censeurs et criminels. Ils condamnent au-dehors ce qu’ils font au-dedans ; ils s’adonnent avec plaisir à ce que, une fois commis, ils dénoncent comme un crime. C’est une audace qui fait corps avec le vice, une impudence à la mesure des impudiques. Ne t’étonne donc pas de ce qu’ils disent : de leur bouche, toute faute commise en parole est désormais la moindre des choses.”
“En effet, si les poissons pourvus d'écailles rugueuses sont considérés comme purs, c’est que sont approuvés les caractères rudes, âpres, fermes et graves. En revanche, ceux qui en sont dépourvus sont impurs, car sont réprouvés les caractères légers, fuyants, perfides et efféminés. ... Ou encore, lorsqu’il interdit de consommer le porc ? Il condamne sans aucun doute une vie souillée, boueuse, qui se complaît dans la fange des vices... Ou encore, le lièvre ? Il dénonce les hommes dénaturés en femmes.”
“Ainsi donc, le Verbe lui-même, en donnant sa loi au peuple hébreu par l’intermédiaire de Moïse, déclare sans détour : « Vous n'agirez pas selon les pratiques du pays d'Égypte, où vous avez habité ; vous n'agirez pas non plus selon les pratiques du pays de Canaan, où je vous introduis ; et vous ne suivrez pas leurs lois. » Puis, après avoir interdit toute union illégitime et toute pratique déshonorante, les relations de femmes avec des femmes et d'hommes avec des hommes, il ajoute : « Ne vous souillez par aucune de ces pratiques. Car c’est par tout cela que se sont souillées les nations que je vais chasser de devant vous ; la terre en a été souillée, j'ai puni son iniquité, et la terre a vomi ses habitants. »”
— Preuve de l’Évangile, Historia Ecclesiastica (Ecclesiastical History), Livre 4, Chapitre 10
“Celui qui commet la turpitude avec des hommes se verra administrer le temps de pénitence de l’adultère.”
— Lettres, 217:62
“Quelle est donc cette fumée infecte ? Beaucoup entrent ici en promenant leurs regards sur la beauté des femmes ; d’autres, en convoitant la fraîcheur des jeunes gens. Et après cela, ne t’étonnes-tu pas que la foudre ne tombe pas et que tout ne soit pas arraché jusqu’aux fondations ? En effet, de tels agissements sont dignes de la foudre et de la géhenne. Mais Dieu, patient et plein de miséricorde, retient pour l’instant sa colère, pour t’appeler au repentir et à la conversion.”
“Toutes les passions sont donc infâmes, mais par-dessus tout la passion furieuse envers les hommes. En effet, l’âme, dans les péchés, souffre et se déshonore bien plus que le corps dans les maladies.”
“Ils s'adonnaient à la pédérastie. L'un de leurs philosophes a même légiféré pour interdire aux esclaves de la pratiquer..., comme si cet acte était vertueux et digne d'un grand honneur. C'est pourquoi ils s'affichaient et le pratiquaient ouvertement dans des maisons de débauche. Et si l'on examinait l'ensemble de leurs coutumes, on verrait clairement qu'ils en venaient à outrager la nature elle-même, et que personne ne les en empêchait... Quant à leurs passions pour les jeunes garçons, qu'ils ont coutume d'appeler leurs « mignons », il n'est même pas possible d'en parler.”
— Homélies sur Tite, 5:6