St. Patrick
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“Car il n'y a pas d'autre Dieu — il n'y en a jamais eu avant et il n'y en aura jamais après — en dehors de Dieu le Père, non engendré, sans commencement, de qui vient tout commencement et qui soutient toutes choses, comme nous l’avons appris ; et son Fils Jésus Christ, dont nous attestons qu’il a toujours été avec le Père, engendré spirituellement auprès de lui d’une manière ineffable avant l’origine du monde, avant tout commencement. Par lui ont été faites les choses visibles et invisibles ; il s’est fait homme et, la mort vaincue, il a été reçu aux cieux auprès du Père. Et le Père lui a donné tout pouvoir au-dessus de tout nom au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur et Dieu. C’est lui que nous croyons et dont nous attendons la venue prochaine, juge des vivants et des morts, qui rendra à chacun selon ses œuvres. Et il a répandu en nous en abondance l’Esprit Saint, don et gage d’immortalité, lui qui fait de ceux qui croient et obéissent des fils de Dieu et des cohéritiers du Christ, lui que nous confessons et adorons, un seul Dieu en la Trinité de son saint nom.”
“Je me lève aujourd'hui par la force puissante de l'invocation à la Trinité, par la foi en les trois Personnes, par la confession de l'unique Divinité du Créateur de l'univers.”
— Cuirasse de St. Patrick, p. 354
“...car Jésus Christ est Seigneur et Dieu, en qui nous croyons et dont nous attendons la venue prochaine, juge des vivants et des morts, qui rendra à chacun selon ses œuvres...”
“...et son Fils Jésus Christ, dont nous attestons qu'il a de toute éternité été avec le Père, engendré avant l'origine des siècles, spirituellement et de manière ineffable auprès du Père, avant tout commencement...”
“Moi, Patrick, pécheur, le plus ignorant et le moindre de tous les fidèles, le plus méprisable aux yeux de beaucoup. J’ai eu pour père Calpornius, un diacre, fils du prêtre Potitus, qui était du village de Bannavem Taberniae. Il y possédait en effet un petit domaine tout près, et c’est là que je fus capturé. J’avais alors environ seize ans, et j’ignorais le vrai Dieu. Je fus emmené en captivité en Irlande avec des milliers d’autres gens, comme nous le méritions, car nous nous étions éloignés de Dieu, que nous n’avions pas gardé ses commandements et que nous n’avions pas obéi à nos prêtres, qui nous exhortaient pour notre salut.”
“Moi, Patrice, pécheur et sans grande instruction, je confesse avoir été établi évêque en Irlande. Je crois très fermement que j’ai reçu de Dieu ce que je suis. Ainsi, je demeure parmi les barbares, étranger et exilé pour l’amour de Dieu.”
“Et c’est là qu’une nuit, en songe, j’entendis une voix qui me disait : « Ton jeûne est bon. Bientôt tu retourneras dans ta patrie. » Et de nouveau, peu de temps après, j’entendis la réponse qui me disait : « Voici, ton navire est prêt. » Or, il n’était pas proche, mais se trouvait peut-être à deux cents milles. Je n’y étais jamais allé et n’y connaissais personne. C’est alors que je pris la fuite et quittai l’homme avec qui j’avais passé six ans. Et je me mis en route avec la force de Dieu, qui menait mon chemin vers le bien ; et je ne craignais rien, jusqu’à ce que je parvienne à ce navire.”
“Quelques années plus tard, j'étais de nouveau en Bretagne avec mes parents. Ils m'accueillirent comme leur fils et, après les si grandes épreuves que j'avais endurées, ils me supplièrent de ne plus jamais les quitter. Et c'est là que je vis, au cœur de la nuit, un homme qui venait comme d'Irlande, du nom de Victoricius, portant d'innombrables lettres. Il m'en donna une, et je lus le début de la lettre, qui portait ce titre : « La Voix des Irlandais ». Et au moment où je lisais à haute voix le début de la lettre, je crus entendre à l'instant même la voix de ceux qui habitaient près de la forêt de Foclut, qui se trouve près de la mer occidentale. Ils s'écrièrent comme d'une seule voix : « Nous t'en prions, saint jeune homme, viens et marche de nouveau parmi nous. » J'eus le cœur si profondément touché que je ne pus lire davantage, et c'est ainsi que je m'éveillai. Grâces soient rendues à Dieu, car de très nombreuses années plus tard, le Seigneur leur a accordé ce qu'ils avaient demandé dans leur cri.”
“Que rie et insulte qui voudra, moi, je ne me tairai pas, ni ne cacherai les signes et les merveilles que le Seigneur m’a révélés bien des années avant qu’ils n’adviennent, lui qui connaît toutes choses avant même le commencement des temps.”