“Ainsi donc, toi, Seigneur, qui n’es pas une chose puis une autre, ni d’une manière puis d’une autre, mais le Même, et le Même, et le Même, Saint, Saint, Saint, le Seigneur Dieu tout-puissant, c’est au commencement – qui est de toi –, dans ta Sagesse – qui est née de ta substance –, que tu as fait quelque chose à partir de rien. En effet, tu as fait le ciel et la terre non pas à partir de toi-même, car alors cette création serait égale à ton Fils unique, et par conséquent à toi-même ; or, il ne serait en aucune façon juste que te soit égal ce qui ne vient pas de toi. Et il n’y avait rien d’autre en dehors de toi à partir de quoi tu aurais pu les créer, ô Dieu, Trinité une et Unité trine. C’est pourquoi tu as fait de rien le ciel et la terre, une grande réalité et une petite réalité, car tu es tout-puissant et bon pour faire toutes choses bonnes : le grand ciel et la petite terre. Tu étais, et en dehors de toi rien, et c’est de ce rien que tu as fait le ciel et la terre : deux réalités, l’une proche de toi, l’autre proche du néant ; l’une, telle que tu lui sois supérieur, l’autre, telle qu’au-dessous d’elle il n’y ait rien.”
“Ainsi, les turpitudes qui sont contre nature doivent être partout et toujours détestées et punies, comme le furent celles des Sodomites. Si toutes les nations s'y livraient, elles seraient tenues pour coupables du même crime par la loi divine, car celle-ci n'a pas créé les hommes pour qu'ils fassent d'eux-mêmes un tel usage.”
“Déjà, j'avais aussi rejeté les divinations trompeuses et les délires impies des astrologues… Je portai alors mon attention sur le cas des jumeaux. La plupart d'entre eux sortent du ventre de leur mère l'un après l'autre avec un intervalle de temps si bref que celui-ci, quelle que soit la puissance qu’on prétend lui attribuer dans l’ordre de la nature, ne peut être saisi par l’observation humaine, et il est absolument impossible de le consigner par écrit dans les tables que l'astrologue doit consulter pour faire de justes prédictions.”
— 7:6:8-10
“En effet, le Christ se portait lui-même dans ses mains lorsque, en présentant son propre corps, il dit : « Ceci est mon corps ». Car c'est bien ce corps qu'il portait dans ses mains.”
“Il a accordé le pardon, il rendra la couronne. Pour le pardon, il est donateur ; pour la couronne, il est débiteur. Pourquoi débiteur ? A-t-il reçu quelque chose ? À qui Dieu doit-il quelque chose ? Or, nous voyons que Paul le tient pour débiteur, lui qui a obtenu miséricorde et qui réclame la vérité : « Le Seigneur me rendra », dit-il, « en ce jour-là ». Que te rendra-t-il, sinon ce qu'il te doit ? D'où vient sa dette envers toi ? Que lui as-tu donné ? Qui lui a donné le premier, pour qu'il reçoive en retour ? Le Seigneur s'est fait lui-même débiteur, non en recevant, mais en promettant. On ne lui dit pas : « Rends ce que tu as reçu », mais : « Rends ce que tu as promis ».”