L'intercession des saints

15 citations

L'intercession des saints — pratique catholique d'invoquer les bienheureux du ciel pour qu'ils prient avec et pour nous — est solidement attestée dans l'Écriture et la Tradition. Le Psaume 103 invite les anges à louer Dieu ; l'Apocalypse montre les vingt-quatre vieillards offra

Sous ta tendresse, nous nous réfugions, Mère de Dieu. Ne rejette pas nos supplications dans l’épreuve, mais du danger délivre-nous, ô seule pure, ô seule bénie.

Papyrus Rylands

Je l’ai prié avec insistance de me révéler la parabole du champ, du maître, de la vigne, du serviteur qui a planté les tuteurs dans le vignoble, des tuteurs eux-mêmes, des herbes arrachées de la vigne, du fils et des amis conseillers. Car j’avais compris que tout cela était une parabole. Il me répondit : « Tu es bien présomptueux de poser tant de questions. Tu ne devrais, dit-il, en poser aucune ; car si une chose doit t’être révélée, elle le sera. » Je lui dis : « Seigneur, tout ce que tu me montres sans me l’expliquer, je l’aurai vu en vain, sans comprendre ce que cela signifie. De même, si tu me parles en paraboles sans me les interpréter, ce que j’aurai entendu de toi n’aura servi à rien. » Il me répondit à nouveau : « Celui qui, dit-il, est un serviteur de Dieu et porte son Seigneur dans son cœur, lui demande l’intelligence, la reçoit, et peut ainsi interpréter toute parabole ; les paroles du Seigneur dites en paraboles lui deviennent alors compréhensibles. Mais ceux qui sont indolents et paresseux dans la prière, ceux-là hésitent à adresser leurs demandes au Seigneur. Or, le Seigneur est plein de miséricorde et il donne sans cesse à tous ceux qui le prient. Toi donc, qui es fortifié par l’ange saint, qui as reçu de lui un tel don pour la prière et qui n’es pas paresseux, pourquoi ne demandes-tu pas l’intelligence au Seigneur pour la recevoir de lui ? »

Le Pasteur, Pasteur d'Hermas, Similitude 5, Chapitre 4, versets 3-4

Il est toujours pur pour la prière. En effet, il prie avec les anges, lui qui est déjà leur égal, et il ne se trouve jamais hors de la sainte garde. Même s’il prie seul, il a avec lui le chœur des saints rassemblé.

Stromates

Frère très cher, au nom de la charité mutuelle qui nous unit, nous t’exhortons vivement, autant que nous le pouvons : puisque la providence du Seigneur nous instruit par ses avertissements et que les conseils salutaires de la divine miséricorde nous préviennent que le jour de notre combat et de notre lutte approche, consacrons-nous sans relâche, avec tout le peuple, aux jeûnes, aux veilles et aux prières. Appliquons-nous à d’assidus gémissements et à de fréquentes supplications. Ce sont là, en effet, nos armes célestes, celles qui nous font tenir bon et persévérer avec courage ; ce sont là les remparts spirituels et les armes divines qui nous protègent. Souvenons-nous les uns des autres, dans la concorde et l’unanimité. De part et d’autre, prions toujours les uns pour les autres et, par notre charité mutuelle, soulageons nos épreuves et nos angoisses. Et si l’un des nôtres, de ton côté, nous précède par la faveur divine qui hâtera son départ, que notre affection persévère auprès du Seigneur et que notre prière pour nos frères et nos sœurs ne cesse pas auprès de la miséricorde du Père. Je te souhaite, frère très cher, de te porter toujours bien.

Lettres

Réjouis-toi à jamais, notre joie qui ne finit pas ; c’est vers toi que je me tourne à nouveau. Tu es le commencement de notre fête ; tu en es le cœur ; tu en es l’achèvement. Tu es la perle de grand prix du Royaume, la source nourricière de toute sainteté, l’autel vivant du pain de vie. Réjouis-toi, trésor de l’amour de Dieu ; réjouis-toi, source de l’amour du Fils pour l’humanité. Tu as resplendi... par les flammes insoutenables d’un amour bouillonnant, en enfantant à la fin des temps celui qui fut conçu avant le commencement, et en manifestant le mystère caché et indicible : le Fils du Père invisible, l’arbitre de la paix, lui qui, paradoxalement, s’est fait plus petit que toute petitesse.

Oraison sur Siméon et Anne

Lignée divine du Poisson céleste, toi qui as reçu parmi les mortels la source immortelle, puise-y avec un cœur pur. Mon ami, ranime ton âme aux eaux divines, aux flots éternels de la Sagesse qui dispense ses richesses. Reçois la nourriture douce comme le miel que donne le Sauveur des saints ; toi qui as faim, mange le Poisson, que tu tiens dans le creux de tes mains. Maître et Sauveur, fais que je sois rassasié en abondance du Poisson. Puisse ma mère dormir en paix ; c'est toi que nous supplions, ô lumière des défunts. Aschandius, mon père, toi qui es si cher à mon cœur, avec ma tendre mère et mes frères, dans la paix du Poisson, souviens-toi de ton Pectorius.

Épitaphe de Pectorius, p. 21

Ensuite, nous faisons mémoire de ceux qui se sont endormis avant nous : d’abord des patriarches, prophètes, apôtres et martyrs, afin que Dieu, par leurs prières et leurs intercessions, accueille notre supplication. Puis, nous prions aussi pour les saints Pères et évêques défunts, et d’une manière générale pour tous ceux qui se sont endormis parmi nous, persuadés qu’il en résultera un très grand secours pour les âmes en faveur desquelles la supplication est offerte, alors que le saint et si redoutable sacrifice est là, devant nous.

Conférences catéchétiques

Voilà comment tu nous consoleras. Mais le troupeau, comment le consoleras-tu ? D’abord, en lui promettant ta vigilance et ta conduite, toi sous les ailes de qui il est bon pour tous de trouver le repos, toi dont nous avons plus soif d’entendre la voix que les assoiffés n'en ont de la source la plus pure. Ensuite, en le persuadant que même maintenant, le bon Pasteur ne nous a pas abandonnés, celui qui donne sa vie pour ses brebis. Au contraire, il est présent, il fait paître son troupeau, il le conduit, il connaît les siens et il est connu des siens. Il n’est pas visible corporellement, mais il nous accompagne spirituellement ; il combat pour le troupeau contre les loups et ne permet à personne d’enjamber le mur de l’enclos à la manière d’un brigand ou d’un traître pour entraîner et dérober, par une voix étrangère, les âmes solidement établies dans la vérité. Je suis d’ailleurs convaincu que son intercession est aujourd’hui plus puissante encore que ne l’était autrefois son enseignement, dans la mesure même où il est plus proche de Dieu, maintenant qu'il a secoué les entraves du corps, qu’il est libéré de cette boue qui obscurcit l’intelligence, et qu’il rencontre, nu, l'Intelligence première et très pure, nue elle aussi — s’il n’est pas trop audacieux de le dire — jugé digne du rang et de la liberté de parole des anges. Voilà donc des thèmes que tu sauras toi-même, avec ta puissance de parole et d’esprit, ordonner et méditer bien mieux que je ne pourrais te l'indiquer. Cependant, pour éviter que mon discours, par ignorance de ses mérites, ne demeure trop en dessous de sa valeur, je vais esquisser et tracer les grandes lignes de son éloge, d'après ce que j'ai pu moi-même connaître chez celui qui nous a quittés. Et je te les confierai, à toi l’artiste expert en de telles peintures, afin que tu donnes son fini à la beauté de sa vertu et que tu la livres aux oreilles et aux esprits de tous.

Orations

Car celui-là même qui est vêtu de pourpre s’en va embrasser ces tombeaux ; déposant tout son faste, il se tient là, suppliant les saints d’intercéder pour lui auprès de Dieu. Et celui qui porte le diadème implore le fabricant de tentes et le pêcheur, pourtant morts, pour qu'ils soient ses protecteurs.

Homélies sur la Deuxième Épître aux Corinthiens

Dans ton pamphlet, tu affirmes que, de notre vivant, nous pouvons prier les uns pour les autres ; mais qu'une fois morts, la prière de personne pour autrui n'est plus exaucée, d'autant que les martyrs, qui réclamaient vengeance pour leur sang, n'ont pu l'obtenir. Or, si les apôtres et les martyrs, alors qu'ils étaient encore dans leur corps et devaient encore se soucier d'eux-mêmes, pouvaient prier pour les autres, à combien plus forte raison le peuvent-ils après les couronnes, les victoires et les triomphes ?

Contre Vigilance

En effet, les âmes des fidèles défunts ne sont pas séparées de l'Église, qui est, dès à présent, le royaume du Christ. Autrement, on ne ferait pas mémoire d'eux à l'autel de Dieu, lors de la communion au corps du Christ ; il ne servirait à rien de courir au baptême en cas de péril, de peur que cette vie ne s'achève sans lui ; ni de recourir à la réconciliation, si l'on se trouvait séparé de ce même corps par l'état de pénitence ou une conscience coupable.

Cité de Dieu

Quant à la calomnie que Fauste lance aussi contre nous à ce sujet, nous reprochant d'honorer la mémoire des martyrs et prétendant par là que nous en avons fait des idoles, elle ne me pousse pas tant à y répondre qu'à montrer que Fauste lui-même, dans sa passion de calomnier, a voulu s'écarter même des inepties de Manès et qu'il est tombé, par je ne sais quelle imprudence, dans l'opinion courante et poétique des païens, dont il désire pourtant paraître si éloigné. En effet, après avoir dit que nous avions substitué les martyrs aux idoles, il ajoute : « Vous les vénérez par des vœux tout pareils, vous apaisez les ombres des défunts par le vin et les mets. » Ce sont donc là des ombres de défunts ?

Réponse à Faustus le Manichéen

Sozon le bienheureux a rendu l'esprit dans la paix et prie pour nous.

Inscription chrétienne no. 1, p. 14 §25

Gentien, le fidèle, qui a vécu 21 ans, 8 mois et 16 jours, est dans la paix. Et dans tes prières, prie pour nous, car nous savons que tu es dans le Christ.

Inscription chrétienne no. 2, p. 16 §29

Atticus, prie avec ferveur pour notre salut et pour nos péchés.

Inscription chrétienne no. 3, p. 18 §34