Unité de l’Église catholique
Première édition [Traité 4]
3 citations · 3 sujets
“L’épouse du Christ ne peut être adultère ; elle est incorruptible et chaste. Elle ne connaît qu’une seule maison ; par une chaste pudeur, elle garde la sainteté de l’unique chambre. C’est elle qui nous garde pour Dieu, c’est elle qui destine au Royaume les fils qu’elle a engendrés. Quiconque se sépare de l’Église pour s’unir à une adultère est coupé des promesses de l’Église. Celui qui abandonne l’Église du Christ ne parviendra pas à ses récompenses. C’est un étranger, un impie, un ennemi. Ne peut plus avoir Dieu pour Père quiconque n’a pas l’Église pour mère. Si quelqu'un a pu être sauvé alors qu'il était hors de l'arche de Noé, alors le sera aussi celui qui se trouvera en dehors de l’Église. Le Seigneur nous avertit et dit : « Qui n’est pas avec moi est contre moi, et qui ne rassemble pas avec moi disperse. » Celui qui rompt la paix et la concorde du Christ agit contre le Christ. Celui qui rassemble ailleurs qu'au sein de l’Église disperse l’Église du Christ. Le Seigneur dit : « Moi et le Père, nous sommes un. » Et de même, il est écrit au sujet du Père, du Fils et de l’Esprit Saint : « Et ces trois sont un. » Et qui pourrait croire que cette unité, qui procède de la solidité divine et que scellent les mystères célestes, puisse être déchirée dans l’Église et rompue par l’affrontement des volontés ? Celui qui ne garde pas cette unité ne garde pas la loi de Dieu, il ne garde pas la foi du Père et du Fils, il ne possède ni la vie ni le salut.”
“Quiconque examine ces points avec attention n’a besoin ni d’un long traité ni de grands arguments. La preuve, pour la foi, est facile : c’est le raccourci de la vérité. Le Seigneur parle à Pierre : « Je te le dis, dit-il, tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne l’emporteront pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Et de nouveau, au même apôtre, après sa résurrection, il dit : « Pais mes brebis. » C’est sur lui seul qu’il bâtit son Église, et c’est à lui qu’il confie ses brebis à paître. Et bien qu’après sa résurrection il accorde à tous les apôtres un pouvoir égal en disant : « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus », pourtant, pour manifester l’unité, il a institué une chaire unique et, par son autorité, a fait en sorte que l’origine de cette unité procède d’un seul. Bien sûr, les autres apôtres étaient ce que fut Pierre, investis de la même part d’honneur et de pouvoir, mais le point de départ procède de l’unité, et la primauté est donnée à Pierre, afin que soient manifestées l’unique Église du Christ et l’unique chaire. Tous sont pasteurs, et le troupeau se révèle unique, un troupeau que tous les apôtres, d’un commun accord, font paître, afin de manifester l’unique Église du Christ. Cette Église une, l’Esprit Saint la désigne aussi dans le Cantique des cantiques, parlant par la bouche du Seigneur : « Elle est unique, ma colombe, ma parfaite. Elle est l’unique de sa mère, la préférée de celle qui lui a donné le jour. » Celui qui ne s’attache pas à cette unité de l’Église, croit-il garder la foi ? Celui qui s’oppose à l’Église et lui résiste, qui déserte la chaire de Pierre sur qui l’Église est fondée, peut-il avoir l’assurance d’être dans l’Église ? C’est alors que le bienheureux apôtre Paul enseigne cette même doctrine et révèle le sacrement de l’unité en disant : « Un seul corps et un seul Esprit, comme il n’y a qu’une seule espérance à laquelle vous avez été appelés ; un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu. »”
“L'Épouse du Christ ne peut être adultère ; elle est incorruptible et chaste. Elle ne connaît qu'une seule maison et préserve, avec une chaste pudeur, la sainteté de l'unique chambre nuptiale. C'est elle qui nous garde pour Dieu, c'est elle qui destine au Royaume les fils qu'elle a engendrés. Quiconque, séparé de l'Église, s'unit à une adultère, est coupé des promesses de l'Église ; celui qui abandonne l'Église du Christ ne parviendra pas aux récompenses du Christ. Il est un étranger, un profane, un ennemi. Il ne peut plus avoir Dieu pour Père, celui qui n'a pas l'Église pour Mère. Si quelqu'un a pu être sauvé hors de l'arche de Noé, celui qui sera hors de l'Église le sera également. Le Seigneur nous avertit en disant : « Qui n'est pas avec moi est contre moi, et qui ne rassemble pas avec moi disperse. » Celui qui rompt la paix du Christ et la concorde agit contre le Christ. Celui qui rassemble en dehors de l'Église disperse l'Église du Christ. Le Seigneur dit : « Moi et le Père, nous sommes un. » Et de même, il est écrit au sujet du Père, du Fils et de l'Esprit Saint : « Et ces trois sont un. » Et qui pourrait croire que cette unité — qui procède de la fermeté divine et trouve sa cohésion dans les mystères célestes — puisse être déchirée au sein de l'Église et rompue par le divorce de volontés contraires ? Celui qui ne garde pas cette unité ne garde pas la loi de Dieu, ne garde pas la foi du Père et du Fils, et n'a ni la vie ni le salut.”